Murmures

Campagne de Crowdfunding pour The revolution won’t be televised‏ de Rama Thiaw
avril 2013 | Appels à contributions / candidatures | Cinéma/TV | Sénégal

Français

Rama Thiaw présente
The Revolution won’t be televised

Un an de la vie militante et artistique des Keur Gui, leader de la mutation sociale et politique au Sénégal.Soutenez-nous pour ce film !


Présentation détaillée du projet

Sénégal, Janvier 2012 – Aout 2013.
De la révolution pacifique, menée avec passion à la tête du mouvement « Y’EN A MARRE » contre le président Wade, à la reconquête de la scène musicale à travers l’élaboration de leur prochain album de hip hop Encyclopédia : Rama Thiaw filme un an de la vie tumultueuse des Keur Gui, artisans de la mutation sociale, politique et culturelle du Sénégal

OBJECTIF :

Notre objectif est de réaliser un film documentaire sur les Keur Gui, un groupe de Hip Hop Sénégalais très engagé politiquement, et de mettre en lumière leur travail sur le terrain au quotidien afin d’améliorer les conditions de vie des Sénégalais. Ce film est aussi le manifeste d’une jeunesse sénégalaise urbaine, créativement explosive, cosmopolite et entièrement engagée à construire une mondialisation positive.

Les premiers partenaires nous ont déjà rejoints dans cette aventure : grâce à leur soutien nous avons pu tourner la première partie du film, mais nous sommes actuellement en cours de financement afin de mener à bien le second tournage de cinq semaines, comprenant la captation d’un concert des Keur Gui dans son intégralité. Cette seconde partie de tournage va nous permettre de filmer les Keur Gui dans leurs activités musicales mais aussi dans leurs actions de militants pacifiques au sein du collectif « Y’en A Marre ».

Aujourd’hui, nous comptons sur votre volonté de soutenir un projet qui a du sens, pour réunir 15 000€ et finaliser ce film de 90mn.


Soutenez-nous dans cette aventure et rejoignez notre campagne sur KissKiss !



POURQUOI CE FILM :

Réaliser un film est une aventure collective entre l’équipe, les personnes filmées et le public. Les Keur Gui et l’équipe avons commencé ce film avec une exigence : être en harmonie entre les propos positifs du film et sa façon d’être crée et produit.

Les Keur Gui sont un groupe de Hip Hop originaire de Kaolack et qui existe depuis 15 ans. Ils n’ont cessé de progresser en s’autoproduisant, gardant ainsi leur indépendance et leur liberté d’expression. Ils ont cofondé le mouvement Y’en A Marre avec Fadel Barro, un journaliste, Simon, un rappeur et Denise Sow, chargée de communication.

Ce collectif au service du peuple et de la société civile sénégalaise a permis, grâce à une contestation sans précédent, de chasser le président Abdoulaye Wade, instigateur d’un coup d’état constitutionnel.

En parallèle, ils œuvrent sur le terrain en sensibilisant, informant, instruisant les jeunes et plus âgés. Ils mènent des actions concrètes de citoyens par exemple en réhabilitant des écoles ou des hôpitaux endommagés par les pluies torrentielles de la dernière saison des pluies. Ce collectif n’existe que par et pour les citoyens, et il n’est que l’extension des idées véhiculés depuis 15 ans à travers les textes de hip hop des Keur Gui.

Cette cohérence entre leur création, leurs idées et leur façon de vivre, m’a fortement attachée à eux. Je n’ai jamais rencontré des artistes aussi intègres, si intègres que les filmer était forcément nécessaire, ne serait ce que pour me dire que je ne rêvais pas.

QUI SOMMES NOUS ET COMMENT LE REALISER ?

J’ai tenté de conserver la même cohérence idéologique et artistique à partir du moment où j’ai décidé de faire ce film. C’est pourquoi j’ai réuni autour de cette aventure filmique d’autres techniciens engagés et heureux de partager une vision nouvelle du Sénégal, éloignée des clichés touristiques.

Du tournage à la production, nous sommes une équipe jeune et cosmopolite (il y a à la fois des sénégalais, des français, un québécois), nous avons tous un amour du cinéma, de la musique et de la découverte des autres.

Nous pensons que le film documentaire doit être fort par son propos mais également beau visuellement ! Nous travaillons avec les mêmes exigences esthétiques que si nous faisions de la fiction et cela a un coût ! Nous ne sommes pas dans les schémas budgétaires classiques du documentaire, puisque nous sommes sept à tourner (deux cadreurs, deux preneurs de sons, un régisseur, un assistant réalisateur et une réalisatrice). Dans un pays comme le Sénégal, où il n’existe pas d’école de cinéma et peu de structures de formation, nous essayons à notre niveau d’apporter un effet positif. Ainsi à chaque tournage, nous formons deux techniciens sénégalais qui travailleront sur le tournage. Cela leur permet de se forger une expérience concrète qui leur permettra soit d’intégrer une formation universitaire, soit d’exercer en tant que technicien.

Enfin, nous pensons que votre soutien aujourd’hui s’inscrit dans notre façon de penser le Cinéma : une expérience collective faite par et pour le Public.

Suivez l’actualité du film sur notre blog :
http://revolution-wont-be-televised.tumblr.com]

Sur notre site :
www.revolutionwontbetelevised.com

À quoi servira la collecte ?
Ces 15 000 € vont servir à financer :

– Les billets et l’hébergement de l’équipe ;
– Le matériel de tournage image et son (tournage à deux caméras) ;
– Mise en place et captation d’un concert des Keur Gui à but non lucratif, dont les fonds seront reversés à une ONG sénégalaise œuvrant dans les secteurs de l’Education et de la Santé ;
– Les goodies et les frais de gestion KissKissBankBank.

Rama Thiaw
Rama THIAW
est née en 1978. Elle est auteur, réalisatrice et productrice au sein de BOUL FALLE IMAGES, une société de production audiovisuelle sénégalaise.
Sénégalaise et Mauritanienne, elle a grandi entre le Sénégal et la France. Après un master 2 d’économie internationale à l’ Université de la Sorbonne, elle se dirige vers le cinéma et obtient une licence à Paris 8, puis une maîtrise à Censier Daubenton. En 2002, elle participe à un atelier de réalisation dirigé par le réalisateur algérien Mohamed Bouamari (assistant de Costa Gavras et de Gillo Pontecorvo sur le film La Bataille d’Alger). Par la suite, Rama Thiaw collabore à Zaléa TV où elle assiste une série de portraits d’habitants d’Aubervilliers, sur le thème de la précarité du logement. Cette série sera suivie d’un film court documentaire de 15 minutes intitulé Les jeunes de quartier et la religion. Boul Fallé, La voie de la lutte est son premier long métrage (documentaire de création) produit par Boul Fallé Images, Wassakara Productions et Banshee Films, édité en 2009 par Ardèches Images et Doc Net. Passionnée par la musique, les corps et la politique, elle a écrit un long métrage sur l’histoire politique du reggae Africain, Zion Music, en cours de financement et produit par Serge Lalou des Films D’ici et Jean-Jacques Beinex de Cargo Films. Elle vient d’achever le premier tournage de The Revolution Won’t be Televised, un film documentaire sur les rappeurs les Keur Gui et le collectif Y’en a Marre, produit par Boul Fallé Images et Vrai-Vrai Films.
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