Fiche Film
Cinéma/TV
2008
J’ai serré la main du diable
Pays concerné : Rwanda
Genre : drame
Type : fiction

Français

Le long métrage J’AI SERRE LA MAIN DU DIABLE, qui s’inspire de l’ouvrage primé du lieutenant-général Roméo Dallaire, a pour réalisateur Roger Spottiswoode et met en vedette Roy Dupuis – acteur très prisé du public – dans le rôle de Dallaire. Deborah Kara Unger incarne une journaliste, l’une des rares à être restés au Rwanda après le déclenchement du génocide. Au nombre des acteurs, on retrouve également Jean-Hughes Anglade dans le rôle de Bernard Kouchner, l’un des fondateurs de Médecins Sans Frontières. James Gallanders, Michel Mongeau et Owen Lebakeng Sejake interprètent les courageux officiers qui sont restés auprès de Dallaire tandis qu’Odile Katesi Gakire joue la première ministre rwandaise du Gouvernement de paix. Le tournage de J’AI SERRE LA MAIN DU DIABLE, adaptation cinématographique produite par Michael Donovan (primé aux
Oscars) et Laszlo Barna (récipiendaire de nombreux prix), a eu lieu au Rwanda, dans un bon nombre d’endroits authentiques évoqués dans le livre.

J’AI SERRE LA MAIN DU DIABLE relate l’histoire d’un commandant canadien, qui se retrouve tiraillé entre ses obligations et sa conscience lorsque l’enfer se déchaîne sous ses yeux. En 1993, les Nations Unies envoient le lieutenant-général Roméo Dallaire dans un pays lointain, le Rwanda, avec pour mission de veiller au bon déroulement d’un fragile cessez-le-feu. Officier brillant, bourreau de travail et commandant charismatique, Roméo Dallaire affronte la réalité mesquine – qui frise parfois le ridicule – d’une opération classique de maintien de la paix de l’ONU : sous financée, bureaucratisée à outrance et constituée d’unités militaires qui proviennent de dizaines de pays et qui disposent chacune d’un programme légèrement différent. Pendant ce temps, l’accord de paix entre les rebelles, dirigés par le groupe ethnique minoritaire tutsi, et le gouvernement, appuyé par les Français et dominé par le groupe majoritaire hutu, se retrouve sur un siège éjectable. De mystérieux massacres réduisent en effet à néant les discours de conciliation.
Quelques mois seulement après que Dallaire a hissé le drapeau de l’ONU, un groupe inconnu abat l’avion présidentiel en plein vol. Faut-il incriminer les rebelles ou les extrémistes hutu au sein du parti présidentiel lui-même? (Jusqu’à présent, le mystère reste entier.) Après l’écrasement de l’avion, la tourmente se déchaîne : par une nuit de terreur à Kigali, une campagne génocidaire secrète, mais préparée de longue date est lancée contre la minorité tutsi.
Le lieutenant-général Dallaire, qui n’a ni le pouvoir ni les forces armées suffisantes pour conjurer la crise, n’en remue pas moins ciel et terre pour contenir l’effusion de sang.
Tandis qu’il négocie avec les deux parties – des miliaires et politiciens rwandais aux personnalités complexes – pour empêcher la résurgence de la guerre civile, il recueille de plus en plus de preuves attestant le massacre délibéré d’innocents. Alors qu’il essaie de prendre des mesures déterminantes pour arrêter le génocide, ses efforts sont mis à mal par ses supérieurs (qui se trouvent à des milliers de kilomètres et qui protègent leurs propres intérêts politiques) et par l’indifférence voulue des grandes puissances mondiales. Il le découvre avec rage : personne ne semble avoir le « souci » de sauver la vie de près d’un million de Rwandais.
Impuissant devant la descente aux enfers du pays, le lieutenant-général Dallaire est sommé de rentrer au pays. Il passe outre l’injonction. Il veut absolument rester sur place pour sauver du génocide ceux qu’il peut, tout en essayant de faire le maximum pour
enrayer le massacre. Lorsque les Belges retirent leur contingent après la mort de dix de leurs soldats (une répétition des événements de Mogadishu), il doit se tenir en état d’alerte et suivre la situation de près puisque ses troupes les mieux équipées quittent les lieux. Quand New York annule la mission de paix pour de bon, il sait que sa seule chance d’obtenir des renforts est d’aider les médias à couvrir la réalité quasi innommable des événements rwandais. En promettant aux journalistes un article quotidien en échange de leur présence sur place, le lieutenant-général Dallaire tente de faire honte à la communauté internationale pour la pousser à réagir.
Il réussit tout compte fait à sauver 30 000 personnes, mais 800 000 autres décèdent en une centaine de jours seulement. Ce qu’il a pu accomplir lui semble bien trop dérisoire.

