Fiche Personne
Chanteur/euse Acteur/trice

Emmanuel Jal

Soudan

Français

Emmanuel Jal est né au Soudan, pays déchiré par la guerre, mais il ne sait pas exactement quand. Il croit que c’était au début des années 1980. Enlevé de sa maison familiale en 1987, à six ans ou sept ans, il est envoyé se battre aux cotés de l’armée rebelle dans la guerre civile sanglante du Soudan.
Pendant presque cinq ans, il est « un enfant guerrier » jeté dans la bataille avec un AK-47 plus grand que lui. A l’âge de 13 ans, il est déjà vétéran de deux guerres civiles et voit des centaines d’enfants soldats réduits à la pratique d’exactions horribles, luttant pour survivre sur les charniers du Soudan du Sud.
Après une série d’événements traumatisants, il est sauvé par une employée humanitaire britannique qui le fait entrer clandestinement dans Nairobi pour lui donner une nouvelle vie.
Pour soulager la douleur de cette longue période de sa vie, Emmanuel commence à chanter. En 2005, il sort son premier album, « Gua » (« la paix » dans sa langue tribale Nuer), et avec la programmation du titre éponyme sur la B.B.C à travers toute l’Afrique, le morceau devient rapidement numéro un au Kenya.
« Warchild » a été mixé et produit par le gagnant des Grammy, Neal Pogue, (Outkast, Talib Kweli, Stevie Wonder, TLC) et par l’auteur-producteur basé au Royaume Uni Roachie, qui a co-écrit la plupart des 13 chansons avec Jal.
Un documentaire sur la vie d’Emmanuel Jal, intitulé « Warchild, » a été diffusé en avant-première mondiale, le 10 février, au Festival de Cinéma de Berlin ; son autobiographie sera publiée par st. Martin à la fin de cette année.
Enregistré à Londres entre 2006 et 2007, l’inspiration des 13 chansons sur « Warchild » est enracinée dans le passé invraisemblable de l’artiste.
Dans  » Forced to Sin, » Jal raconte, « I lived with an AK-47 / By my side / Slept with one eye open wide / Run / Duck / Play dead. » Son amour et sa fidélité pour le Soudan brillent dans « Stronger » – « I pledge allegiance / To My Motherland / That I’ll do everything possible / To make a stand / Yes I can. » Jal supplie le rappeur 50 cents sur « 50 cents » d’être un meilleur modèle pour ses jeunes fans : « You have done enough damage selling crack cocaine / now you got a kill a black man video game / We have lost a whole generation through this lifestyle / now you want to put it in the game for a little child to play… » Et « Emma », dernier titre de l’album, est un hommage déchirant à Emma McCune, « l’ange » qui a sauvé Emmanuel. McCune, qui est morte en 1993 dans un accident de la route à Nairobi, fut le sujet d’un livre, « Emma’s War, » par Deborah Scroggins et d’un film pré-produit par Tony Scott (« l’Assassinat de Jesse James », « Top Gun »). « This one goes to Emma McCune / Angel to the rescue one afternoon / I’m here because you rescued me / I’m proud to carry your legacy / Thank you / Bless you / Peace. » Avant l’enregistrement de « Warchild », la musique d’Emmanuel est présente sur l’album de charité « Warchild – Help a Day in the Life », aux côtés de Coldplay, Gorillaz et Radiohead ; musique également retenue pour le disque de John Lennon « Instant Karma : The Amnesty International Campaign to Save Darfur ». Plus récemment, on a entendu ses compositions dans le long métrage » Blood Diamond « avec Leonardo DiCaprio.