Murmures

Les musiciens antillais en mal de reconnaissances
mars 2011 | Divers | Musique
Source : Libération NEXT

Français

Avec 2011, l’année des Outres-mers, les cultures antillaises sont à l’honneur et la programmation riche et variée. Le Zénith de Paris vibrera au son du Zouk ce week-end lors des Nuits Tropicales.
A cette occasion, les musiciens antillais font un amer constat : malgré leurs efforts et leur dynamisme, ils restent souvent bien loin des feux des projecteurs médiatiques et peu connus du public métropolitain.


François-Xavier Gomez publie sur le site de Libération cet état des lieux dont voici un petit extrait :

L’anecdote revient souvent, quand on parle aux professionnels de la musique des Antilles : en septembre dernier, Indochine était unanimement présenté comme le premier groupe français à remplir le Stade de France. Sauf que non : Kassav l’avait fait trois mois auparavant. Avec une couverture médiatique et une répercussion en métropole dix fois moindre.

Ce week-end, au Zénith de Paris (6 000 places), il y aura foule pour écouter, lors des Nuits tropicales, des artistes dont le nom évoque peu de chose au « grand public » : Soft, Victor O, Rony Théophile, Stevy Mahy, E.Sy Kennenga… Ce dernier, Martiniquais de métropole, pose parfaitement le problème quand il chante (en français) : « Avec les camarades de classe/ On parle créole à voix basse […]/ J’ai l’impression étrange et tenace/ D’être un enfant illégitime de cette mère patrie. » Pourquoi ces artistes ne parviennent-ils pas à se faire entendre, au-delà des communautés black, par la « mère patrie » ?


Vous pouvez retrouver l’intégralité de l’article sur le site de Libération : [ici]
Partager :