Et c’est en homme bouleversé et hanté qu’il retourne au Canada, après avoir tout perdu, sauf le sens de la mission qu’il n’a jamais cessé d’accomplir : rappeler au monde que la tragédie du Rwanda aurait pu être évitée et que les nouveaux génocides comme celui du
Darfour exigent une réelle intervention du monde entier.

J’AI SERRE LA MAIN DU DIABLE est produit par Halifax Film, Barna-Alper Productions et Séville Productions avec la participation de Téléfilm Canada, de The Movie Network, de Super Écran, de Movie Central, de CBC/Radio-Canada, du Fonds Harold Greenberg, de Film Finances Canada ltée et de Head Gear Films Limited.


J’AI SERRÉ LA MAIN DU DIABLE
Inspiré de l’ouvrage primé du lieutenant-général Roméo Dallaire
« J’ai serré la main du diable : La faillite de l’humanité au Rwanda »

Un film de Roger Spottiswoode

mettant en vedette Roy Dupuis

ACTEURS
Roy Dupuis__ Général Roméo Dallaire
Deborah Unger__ Emma
James Gallanders__ Major Brent Beardsley
Odile Katesi__ Gakire Agathe
Owen Lebakeng Sejake__ General Ghanaen Henry Anyidoho
Michel Mongeau__ Luc Marchal
Jean-Hugues Anglade__ Bernard Kouchner
Tom McCamus__ Phil Lancaster
Remy Nsanga__ Maggen
Michel Ange Nzojibwami__ Colonel Bagosora
John Sibi__ Okumu Booh-Booh
Daniel Janks__ Troute
Craig Hourqueie__ Willem / Robert
Akin Omotoso__ Paul Kagame
John Matchikiza__ Habyarimana
Intore Masamba__ Marcel
Lena Slachmuijlder__ Odette
Alexi Kamanzi__ Jean-Pierre
Chris Torne__ Ambassadeur Rawson
Patrice Faye__ Colonel Poncet
Stephen Backingam__ Ambassadeur britannique

Sélection officielle – Festival international du film de Toronto 2007

Sortie nationale (Canada) en salle : le 28 septembre 2007

English

Shake Hands with the Devil
The feature film « Shake Hands with the Devil », based on Lieutenant-General Roméo Dallaire’s award-winning book, is directed by Roger Spottiswoode, and stars the highly-esteemed actor Roy Dupuis as Dallaire. Deborah Kara Unger portrays one of the few journalists who remained in Rwanda after the genocide began.

The cast also includes Jean-Hugues Anglade as Bernard Kouchner, a founder of Médecins Sans Frontières. James Gallanders, Michel Mongeau and Owen Lebakeng Sejake play the courageous officers who stood with Dallaire, and Odile Katesi Gakire plays the Rwandan Prime Minister of the Peace Government. A dramatization from Oscar®-winning Producer Michael Donovan and multiaward- winning Producer Laszlo Barna, SHAKE HANDS WITH THE DEVIL was filmed in Rwanda using many of the actual locations described in the book.

SHAKE HANDS WITH THE DEVIL is the story of a Canadian commander torn between his duty and his conscience when he finds himself eyewitness to hell on earth. In 1993, the United Nations dispatches Lieutenant-General Roméo Dallaire to far off Rwanda to oversee a fragile cease-fire. A brilliant, workaholic officer and charismatic commander, Dallaire encounters the shabby – sometimes comically shabby – reality of a typical UN peacekeeping operation: under-funded, overbureaucratic, and cobbled together from military units from dozens of countries, each with a slightly different agenda. Meanwhile the peace agreement between the rebels, led by the minority Tutsi ethnic group, and the French-supported government dominated by the Hutu majority group, turns out to rest on shaky ground. Conciliatory speeches are undercut by mysterious massacres. Just months after Dallaire raises the UN flag, an unknown group shoots down the President’s plane. Are the rebels to blame or the Hutu extremists in the President’s own party? (To this day, nobody knows.) With the plane crash, the storm breaks and a secret but long-planned genocidal campaign against the Tutsi minority begins with a night of terror in Kigali.

