Événements

Festival métissons 2005
Après avoir présenté les diasporas comoriennes et algériennes, le festival Métissons met à l’honneur la péninsule Ibérique. Fortement présente dans la région, la diaspora espagnole est le reflet de la diversité musicale et culturelle de l’Espagne.

Français

Dans le cadre de la campagne internationale « 2005 : plus d¹excuses ! » pour l¹abolition de la dette des pays du Sud, Métissons organise des rencontres-débats.

CONCERTS

Le vendredi 29 juillet :

PEDRO ALEDO à 20h

Auteur, compositeur et interprète, Pedro Aledo a œuvré au rayonnement des musiques traditionnelles du bassin méditerranéen. Sur Métissons, il présentera les Coplas Sefardies, un recueil de chansons judéo-espagnoles pour voix et piano à partir de poésies et mélodies collectées dans les communautés séfarades de l’ancien Empire Ottoman. Au sens étymologique, les séfarades sont les juifs originaires de la péninsule Ibérique avant leur expulsion d’Espagne et du Portugal au 15ème siècle. Au fil des exils, la musique judéo-espagnole a été exposée à l’influence de l’Afrique du Nord et, plus particulièrement, de l’Empire Ottoman. Les Coplas Sefardies offrent une vision renouvelée de la tradition judéo-espagnole, une symbiose entre le chant traditionnel et l’art savant.
Il sera accompagné de Ludovic Amadeus Selmi, interprète émérite dont l’insatiable curiosité l’amène à explorer des répertoires inédits.



Invitée Michèle Fernandez
Michèle Fernandez viendra interpréter quelques titres avec Pedro Aledo.


Le vendredi 29 juillet :

PACO IBAÑEZ à 22h

Il est des chanteurs qui marquent l’histoire. Presque un symbole, Paco Ibañez est une légende de la chanson espagnole.
Depuis 35 ans, la voix mélancolique et profonde de Paco Ibañez noue un contact unique avec le public. Chanteur engagé contre la dictature franquiste, longtemps interdit dans son pays, il continue de clamer « la suprématie de l’homme sur le pouvoir ». Dans ses chansons pleines de poésie il fait vibrer les cordes de sa guitare aussi bien que les cœurs. Il chante comme il est : tout en émotion intérieure, plein de colère, d’ironie, de mélancolie et d’amour.
Découvrir Paco Ibañez reste un énorme plaisir pour peu que l’on soit sensible aux mélodies de la guitare et de la langue espagnoles, à la poésie et à la chanson rebelle. À Métissons, il offrira au public un récital de deux heures.

« Une belle chanson est un acte révolutionnaire. Elle agit à l’intérieur de nous, enrichit notre bagage culturel. Elle repousse les instincts sauvages de l’homme en lui proposant une autre voie que celle des rapports de force. » (P. Ibañez)


Le Samedi 30 juillet :

CHRISTINA ROSMINI à 20H



Mère andalouse, père italo-corse, née à Marseille… C’est la Méditerranée qui coule dans les veines de Christina Rosmini, C’est la Mare Nostrum qui guide ses pas quand elle danse avec énergie et émotion ou qu’elle chante de sa voix chaude et généreuse. Ses compositions sont influencées par les musiques sud-américaines, orientales, espagnoles.


Le Samedi 30 juillet :

LA RUBIA à 21H45

Pour nous faire entrer dans le monde du Flamenco par la grande porte, une grande danseuse sera présente. Les aficionados l’appellent « La chica con los zapatos de fuego » (la fille aux chaussures de feu).
Jeune, elle s’initie au flamenco auprès des gitans puis se perfectionne auprès de maîtres sévillans. Pour elle, le flamenco est un art instinctif et populaire. C’est donc dans les fêtes gitanes qu’elle évolue le plus souvent et qu’elle affirme sa personnalité. Son flamenco proche des traditions gitanes est communicatif et expressif. Son « baile » exprime « un arte puro ».


Le Samedi 30 juillet :

RADIO TARIFA à 23h30

Le nom même de Radio Tarifa évoque la forte parenté culturelle qui subsiste entre la péninsule ibérique et l’Afrique du Nord, Tarifa étant la ville espagnole géographiquement la plus proche du Maroc.
Mais le groupe élargit sa musique issue de la tradition arabo-andalouse aux sons flamenco et médiévaux. Leur musique est un heureux mélange de multiples influences qui les ont accompagnés tout au long de leur parcours. Chansons populaires, musiques arabes, espagnoles et médiévales se croisent au flamenco, au jazz, aux rythmes pop.
Aux guitares, au saxophone et à l’accordéon s’ajoutent la derbouka, la vielle, le hautbois, le balafon, le cajón… La palette est large. Radio Tarifa s’est bâti un public d’amateurs de plus en plus nombreux. Se renouvelant sans cesse, le groupe est très largement salué par la critique internationale.
Au trio de base se joignent divers musiciens venus de toute la planète. Ils seront 10 sur scène pour cette rencontre interculturelle.


