Événements

La Tétralogie des Migrants
Quatre textes mis en scène par Eva Doumbia, en collaboration avec Laurent Marro et mis en musique par Lionel Elian

Français

les 15 et 16 février :
Tu ne traverseras pas le détroit d’après Salim Jay
collaboration artistique : Laurent Marro
avec : Mounir Margoum, Fatima Ouedraogo et création son : Seydou Kone

les 19 et 20 février :
Exils4 d’après Aristide Tarnagda
composition musicale : Lionel Elian
collaboration artistique et vidéo : Laurent Marro
avec :
chorégraphie/jeu/danse : Sabine Samba
comédiennes : Salimata Kamaté, Nanténé Traoré et Elise Berthelier
et la participation de Mounir Margoum, Cyril Gueï, Marie-Rose Moro, Amadou Doumbia

les 22 et 23 février :
première partie :
Les larmes du ciel d’août texte d’Aristide Tarnagda
composition musicale : Lionel Elian
collaboration artistique : Laurent Marro
avec : Nina Nkundawa
pause de 30 min
seconde partie :
Attitude Clando texte de Dieudonné Niangouna
collaboration artistique et son : Laurent Marro
réalisation vidéo : Hervé Gouyer
avec : Sériba Doumbia et Madalina Constantin
musique live : Lionel Elian (composition, chant, bandonéon), Samuel Bobin (batterie), Emmanuel Reymond (contrebasse)

Certains des textes sont écrits pour le théâtre, d’autres non. Ces réalisations résonnent l’une dans l’autre, s’éclairent, se répondent, se contredisent, ouvrent des champs inattendus.Lorsque, par exemple, Salim Jay dans Tu ne traverseras pas le détroit demande du travail pour ces jeunes qui tentent l’aventure de la traversée de Gibraltar, Dieudonné Niangouna, lui, dans Attitude Clando, au moyen d’une langue explosive qui rappelle le Slam, parle de liberté sans condition. Un propos percutant soutenu par la musique de Lionel Elian. La recherche de l’origine du nom est la crête de la quête du personnage d’Exils4, écrit par Aristide Tarnagda, et traduit, sur scène, en plusieurs langages artistiques, faisant se côtoyer fi ction et documents. Ce même auteur burkinabé qui décale, d’un cran encore, le point de vue, en abordant à travers Les larmes du ciel d’Août, l’histoire de ceux qui restent sur place et attendent celui qui est parti. Projet nomade et transdisciplinaire, cette Tétralogie des migrants, dont les composantes indépendantes ont été présentées dans formers endroits (France, Burkina Faso, Mali, Congo, Niger) est présentée, ici, dans son intégralité. Metteur en scène franco-ivoirienne, Eva Doumbia offre une approche multiple des brûlantes questions de notre réalité.

Parallèlement aux spectacles de la Tétralogie des migrants :

le mercredi 13 février à 18h
Rencontre-débat en présence de représentants du Réseau Education Sans Frontières, de la Cimade, du Collectif des Sans Papiers 13 et de la Ligue des Droits de l’Homme
suivi d’une expo-spectacle :
Enquête en zone d’attente,d’après le livre d’Anne-Leila Ollivier, avec la collaboration d’Elise Berthelier
Anne-Leila Ollivier est française, scénographe, illustratrice et journaliste. Elle écrit ce livre dans une langue très simple. Il raconte d’une part le parcours des migrants qui se retrouvent en zone d’attente de Roissy, d’autre par l’impossibilité pour un citoyen français de la visiter.
L’expo-spectacle est la finalité d’ateliers de scénographie menés avec des habitants de Marseille (des femmes adhérentes au Centre Julien et des élèves du Lycée Poinso-Chapuis et du Lycée Thiers). C’est dans ce contexte qu’Enquête en zone d’attente est mis en scène et dit, semble-t-il, par Anne-Leila elle-même…

à l’Espace Julien – 39 cours Julien,13006 Marseille (entrée libre)
Soirée organisée en collaboration avec le Centre Julien, l’Espace Julien et la librairie Païdos

le samedi 23 février à 17h30
Autour de l’exil : Etat des lieux d’un traumatisme
Rencontre – Débat en présence de Marion Gery – Ethnopsychanalyste
Corine Lefort – Directrice d’école, Militante RESF
Miguel Benasayag – Psychanalyste et philosophe

La rencontre sera précédée d’un extrait du film « J’ai rêvé d’une grande étendue d’eau » de Laurence Petit-Jouvet (2002, Abacaris Films, ARTE)
Témoignage documentaire des consultations d’ethnopsychanalyse à l’hôpital Avicenne de Bobigny, où Marie-Rose Moro reçoit des familles migrantes venues d’Afrique, d’Asie, du Moyen-Orient et d’ailleurs