Given neither the authority nor sufficient forces to avert the crisis, Lieutenant- General Dallaire nonetheless does his utmost to stem the bloodshed. As he negotiates with the complex personalities of the Rwandan military men and politicians on both sides to prevent the resurgence of the civil war, he has to confront mounting evidence that a deliberate massacre of the innocent is underway. While trying to take decisive action to stop the genocide, he is undercut by his own far-away superiors – who have their own political interests to protect – and by the studied indifference of the world’s great powers. As he learns, to his fury, it seems to be in nobody’s’interest’ to save almost a million Rwandan lives.

Powerless to prevent the country’s descent into hell, Lieutenant-General Dallaire is ordered home. He disobeys. He insists on staying to save those he can from the genocide, while trying to do everything possible to stop it. When the Belgians pull out their contingent, after ten of their soldiers are killed – shades of Mogadishu – he must stand by and watch as his best-equipped troops leave.

When New York cancels the peace mission entirely, he knows his only chance for reinforcement lies with helping the media cover the almost unspeakable truth of what is happening in Rwanda. Promising journalists a story every day if they will stay, Lieutenant-General Dallaire attempts to shame the international community into action.

In the end, he saves some 30,000 people, but 800,000 have died in the span of only a hundred days. What he was able to do seems to him all too little, and he returns to Canada a shattered, haunted man who has lost everything but his sense of his continued mission to remind the world that the tragedy of Rwanda could have been prevented – and that new genocides like the one taking place in Darfur demand effective intervention by the larger world.

SHAKE HANDS WITH THE DEVIL is produced by Halifax Film, Barna-Alper Productions and Seville Productions with the participation of Telefilm Canada, The Movie Network, Super Écran, Movie Central, Canadian Broadcasting Corporation, Radio-Canada, The Harold Greenberg Fund, Film Finances Canada Limited and Head Gear Films Limited.

Based on Lieutenant-General Roméo Dallaire’s award-winning book
« Shake Hands with the Devil: The Failure of Humanity in Rwanda »

A Film by Roger Spottiswoode
Starring Roy Dupuis

Official Selection Toronto International Film Festival 2007
National theatrical release: September 28, 2007



CAST
Roy Dupuis__ General Romeo Dallaire
Deborah Unger__ Emma
James Gallanders__ Major Brent Beardsley
Odile Katesi__ Gakire Agathe
Owen Lebakeng Sejake__ Ghanian General Henry Anyidoho
Michel Mongeau__ Luc Marchal
Jean-Hugues Anglade__ Bernard Kouchner
Tom McCamus__ Phil Lancaster
Remy Nsanga__ Maggen
Michel Ange Nzojibwami__ Colonel Bagosora
John Sibi__ Okumu Booh-Booh
Daniel Janks__ Troute
Craig Hourqueie__ Willem / Robert
Akin Omotoso__ Paul Kagame
John Matchikiza__ Habyarimana
Intore Masamba__ Marcel
Lena Slachmuijlder__ Odette
Alexi Kamanzi__ Jean-Pierre
Chris Torne__ Ambassador Rawson
Patrice Faye__ Colonel Poncet
Stephen Backingam__ British Ambassador

CREW
Director: Roger Spottiswoode
Written by Michael Donavan
Editors: Michel Arcand, Louis-Martin Paradis
Production designer: Lindsey Hermer-Bell
Set decorator: Steve Shewchuck
Director of photography: Miroslaw Baszak
Costume designer: Joyce Schure
Casting: Hope Azeda, Christa Schamberger, Murielle LaFerrière, Bonnie Timmermann, Deirdre Bowen
Producers: Laszlo Barna, Michael Donovan
Associate Producers: John Hamilton, Pierre David
Co-executive producers: Phil Hunt, Compton Ross, Sunmin Park
Executive producers: David Reckziegel, Martin Katz, Steven Silver, Neil Tabatznik
Music by David Hitschfelder

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