Les deux jours
RENCONTRES ET DEBATS


Rencontre littéraire Vendredi 29Juillet 2005
De 18h à 20h

José Manuel Fajardo

Traduit par Claude Bleton

José Manuel Fajardo est né en Espagne, à Grenade, en 1957. Il entre en 1973 au parti commu-niste clandestin où il milite jusqu’en 1986. Les convulsions politiques, après la mort de Franco, le poussent à abandonner ses études de droit et à se consacrer au journalisme. A la suite de l’assassinat, en mai 2000 du journaliste basque J. L. López de Lacalle, il reprend la rubrique d’articles d’opinion de celui-ci dans l’hebdomadaire El Mundo del País Vasco. Ses deux premiers romans, « Lettre du bout du monde » et « Les Imposteurs », tous deux traduits par Claude Bleton, ont paru respectivement en 1997 chez Flammarion et en 2000 chez Métailié. Il participe à des recueils collectifs – aux côtés d’Antonio Muñoz Molina, Bernardo Atxaga, Santiago Gamboa, Antonio Sarabia et Luis Sepúlveda – et au livre collectif « Hotel Puerto » (Images En Manœuvres Editions, 2001). Son recueil de nouvelles « Cuentos apátridas » (1999) a déjà été traduit en italien et en portugais. En janvier 2001, José Manuel Fajardo quitte le Pays basque. Il réside actuellement à Paris.

Bibliographie :
les trois ouvrages sont traduits par Claude Bleton
Lettres du bout du monde, Flammarion, 04/1998
Les imposteurs, A.M Métailié, 04/2000
Les démons à ma porte, A.M.Métailié, 03/2002



Francisco Casavella

Né à Barcelone en 1963, « Casavella » est en réalité un pseudonyme. De son vrai nom Francisco Garcia Hortelano, il l’a choisi pour éviter toutes confusions avec un autre écrivain du même nom. Il débute sa carrière littéraire à l’âge de 27 ans avec un roman intitulé « El triunfo », salué par la critique. « Quédate », « Un enano español se suicida en Las Vegas » et « El secreto de las fiestas » sont ses trois autres romans. L’auteur écrit également le scénario du premier film de Manuel Huerga, « Antartida ». Après cinq ans d’écriture et de travail titanesque, l’écrivain catalan publie une trilogie sous le titre « Le jour du Watusi ». Francisco Casavella est considéré comme un romancier prometteur du monde littéraire contemporain. Il réside à Barcelone.


ACCUEIL DE LA CAMPAGNE :

EN 2005, ILS N’AURONT PLUS D’EXCUSES !



En septembre 2000, les Etats membres des Nations Unies se sont engagés à agir pour réduire drastiquement la pauvreté d’ici 2015, en adoptant les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD). Cinq ans plus tard, le constat est sans appel: au rythme actuel, l’Afrique n’atteindra pas l’OMD n° 1 avant 2147…
Il est temps d’agir !
Face à l’urgence, des millions de citoyennes et citoyens à travers le monde se mobilisent tout au long de l’année 2005, au sein de l’Action mondiale contre la pauvreté,. En France, la coalition « 2005: Plus d’excuses » se mobilise et interpelle les dirigeants pour qu’ils prennent enfin des mesures concrètes pour éradiquer l’extrême pauvreté. Ils en ont les moyens.
A nous de leur montrer qu’en 2005, ils n’auront plus d’excuses.

Cette campagne porte sur 4 thématiques: annulation de la dette des pays pauvres, augmentation et amélioration de l’aide au développement, instauration de règles commerciales justes, lutte contre l’évasion fiscale.

L’annulation de la dette des pays pauvres est la thématique que Métissons a choisi pour relayer cette campagne.

Exposition didactique permanente
Débat le samedi 30 Juillet de 18h à 20h


ATELIER D’ÉCRITURE
proposé par l’association Cris Ecrits

Initié l’an dernier, l’atelier d’écriture de Métissons a séduit bon nombre de spectateurs, Des consignes d’écritures vous seront remises à l’entrée. Elles auront toutes un rapport avec les thématiques développées par le festival. Vous aurez le choix d’écrire sur place et de déposer vos écrits dans les urnes destinées à cet effet ou d’écrire calmement chez vous et de nous envoyer vos textes par courrier.
Nous expédierons à tous les participants, un recueil contenant l’ensemble des textes. Nous refuserons tout texte à caractère raciste, sexiste ou prônant la violence.












COLLECTIF MÉTISSONS – Village associatif


Depuis ses débuts, Métissons travaille en étroite collaboration avec un collectif : un réseau d’associations dont les engagements et l’éthique sont en adéquation avec ses convictions.
Anciennement nommé « forum », le collectif tient une place de choix pendant ces deux jours. Au premier sens du terme, le forum est une place où se tient quelque marché mais, dans un sens figuré, c’est également un lieu où se discutent les affaires publiques. Le Forum de Métissons est tout cela à la fois. Marché, il l’est puisque l’ensemble des membres se retrouve, chacun tenant un stand sur lequel il présente ces actions, vend parfois ses produits et rencontre le public. Ces rencontres informelles, au gré des passages sur les stands, des débats ou des projections vidéo, sont matière à discussion. Le marché, espace temporaire, donne naissance à des échanges qui se poursuivent tout au long de l’année grâce aux collaborations entre les membres du collectif. L’essence même du collectif prend ainsi forme : faire travailler ensemble autour d’un projet des structures différentes qui ne se seraient peut-être jamais rencontrées et qui, chacune à leur façon, dans leur métier, dans leur engagement citoyen, défendent les mêmes valeurs, une même vision de la vie.
Des animations, initiations et rencontres seront proposées par les membres du collectif.
Le collectif est habituellement composé des membres suivants dont la liste peut varier en fonction des disponibilités de chacun. De plus de
nouvelles associations intègrent le village chaque année.
Nous consulter pour plus d’informations.

Amnesty International – Artisans du monde – Galerie Anissa -Greenpeace –
Librairie Pharos – Librairie Païdos – Le philistin -Le ravi – Musiques Arles, la boutique des passionnés, disquaire indépendant -SOS Racisme – Tiwisi –
Touiza …..(liste non exhaustive)