Événements

Vivre au désert
Au programme, une quarantaine de films documentaires et de fiction, des rencontres avec des scientifiques, spécialistes et amoureux du désert, et un concert du groupe touareg Toumast.

Français

Samedi 21 et dimanche 22 octobre

Avancée du désert : la contre-offensive

Samedi 21 octobre

à 14h : projection-débat
Moi Sékou, mon exil, mon village, mon combat
Eric Mounier, 2004, France, 52 min, documentaire.
Construit comme un « voyage enquête », ce documentaire nous emmène sur les pas d’un jeune Malien. Emigré en France, Sékou refuse la fatalité. Il retourne dans son pays pour tenter de trouver des solutions à la désertification, qui détruit inexorablement son village.
En présence de Thomas Schaaf, UNESCO, Division des sciences écologiques et de la terre, Programme sur l’homme et la biosphère (MAB), Antoine Cornet, directeur de recherche à l’IRD, membre du Comité Scientifique Français sur la Désertification, Marc Bied-Charreton, directeur de recherche à l’IRD, professeur émérite de l’Université de Versailles – Saint-Quentin-en- Yvelines, président du Comité scientifique français de la désertification, Sékou Bathily, président de l’Association de Bada en France, Eric Mounier, réalisateur.
Séance animée par Azar Khalatbari.

à 17h
Touaregs du Niger. Le regard d’Edmond Bernus, géographe
IRD, France, 20 min, diaporama, extraits de « Niger, Musique des Touaregs » (ED AIMP / VDE-Gallo, Genève, Lausanne, 2002).
Edmond Bernus était le géographe des Touaregs et l’un des meilleurs spécialistes de ce peuple africain souvent confronté à de grandes épreuves. Les 135 photographies de ce diaporama illustrent ses recherches menées sans interruption depuis 1962 au Sahel. Une fresque accompagnée par les musiques touaregs du Niger.

Lili et le baobab
Chantal Richard, 2005, France, 90 min, fiction.
Avec Romane Bohringer, Aminata Zaaria, Saïdou Abatcha.
Photographe, Lili est engagée par sa mairie et envoyée à Agnam, petit village du Sénégal pour promouvoir en images les équipements financés par le jumelage des deux villes. Le film rend hommage aux femmes africaines qui se battent pour améliorer la vie au village et évoque les conditions de vie dans les foyers des pères en exil. Un film touchant qui donne à réfléchir.

Dimanche 22 octobre

à 14h
Soudan, un ciel désespérément bleu (série Azimuths), 1994, 10 min, documentaire.
Des grandes sécheresses ont marqué les dernières décennies en Afrique de l’est. De nouveau en 2001-2002, le même phénomène se reproduit entraînant famines, disparition des troupeaux et discordes entre les tribus. Seul le creusement d’autres puits permettra de desserrer la pression autour de points d’eau insuffisants.

Tempêtes sur la Chine
(série Paradis perdus), Richard Prost, 2005, France, 43 min, documentaire.
Poussé par un vent de plus en plus fort, le sable s’infiltre partout en Chine du Nord. Il grignote 2500 km2 par an, engloutissant les terres et réduisant les surfaces cultivables, déjà insuffisantes pour nourrir le pays. Baptisées « dragon jaune » par les Chinois, les tempêtes de sable poussent de plus en plus de paysans à s’exiler. Pour tenter de stopper l’invasion, un vaste programme de reforestation a été mis en place. Cela suffira-t-il ?

Inde, les arbres sacrés du désert
(série Azimuths), 1994, 7 min, documentaire.
Comme dans la légende, les femmes indiennes sont garantes de leur environnement. Elles réapprennent à planter des arbres, placer des brises vent pour enrayer la déforestation, l’appauvrissement des sols et l’avancée galopante du désert.

