Fiche Groupe
Musique
Touré Kunda
Sénégal

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Du Sénégal à l’Univers ils chantent et parlent en Soninké, Ouolof, Mandingue, Diola et Créole portuguais. Ce sont les frères Ismaïla et Sixu Tidiane : « Touré Kunda »
« Touré » : L’éléphant, leur animal fétiche, leur Nom
« Kunda » : C’est la famille en Soninké
En 1973, Ismaïla part de sa Casamance natale pour l’Europe, afin d’élargir sa conscience du monde de la musique.
Il s’installe à Paris en 1975, où il participe utilement à la vie des émigrés et donne, pendant 2 ans, de petits concerts au profit de ces derniers, tout en préparant la venue de son jeune frère, Sixu Tidiane, dont il a besoin pour asseoir le concept musical qu’il a élaboré.
C’est en 1977 que SIXU arrive à Paris et cette année là, le public parisien les découvre avec curiosité à l’Hippodrome de Pantin, lors d’un festival de musique africaine : « Africa Fête ». Ils s’installent pour plus d’un mois au théâtre Dunois à Paris ; la salle est comble tous les soirs et on refuse du monde, tant et si bien qu’ils ne pourront pas prolonger, car le voisinage se plaint de l’agitation créée par les spectateurs qui ne peuvent assister au concert.
Le tout premier album sort, devenu depuis introuvable ; il s’appelle « Ismaïla Do Sixux ». Les deux frères, fidèles à leurs principes familiaux et prévoyant d’intégrer d’autres membres de la famille, adoptent le nom de « Touré Kunda ».
Ils sont rejoints en avril 79 par leur aîné qui les a initié à la musique : Amadou Touré. De 1979 à 1983, les concerts s’enchaînent et Touré Kunda deveint la première formation africaine qui s’impose dans toute la France.
En janvier 1983, lors d’un concert à la Chapelle des Lombards », AMADOU meurt d’un arrêt cardiaque. Un grans concert, réunissant plusieurs artistes de renom sera donné en sa mémoire au Casino de Paris.
Profondément meurtris par cette disparition, Ismaïla et Sixu décident de retourner aux sources. Ils sont rejoint la même année par leur frères cadet Ousmane Trouré, qui succède ainsi à Amadou. Ils partent pour une tournée mémorable à travers l’Afrique : Côte d’Ivoire, Mali, Gambie, Sénégal… et aussi la Casamance, où, ils viennent d’inhumer leur frère. Ils reviennent avec un somptueux album live « Paris-Ziguinchor » qui se vendra à plus de 200 000 exemplaires.
Grâce au succès de cet album, ils partent pour une tournée marathon. Celle-ci les mènera en 1985, à l’Espace Balard/Paris, où, ils se produisent devant 20 000 personnes… Du jamais vu en musique africaine, égalant ainsi les plus gros score du rock ; ils font la Une de tous les journaux français. La tournée qui va suivre sera à l’image de cet événement et les frères réunissent autour de leur musique plus de 200 000 personnes.
L’Album « Natalia » sort la même année, réalisé par Bill Laswel. Les tournées se succèdent, leur renommée a depuis longtemps dépassée les frontières. Ils partent aux État Unis pour une tournée de 20 dates. La même année, ils vont au Japon, réunissant 25000 personnes à chacun des huit concerts qu’ils donnent.
En 1986, ils signent chez Tréma et sortent « Toubab Bi », leur troisième Disque d’or.
En 1987, ils retournent aux États Unis deux fois dans la même année. Ils jouent au Paladium de New York, au Carnegie Hall, au Palace à Los Angeles, au Warfield à San Francisco… Partout l’accueil est fantastique.
Viennent ensuite trois album, chez Tréma, dont un live « Sounké », enregistré au Palais des Congrès à Paris avec un quatrième frère : Hamadou Touré. Les frères Touré Kunda participent à tous les grands festivals français et européens ; ainsi, ils sont à Montreux, au Nyon Festival à trois reprises, en Suisse, au Sphinks en Belgique, au Loreleï et au Reggae Sunplash en Allemagne, à Antibes, aux francofolies de la Rochelle, où ils battent tous les records d’affluence, à Bourges, etc.
Ils sont invités à célébrer avec leur musique de grands évènements, tels que : la réélection du Président Mitterrand, le sommet des Chefs d’État Africains à Vittel et accueillent sur le Parvis des Droits de l’Homme au Trocadéro, Nelson Mandela, lors de sa visite officiel en France.
Ismaïla et Sixu Tidiane, continuent leur route, en préservant la Musique d’Afrique et en chantant les mots qui expriment la sage philosophie de leur ancêtres. L’album « Sili Béto » (Le bon chemin), sera suivi en juin 1996, de leur dernière production « Mouslaï » (Le Talisman), qui sort en licence chez WEA.Si on leur demande d’ou vient leur inspiration, ils répondent qu’elle émane du « Djambaadong » (la danse des feuilles), rite initiatique rythmique, marquant le passage de l’enfance à l’âge adulte, dans les forêts de Casamance.
En 2000 un nouvel album « Terra Saabi » accompagne une tournée européenne et Sud-Américaine avec Carlos Santana on « Supernatural tour ».