Fiche Personne
Ecrivain/ne Rédacteur/trice en chef Editeur/trice

Alioune Diop (1910-1980)

Sénégal

Français

Ecrivain, Rédacteur en chef et Editeur français et sénégalais.

Alioune DIOP est un écrivain, un rédacteur en chef et un éditeur. Fondateur de Présence Africaine (Paris / Dakar), il est un des intellectuels majeurs du 20ème siècle.

Né le 10 janvier 1910 à Saint-Louis (Sénégal), il est mort le 02 mai 1980 à Paris (France), à l’âge de 70 ans.
En 1947, alors qu’il est encore sénateur, il fonde la revue Présence africaine qui paraît simultanément à Paris et à Dakar. Alioune Diop lance également les éditions Présence Africaine, en 1949.
En 1953, la revue Présence Africaine commande et finance le documentaire Les statues meurent aussi, coréalisé par Chris Marker et Alain Resnais.
En 1956, il organise à la Sorbonne le Congrès des écrivains et artistes noirs qui réunira les intellectuels noirs de nombreux pays, soutenus par des écrivains et artistes du monde entier, et militant pour l’émancipation des cultures africaines, et en faveur de la décolonisation.

Alioune DIOP est né le 10 janvier 1910 à Saint-Louis (Sénégal). Après des études primaires (à Dagana) et secondaires (à Saint-Louis), il entama en Algérie (1936-1937) des études de Lettres classiques qu’il termina à la Sorbonne à Paris.

A partir de 1943, il fut Professeur de Lettres à Paris et dans plusieurs villes françaises et entra brièvement dans la vie politique au Sénégal et en France entre 1946 et 1948.
Une tribune pour la Négritude

En 1947, au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale, époque de libération de la domination nazie et d’opposition au pouvoir colonial non démocratique, il crée la revue Présence Africaine qui devient vite le forum d’un mouvement intellectuel de revendication culturelle : la Négritude. Le prestigieux comité de patronage qui porta la revue sur les fonds baptismaux atteste bien de l’importante signification de son rôle et de la sympathie de l’adhésion de l’intelligentsia française de l’époque : Paul Rivet, Jean-Paul Sartre, Albert Camus, André Gide, Théodore Monod, Michel Leiris, Richard Wright, Aimé Césaire et bien d’autres. Alioune Diop a pour ambition « d’accueillir tout ce qui a trait à la cause des Noirs et toute voix qui mérite d’être entendue. » et d’ouvrir la revue « à la collaboration de tous les hommes de bonne volonté…susceptibles d’aider à définir l’originalité africaine et de hâter son insertion dans le monde moderne ».
Disparition d’un passeur

Alioune Diop meurt à Paris le 2 mai 1980. Selon le Père Joseph-Roger De Benoist, « Alioune Diop a plus cherché à faire penser et parler les autres qu’à leur imposer son discours avec son personnage… il a su communiquer sa foi à un grand nombre d’hommes de valeur qui ont ainsi démultiplié sa propre action. »

En 1982, l’Organisation Internationale de la Francophonie (O.I.F.) crée le Prix Alioune DIOP de l’Edition Francophone reconnaissant l’héritage culturel d’Alioune DIOP.

Source :
* http://www.presenceafricaine.com/info/8-maison-d-edition
* https://fr.wikipedia.org/wiki/Alioune_Diop