Déserts en Europe : les apprentis sorciers
Patrick Benquet, 1994, France, 52 min, documentaire.
Dans les pays du sud de l’Europe, des signes de plus en plus inquiétants témoignent d’un processus de dégradation des sols, de désertification de certains paysages, qui fait peser de lourdes menaces sur l’avenir de ces régions. Des scientifiques travaillent sur ce phénomène inquiétant.

à 17h
Egypte, les enfants du Nil
(série Azimuths), 1994, 10 min, documentaire.
Chaque année, l’Egypte compte un million trois cent quarante mille habitants de plus à nourrir, et chaque année, ce pays désertique à 96 % s’efforce de bonifier des terres gagnées sur le désert grâce à l’eau du haut barrage d’Assouan. Une course de vitesse que l’Egypte perd…

L’émigré
Youssef Chahine, 1994, France-Egypte, 128 min, fiction, vostf. Avec Michel Piccoli, Khaled El Nabaoui, Mahmoud Hemida.
Ram, fils d’une tribu de bergers nomades, quitte ses terres arides et gagne l’Egypte. Il souhaite y apprendre les techniques de l’agriculture et de la lutte contre la sécheresse. On lui confie un morceau de désert à reverdir. Une évocation de l’Egypte ancienne pour une épopée riche en rebondissements et pleine d’humanité. Splendide !

Mardi 24 octobre

à 14h : projection-débat
Magui ou le Génie du lac
Pierre Amiand, 2002, France, 57 min, documentaire.
Avec Ibrahim Paris, Mohamed Ixa, Rhali Ixa, Mohamed Aboubacar.
Dans l’ouest du Mali, le lac Magui est une oasis de vie au milieu de la savane aride et dispense ses bienfaits aux villages environnants. Le griot, détenteur de la tradition orale, incarne la voix du lac qui fait vivre pêcheurs, bergers, cultivateurs et artisans.
La projection est suivie d’un débat avec le réalisateur et Samba Sylla, formateur au Groupe de recherche et de réalisations pour le développement rural (GRDR).

Mercredi 25 octobre

à 14h
Imuhar, une légende
Jacques Dubuisson, 1995, France, 82 min, fiction.
Khénan vient de perdre sa mère. A onze ans, il va découvrir le pays et la culture de son père Touareg du Niger. Au milieu du désert magnifique, le jeune garçon va vivre des moments inoubliables. Avec son grand-père, sa tante, ses cousins et ses cousines, il découvre une autre vie, la vie des Imûhars, le nom que se sont donné depuis toujours les Touaregs et qui signifie « être libre »…

Caravaniers de Mauritanie
Claude Pavard, 1976, France, 27 min, documentaire.
Les courants caravaniers transsahariens existent toujours aujourd’hui. Le film traduit l’ambiance et la vie d’une caravane de sel qui transporte les « plajus » de sel du Nord au Sud de la Mauritanie.

Jeudi 26 octobre

à 14h
Wodaabe, les bergers du soleil
Werner Herzog et Claude Herviant, 1989, France, 52 min, documentaire.
Les Peuls Wodaabe vivent en nomades à la lisière sud du Sahara, en République du Niger et vouent un véritable culte à la beauté et à l’élégance. Ce film évoque leur mode d’existence et leurs traditions menacées de disparition. Une rencontre étonnante.

Les dieux sont tombés sur la tête
Jamie Uys, 1981, Botswana, 100 min, fiction, vf.
Avec N !Xau, Marius Weyers, Sandra Prinsloo.
Une bouteille de coca-cola, jetée d’un avion, atterrit en plein milieu d’un village bushmen dans le désert du Kalahari. Ce don des dieux sème la discorde. Une comédie savoureuse qui révéla au monde entier l’existence de ce peuple indigène vivant en totale harmonie avec la nature.

Vendredi 27 octobre
à 14h
Une visite à Ali Farka Touré
Marc Huraux, 2000, France, 56 min, documentaire.
Ali Farka Touré, star du blues mandingue révélée en 1987 par la vague world music, a forgé un style distinctif associant guitare, voix et rythmique obsédante frappée sur une calebasse. Rencontre avec ce musicien hors pair dont la grande préoccupation reste l’autosuffisance alimentaire des habitants de Niafunké son village situé près de Tombouctou.

