Événements

Rencontre avec l’écrivain Ken Bugul
Rencontre littéraire à l’occasion de la parution de Mes Hommes à moi (Présence africaine, décembre 2008)

Français

Un texte bouleversant sur l’intime et la construction de soi

Avec ce nouveau roman, Ken Bugul livre une parole forte, une introspection profonde d’une grande lucidité et d’une incroyable franchise.
Une histoire en forme de confession, que l’on voudrait entendre chuchotée à son oreille, une parole libre dont on a aussi envie de crier les moments de révolte.
L’écriture de Ken Bugul, toujours engagée et volontiers dérangeante, en fait une des grandes voix de la littérature africaine contemporaine.


Résumé :
Combien d’histoires se croisent, se tissent ou se taisent dans un bar ? Combien se devinent ou s’inventent sur le zinc, dans les rumeurs de la journée qui passe ? Chez Max, rue Voltaire, il y a les habitués : Monsieur Pierre et Madame Michèle, le couple Jourdan et leur éternelle partie de cartes. Il y a aussi Max, le serveur, quelques oiseaux de passage et la narratrice : une femme à l’âme amoureuse de tango et de matins bleus.
Une femme qui s’imagine des vies, derrière les visages… Les gestes des uns, les bribes de conversation des autres font resurgir les souvenirs et dessinent les contours d’une vie qui se construit, entre révolte et aliénation, avec et contre les hommes. Oscillant toujours entre les deux seuls qui aient compté : le père et le frère.


Biographie :
Née au Sénégal, à Maleme Hodar, en 1947, Mariètou Mbaye Bilèoma – Ken Bugul est un pseudonyme qui signifie en wolof «personne n’en veut» – a longtemps travaillé sur les questions de planification familiale, avant de se consacrer à l’écriture.
Elle publie deux romans : Le Baobab fou (NEA, 1982), une poignante autobiographie ayant connu un grand succès, et Cendres et Braises (L’Harmattan, 1994). Récompensée par le Grand Prix littéraire d’Afrique noire, elle publie en 2004 un nouveau roman, De l’autre côté du regard, alors que son précédent livre, La Folie et la Mort (Présence africaine, 2000), est d’ores et déjà un classique de la littérature africaine. Elle vit aujourd’hui au Bénin, à Porto-Novo, où elle dirige une entreprise de promotion d’oeuvres culturelles, d’objets d’art et d’artisanat.