Instruments de Ismaïl Bahri

Ismail-Bahri-Revers

Ismaïl Bahri, Revers, 2017, série de vidéos HD 16/9, son stéréo, durées variables. Production du Jeu de Paume

« L’instrument est cet organe externe qui permet de rendre « hyper-sensible ». Il convoque quelque chose de l’affect et des sens. J’ai l’impression que c’est à cet endroit que quelque chose aussi travaille : comment avoir recours aux choses familières qui nous entourent – que ça soit un morceau de papier, de l’encre, de l’eau ou un morceau de tissu – pour en faire les intercesseurs sensibles à ce qui les entoure ? » [1] Cette définition toute personnelle du plasticien Ismaïl Bahri guide son travail au long-court. Une sélection de ses principaux travaux, à laquelle s’ajoutent deux nouvelles œuvres (Sondes et Esquisse, pour E. Dekyndt), est à voir jusqu’au 24 septembre au Jeu de Paume, à Paris. Cet ensemble de huit œuvres vidéo restitue des opérations éphémères menées par l’artiste en intérieur ou en extérieur, le plus souvent réalisées à Tunis, sa ville natale. Des œuvres où l’élémentaire côtoie la durée, l’échelle, la transformation, la visibilité se joue de l’invisibilité, le mystère et sa résolution.

Désormais reconnu dans le milieu de l’art contemporain, Ismaïl Bahri a déjà fait l’objet de plusieurs expositions personnelles (les Églises, Centre d’art contemporain de la ville de Chelles, l’Espace Khiasma aux Lilas, la Galerie Selma Feriani à Tunis), mais aussi d’expositions collectives (Soulèvements en 2016 déjà au Jeu de Paume, les Rencontres de Bamako en 2015 et 2016, la Biennale Sharjah en 2013 et 2017…).

A voir : Instruments de Ismaïl Bahri jusqu’au 24 septembre au Jeu de Paume, Paris 8e.

  1. Carnet d’artiste tenu par Ismaïl Bahri sur Le Magazine en ligne du Jeu de Paume.

 

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