Niger, un fleuve à la dérive
(série Paradis perdus), Philippe Costantini, 2005, France, 43 min, documentaire.
Depuis une trentaine d’années, les eaux du Niger baissent. La sécheresse oblige les différentes communautés – les pêcheurs Peuls, les éleveurs Bozos – à diversifier leurs activités, ce qui provoque parfois des conflits meurtriers.

L’an prochain, l’herbe sera verte
Bertrand Bremaud, 1962, France, 20 min, documentaire.
La vie d’une tribu nomade en Mauritanie. La caravane, avec ses troupeaux de chameaux, mulets, boeufs et chèvres, se déplace de point d’eau en point d’eau, à travers le désert. Des images extraordinaires magnifient l’époque révolue, d’un monde désormais menacé par la désertification et les sécheresses.

Samedi 28 et dimanche 29 octobre

Peuples du désert : les touaregs / drôle de chameau

Samedi 28 octobre

à 14h : projection-débat
Ménilmontant-Agadez, d’une école à l’autre
Luc Federmeyer, 2005, France, 52 min, documentaire.
En France, des élèves de plus en plus nombreux sont confrontés à l’échec scolaire et à la perte des repères éducatifs. Au Niger, l’éducation des enfants est une question de survie pour les Touaregs qui veulent à la fois continuer la vie traditionnelle de pasteurs nomades dans les montagnes de l’Aïr, et participer activement aux nouveaux enjeux de la société. Ce film est l’histoire de leur rencontre, à la rencontre de l’Autre et d’eux-mêmes… En présence de Luc Federmeyer, réalisateur et des enfants touaregs et parisiens de l’association Junior Paris-Galelo qui ont participé à cet échange.

à 17h : concert
groupe touareg « Toumast » (Niger)
Originaires du désert, les musiciens de « Toumast » sont la représentation emblématique d’une génération de Touaregs qui a vécu la guerre. Leurs chansons témoignent de la nostalgie de la vie nomade, des scènes de vie du campement en brousse, du goût amer de l’exil et de la critique sociale et politique de la société touarègue contemporaine sur une musique pulsant au rythme du blues du désert.
Avec : Moussa Ag Keyna (guitare, chant), Teliene Intalkout (chant, percussions traditionnelles), Zamil Mohamed Adda (chant traditionnel, deuxième guitare), Souleima Keyna (chant, calebasse), Aminatou Goumar (chant), Doni Rezart (basse), Kamel Tenfiche (percussions), Jérémie Pointier (batterie).

Dimanche 29 octobre

Drôle de chameau

à 14h : projection-débat
Un chameau pour le troisième millénaire François Brey, 2006, France, 50 min, documentaire.
L’élevage des quelques vingt millions de chameaux permet à 250 millions de personnes de continuer à vivre sur des terres arides. Du Kazakhstan au Turkménistan, en passant par les Emirats Arabes Unis, le chercheur Bernard Faye poursuit son objectif de valorisation et de normalisation de la filière laitière des chamelles et des dromadaires ou de la sélection des meilleurs pur-sang destinés aux champs de courses du Moyen-Orient.

Les pasteurs du désert
Matthieu Toussaint/Artfigure/AVSF, 2006, France, 20 min, documentaire.
Les pasteurs nomades s’adaptent aux contraintes de leur milieu et participent à la mise en valeur de leur territoire. Pourtant aujourd’hui au Niger, la mise en place d’un code du pastoralisme les inquiète. Ils craignent d’être écartés des prises de décision alors qu’ils gèrent au quotidien les contraintes d’un milieu austère.
En présence de Bernard Faye, camélologue, Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement. (Cirad).
Séance animée par Azar Khalatbari, journaliste à Sciences et Avenir.
17h
Le père des chameaux
(série Les seigneurs des animaux), Jérôme C.
Auffret, France, 8 min, documentaire.
En Inde, dans le désert du Rajasthan, un chamelier prend soin de son troupeau de 250 dromadaires qui lui sera d’une aide précieuse pour transporter hommes et marchandises jusqu’au lieu de rassemblement annuel où certains d’entre eux seront vendus.

