Événements

Festival africain Rue Léon 2006 (Au Lavoir Moderne Parisien)
7e édition – « Nous sommes tous des africains » Du théâtre mais aussi des concerts, des expos, des bals, des repas de quartier, à retrouver dans les rubriques « musique » et « arts plastiques »

Français

Le Théâtre au Lavoir Moderne Parisien
Le programme des deux premiers mois du festival a été supprimé de l’agenda pour plus de lisibilité. Il est toujours consultable sur le site du Lavoir.

Du 17 au 26 août, du jeudi au samedi à 21h
Allah n’est pas obligé
D’après le roman d’ Ahmadou Kourouma / Mise en scène Laurent Maurel / Dramaturgie Eloïse Brezault / Création vidéo Guaritoto Gonzalez / Musique Fred Ozanne / Avec Vanessa Bettane et Caroline Filippek
Parti à la recherche de sa tante, Birahima raconte sa vie dans les guerres de Sierra Léone et du Liberia. Armé de quatre dictionnaires pour expliquer les mots difficiles, il décrit comment il devient enfant-soldat. Des guerres tribales du Liberia, du « bordel au carré » de Sierra Leone, Ahmadou kourouma ne cache rien. Les children-soldiers tombent, les fillettes se font violer, les habitants massacrer, les prisonniers torturer. Mais les mots de Birahima soufflent sur l’horreur avec humour et sans moralisme ; ils sont un travail de mémoire qui se doit d’être restitué au public.

Du 17 au 26 août, du jeudi au samedi à 19h15

Zéphira les pieds dans la poussière
De Virginie Thirion / Mise en scène Régine Achille-Fould / Costumes Sylvie Berthou / Lumières Charly Thicot / Avec Evelyne Guimara, Catherine Tartarin, Marie Walrafen et Mamadou Compaoré (percussions)
Zéphira, une jeune Africaine fuyant la misère et le carcan de la tradition, arrive illégalement dans une grande métropole européenne. Elle tombe amoureuse d’un homme de son pays, travaille dans la clandestinité, devient mère mais, toujours sans papiers, se trouve anéantie lorsque l’homme la quitte. Elle tue ses enfants. Trois femmes, blanches, viennent témoigner de la vie d’une femme noire, issue d’un autre continent; ces femmes disent Zéphira avec leurs mots, prennent à leur compte sa parole étrangère

Du mardi 29 août au samedi 2 septembre 2006, à 21h
Bambi elle est noire mais elle est belle
De Maïmouna Gueye / Assistant à la mise en scène Jérôme Lang / Lumière Maurice Fouilhé / Costume Myriam Drosne / Musique Quentin Sirjacq / Avec Maïmouna Gueye
Avec cette deuxième création, Maïmouna Gueye aborde dans un récit désenchanté la question de l’intégration. Cette écriture brutale et poétique contient une force et une intensité qui retracent le passage du fantasme à la réalité. Bambi, comme Maïmouna Gueye, seule en scène, poursuivant l’intimité de sa quête afin de déjouer les pièges de l’intégration, se débarrasser de l’artifice et des faux semblants, parvenir à l’évidence, à la nudité toute simple », celle qui permet de dire :
« Me voici aujourd’hui, simplement moi. Je suis. »

Du 31 août au 16 septembre à 21h30 du jeudi au samedi

Les soldats inconnus
Inspiré de Textes de Tardi, Doumbi-Fakoly, Koffi Kwahulé, John Arden, Michel Séonnet / création de la cie Graines de Soleil, Mise en scène Khalid Tamer et Julien Favart.
Avec Khalid Benouechen, Lamine Diarra, Ibrahima Mbaye, Adnane Mouhejja, Antoine Sterne.
Cette création revisite l’histoire des « tirailleurs sénégalais », des soldats africains ayant servi dans l’armée française ; elle rend hommage à ces hommes qui ont combattu et sont morts pour une patrie qui n’était pas et n’est pas la leur. Une patrie qui aujourd’hui leur refuse bien des droits y compris celui de la mémoire. Au travers de lettres, témoignages, photographies, la compagnie Graines de Soleil retrouve le chemin d’une mémoire vivante et extrait des blessures de l’histoire un chant d’espoir et de courage pour tous les peuples en lutte.

Du 7 au 16 septembre 2006, du jeudi au samedi, à 19h15
Le Refus
textes de Jean Moulin et Ferdinand Oyono / mise en scène de Jean Quercy / le Théâtre Averse
En 1955, un griot fait revivre aux habitants d’un village africain les combats des tirailleurs sénégalais en juin 1940 aux côtés de Jean Moulin, alors Préfet de Chartres. Confrontation des vexations de l’époque coloniale avec les souvenirs des combats communs contre les nazis. Le REFUS participe à un travail de mémoire. Il est aussi l’occasion de redécouvrir des motifs de fierté et de fraternité au sein de notre société multiculturelle.