Fiche Film
Cinéma/TV
MOYEN Métrage | 2010
Chef Themis, cuisinier sans frontières
Philippe Lavalette
Pays concerné : Madagascar
Réalisateur(s) : Philippe Lavalette
Avec : Jean-Louis Thémis, Philippe Lavalette, Philippe Lavalette, Nathalie Barton
Durée : 52
Genre : portrait
Type : documentaire

Français

Chef Thémis, fondateur de l’organisme Cuisiniers Sans Frontières, part sur les traces de ses origines à Madagascar afin d’aider les plus démunis en leur offrant un métier, celui de cuisinier. De l’enthousiasme du début au doute face à l’immensité de la tâche, le film l’accompagne sur trois ans dans la mise en œuvre de ce projet dont il n’avait pas soupçonné les difficultés.


Thémis, chef émérite et professeur à l’ITHQ (Institut de Tourisme et d’Hôtellerie du Québec), a fondé l’organisme Cuisiniers Sans Frontières (CSF) avec l’aide de quelques amis et de sa femme maintenant décédée.
Il quitte le confort du Québec où il vit depuis 30 ans et retourne à Madagascar, son île natale, afin d’apprendre aux gens de la rue son métier, celui de cuisinier.
Avec peu de moyens, il va réussir à former une première promotion de dix-huit personnes, hommes et femmes, jeunes et moins jeunes, tous au départ démunis et sans perspective d’avenir, désormais aptes à prendre leur vie en main.
Le film l’accompagne sur trois ans dans la mise en oeuvre de ce projet dont il n’avait pas soupçonné les difficultés. De l’enthousiasme du début, au doute face aux obstacles, nous suivons Thémis entre Montréal et Madagascar, avec ses complices de CSF et ses élèves malgaches dont cette formation a transformé la vie.
Au-delà de l’aventure, le film aborde ce que tout immigré peut redouter vis-à-vis de son pays d’origine : le questionnement de son propre exil et la nécessité de payer une sorte de dette morale au pays que l’on a quitté.

un film de Philippe Lavalette
produit par Nathalie Barton

Québec, Canada, 2010, vidéo numérique HD, couleur, 5.1 Dolby numérique, 52 min.

Note d’intention

Il y a quelque chose de très touchant dans l’entreprise de Thémis. Je veux parler ici de ce désir humain de porter secours à tout prix, en toute candeur, avec cette volonté de sauver l’humanité coûte que coûte qui m’impressionne et dont le film est témoin. Plusieurs années après la création de Cuisiniers Sans Frontières, Thémis a perdu un peu de sa naïveté. Il ne va plus, lui-même, parcourir les bidonvilles pour recruter de nouveaux élèves. D’autres ONG complices et implantées de longue date s’en chargent pour lui. Il sait maintenant que la pauvreté dépasse la simple économie quotidienne, qu’elle se terre au fond des âmes et qu’on ne la débusque pas facilement, même avec toute la bonne volonté du monde. En trois promotions financées par les seuls soupers-bénéfices organisés à l’ITHQ (Institut de Tourisme et d’Hôtellerie du Québec), et malgré la crise mondiale qui a frappé très durement Madagascar, Thémis aura réussi à donner un métier à une soixantaine de personnes. Il a fallu aussi soigner (un cas de cataracte et deux cas de surdité) ; il a fallu alphabétiser ; il a fallu parfois tenter de convaincre que la prostitution n’était pas la bonne voie.

Thémis va oser quitter les zones de confort et de certitude (le Québec), pour s’engager là où on souffre, là où on vit dans la précarité, vers Madagascar où se concentre tant de misère humaine.

Le non-dit de cette aventure est peut-être encore plus intéressant… En effet, je crois que chacun de nos gestes et chacune de nos entreprises humaines sont toujours traversés par le doute. La confiance se bâtit ainsi miette par miette, en surmontant tout ce qui peut nous faire chanceler au coeur de nous-mêmes. C’est ce « marécage intérieur » que le film tente de cerner. Un doute d’autant plus grand pour Thémis que cette entreprise le confronte dans sa propre vie. En le ramenant vers sa terre natale, en y déposant même les cendres de sa femme, Lucie, décédée au début de l’aventure, Chef Thémis, cuisinier sans frontières évoque ce que tout immigré peut redouter vis-à-vis de son pays d’origine : le questionnement de son propre exil et la nécessité de payer une sorte de dette morale au pays que l’on a quitté.

Philippe Lavalette

Scénario, images et réalisation Philippe Lavalette
Idée originale : Alain d’Aix
Prise de son : Olivier Léger
Prise de son additionnelle : Catherine Van der Donckt, Gilles Corbeil, Martyne Morin
Montage : Mélanie Chicoine
Montage sonore : Benoît Dame, Patrick Rioux, Catherine Van der Donckt
Mix sonore : Jean-Pierre Bissonnette
Musique originale : Robert Marcel Lepage
Montage en ligne : Guillaume Millet
Direction de production : Ian Quenneville
Production : Nathalie Barton

Produit par
InformAction

avec la participation financière de
* Gouvernement du Canada agissant par l’entremise de
l’Agence canadienne de développement international (ACDI)
* Rogers Documentary Fund
* SODEC, Société de développement des entreprises culturelles –

Québec
* Québec, (Crédit d’impôt cinéma et télévision – Gestion SODEC)

Canada
* (Crédit d’impôt pour film ou vidéo canadien)

et avec la collaboration de
TV5 Québec Canada


FESTIVALS

2011 | « Quintessence s’invite à Melun » | MELUN, France | www.festival-ouidah.org | Vendredi 29 avril à 20h30 à Astrolabe/Médiathèque – Séances gratuites
* Sélection – Films primés en 2011
* En présence de Philippe Lavalette (sous réserve) et de Jean Odoutan

2011 | 9ème QUINTESSENCE 2011 | OUIDAH, Bénin | du 07 au 11 janvier 2011 | www.festival-ouidah.org/PROCHAINE-EDITION/EDITIONS-2011/vendredi_29_avril_a_20h30___2__360.htm
* PYTHON PAPOU (Prix du Meilleur Film Documentaire)


2010 | Rendez-vous du cinéma québécois, Montréal 2010
* Prix du public