L’histoire du chameau qui pleure
Byambasuren Davaa et Luigi Farloni, 2003, Allemagne-Mongolie, 90 min, fiction, vf.
Avec Ingen Temee (maman chamelle), Botok (bébé chameau), Uuganbaatar Ikhbayar, Odgenel Ayusch.
En Mongolie, dans le désert de Gobi, une chamelle met difficilement bat puis refuse de nourrir son petit. Toute la famille se mobilise pour réconcilier cette mère et son bébé. Un film touchant qui souligne le rôle vital du chameau dans la tradition mongole.

Lundi 30 octobre
à 14h
Azalaï, la caravane de l’or blanc
Joël Calmettes, 1996, France, 55 min, documentaire.
L’azalaï est l’une des dernières grandes caravanes de sel du Sahara. Elle effectue des allers-retours entre Tombouctou et les mines de sel de Taoudenit, soit un périple de 800 kilomètres ! Le film raconte l’un de ces voyages à travers le regard de deux novices et celui du grand chef de la caravane.

Namibie – La terre nourricière
(série Azimuths), 1994, 10 min, documentaire.
Dans un village, les dirigeants de petites exploitations agricoles apprennent à mettre leurs ressources en commun et à travailler ensemble pour améliorer leurs récoltes et lutter contre la sécheresse.

Rose des sables
Mohamed-Rachid Benhadj, 1989, Algérie, 110 min, fiction, vostf. Avec Boukabeur Belaroussi, Dalila Helilou, Atmane Ariouet, Boumedienne Serat.
Une oasis perdue dans le désert saharien à plus de 700 Km d’Alger. Le seul lien avec la ville est un autobus qui passe une fois par jour. Moussa, handicapé de naissance y vit avec sa soeur, Zineb. A deux, ils essayent de reconstituer une cellule familiale que la guerre a détruite. Dans le sable pousse en secret une rose que Moussa arrose tous les jours.

Mardi 31 octobre
à 14h
Teib, un combattant des sables (série Azimuths), 1994, 10 min, documentaire.
Après 47 ans de vie nomade dans le Sahel, Teib Abakar s’est installé avec sa famille dans le petit village de Barrah. Ancien éleveur, il doit tout apprendre du métier d’agriculteur et encore faire face au désert dont les dunes mouvantes menacent les rares terres cultivables des oasis.

La prisonnière du désert
John Ford, 1956, USA, 119 min, fiction, vf.
Avec John Wayne, Jeffrey Hunter, Nathalie Wood.
Texas 1868 à la limite du désert. Ethan Edwards revient au pays après avoir combattu dans les rangs sudistes. Les Comanches attaquent la ferme de son frère et massacrent toute la famille à l’exception de la jeune Debbie qu’ils enlèvent. Commence alors pour Ethan une interminable quête, riche d’événements dans de magnifiques paysages désertiques dont le Monument Valley.

Mercredi 1er novembre

Déserts inconnus

à 14h
Terre – ma vie
James Danaqyumptewa, Agnes Barmettler, Anka Schmid, 1989, Suisse, 102 min, documentaire, vostf.
Ce film révèle la vie humble et spirituelle des Hopi, ce peuple indigène vivant dans le désert de l’Arizona, la beauté et la richesse de leur culture.
L’absence intentionnelle de commentaires explicatifs permet au spectateur de se laisser porter par la poésie des images et les narrations des Hopi.
à 17h

Desert people
Ian Dunlop, 1966, Australie, 51 min, N&B, documentaire.
La vie quotidienne de deux familles aborigènes nomades, vivant de la chasse et de la cueillette dans une région des plus arides du globe : le désert de l’ouest de l’Australie Centrale.
Désert du Tchad. Avec les réfugiés climatiques
C.Faimali et A.Raux, 2006, France, 7 min, documentaire.
En plein désert tchadien, la quatrième plus grande réserve d’eau douce d’Afrique est en train de disparaître.
Ce film témoigne des conditions de vie des réfugiés climatiques, ces « pêcheurs de sable » qui vivent autour de ce lac.

Le désert, humide ?
Joost de Haas, 2000, 30 min, Pays-Bas, documentaire, vostf.
Cherapunjee, dans l’Est de l’Inde, et le désert de l’Atacama sur la côte chilienne sont, en ce qui concerne la pluviosité, les deux régions les plus contraires que l’on puisse imaginer. Alors que Cherapunjee est l’endroit où il pleut le plus au monde, le précieux liquide fait entièrement défaut sur la côte chilienne. Et pourtant, ces deux régions ont le même problème : elles luttent contre la sécheresse et le manque d’eau…

Jeudi 2 novembre

à 14h
Oasis
Jean-Michel Destang, 1994, France, 26 min, documentaire.
Jardin irrigué aux confins du Sahara entre massifs montagneux et vastes étendues désertiques, l’oasis est un milieu agricole très ancien. Autour du palmier dattier s’est épanouie une civilisation riche de traditions. Quel soutien la recherche scientifique peut-elle apporter aux pratiques traditionnelles ? Quelle sera l’oasis de demain ? Molaan – des troupeaux sans pâturages Moussa Sene Absa, 1994, Sénégal, 24 min, documentaire.
Des troupeaux sans pâturage, paradoxe d’une société agro-pastorale au Sénégal, les Sereer, qui tente de maintenir ses traditions dans un contexte de forte densité démographique, de pression foncière et un environnement dégradé. Une situation exemplaire des conditions de vie en zone sahélienne.

Touareg de Tchin Tabaraden
Claude Faraldo, 1984, France, 51 min, documentaire.
Les très belles images du film restituent le climat, le rythme de la vie nomade dans un univers hostile : de l’exubérance des rires le soir autour du thé, aux silences du petit matin quand les gestes se font lents, coulés, pour démonter les lourdes tentes de peaux. C’est le départ vers une nouvelle étape.
Mais vers quel avenir sera le leur : « et mon fils, et le fils de mon fils, et le fils du fils de mon fils, rêveront-ils sur ma trace effacée ?

Vendredi 3 novembre

à 14h
Iran, le jihad du désert (série Azimuths), 1994, 11 min, documentaire.
L’Iran est composé à plus de 90 % de terres arides et semi-arides. La lutte contre la désertification passe par la redistribution des terres aux paysans qui forent des puits pour le bien commun.
Par ailleurs, les terres sont arrosées avec un dérivé du pétrole ce qui limite l’évaporation et l’érosion.

La Jarre
Ebrahim Forouzesh, 1992, Iran, 86 min, fiction, vostf.
Avec Behzad Khodaveisi, Fatemeh Azrah, Alireza Haji-Ghasemi.
Dans la cour d’une école de village est posée une jarre où les enfants viennent boire. Mais la jarre se met à fuir et pour la réparer ou la remplacer, il faudra mobiliser toutes les énergies et faire taire les conflits du village. Une leçon d’entraide réjouissante.

Farraj, enfant de la vallée de la Lune
(Série L’enfance dans ses déserts), Patrick Profit, 1998, France, 26 min, documentaire.
Quel est le quotidien des enfants du désert à l’aube du XXIe siècle ? En Jordanie, Farraj, un bédouin de 13 ans vit sous la tente avec sa mère et ses soeurs, dans la vallée rendue célèbre par Laurence d’Arabie. Ils y élèvent des chèvres, principale source de revenu de cette famille de nomades.
Même s’il promène les touristes dans le désert à dos de chameau, c’est dans la voiture familiale, qu’il conduit lui-même, que Farraj se rend à l’école.

Samedi 4 et dimanche 5 novembre

Amoureux du désert :
Hommage à Théodore Monod, Edmond Bernus et Wilfred Thesiger

Samedi 4 novembre

à 14h : projection-débat
Autour d’extraits de films « Le vieil homme, le désert et la météorite » (réal. K. Prokop, 1989), « Yémen, le désert des déserts » (réal. JC. Luyat) et de « Tagrest » (réal. E. Bernus).
En présence de Ambroise Monod, sculpteur, fils de Théodore Monod, Caroline Bernus, auteure, fille d’Edmond Bernus, François Soleilhavoup, archéologue et géologue, compagnon de route de Théodore Monod et Edmond Bernus et Jean- Claude Luyat, réalisateur.
Séance animée Marie-Hèlène Fraïssé, journaliste à France Culture.

à 17h
Touaregs du Niger. Le regard d’Edmond Bernus, géographe
IRD, France, 20 min, diaporama, extraits de « Niger, Musique des Touaregs » (ED AIMP / VDE-Gallo, Genève ; Lausanne, 2002).
Edmond Bernus était le géographe des Touaregs et l’un des meilleurs spécialistes de ce peuple africain souvent confronté à de grandes épreuves. Les 135 photographies de ce diaporama illustrent ses recherches menées sans interruption depuis 1962 au Sahel. Une fresque très humaine accompagnée par les musiques touaregs du Niger.

Tagrest
Edmond Bernus, 1967, France, 18 min, documentaire.
La vie d’un campement touareg ioullemmeden, au Niger, durant la saison sèche : préparation des repas, chasse, cueillette, jeux des enfants, école nomade, toilettes des femmes. Recherche de l’eau auprès des mares, regroupement autour des puits profonds et des stations de pompage, lorsque les mares sont asséchées.

Les gens du sel
Edmond Bernus, 1970, France, 15 min, documentaire Au Niger, une petite communauté fabrique du sel par évaporation dans des bassins.Au village, des pains de différentes tailles sont moulés à la main. Des caravanes viennent apporter le mil et les produits agricoles du sud qui sont échangés contre le sel.

Yemen, le désert des déserts (Terres humaines)
Jean-Claude Luyat, 1993, France, 52 min, documentaire.
Dans les années quarante, l’explorateur anglais Wilfred Thesiger partage la vie des nomades dans le désert d’Arabie. Il admire le courage, l’endurance et le mode de vie de ce peuple dont la culture est menacée. Avec ses compagnons de route, il raconte cette aventure, la vie d’alors et le monde qui change.

Dimanche 5 novembre

à 14h
Un touareg, prince du désert
Howard Reid, 1994, 51 min, documentaire.
Mano Dayak est célèbre pour avoir pris la tête de la rébellion touarègue durant le conflit armé qui a opposé les nomades au gouvernement du Niger. Il confie son amour pour le désert et cette absolue nécessité de défendre la culture et l’identité de son peuple, au péril de sa vie.

à 14h
Sahara : une passion française
Alain de Sedouy et Marceau Ginesy, France, 1999, 52 min, documentaire.
Le désert fascine toujours, le Sahara en particulier.
Au travers des témoignages de passionnés du désert -missionnaires, officiers, méharistes, pétroliers, ethnologues ou simples touristes- le film s’efforce de déterminer ce qui constitue son attrait en même temps que son ambiguïté.
Touaregs du Niger. Le regard
d’Edmond Bernus, géographe

à 17h Un thé au Sahara
Bernardo Bertolucci, 1990, Grande-Bretagne, 135 min, fiction, vostf.
Avec Debra Winger et John Malkovich Un couple d’américains oisifs et désabusés arrive en Afrique du Nord. Ils veulent revivifier leur amour à l’épreuve du désert. Adapté du livre de Paul Bowles.