Fiche Personne
Chanteur/euse Musicien/ne Auteur-compositeur/trice

Daby Touré

Mauritanie

Français

Portrait de: Daby Touré

Né en 1971 à Boutilimit dans le désert mauritanien, Daby Touré grandit à Nouakchott avant de partir vivre avec son oncle dans un petit village appelé Djeole. Ses parents ont divorcé et son père refuse d’élever seul un enfant en bas âge. Daby, loin de la ville, apprend à s’occuper du bétail et s’imprègne des cultures Soninke, Toucouleur et Wolof. Il apprend surtout leur musique et s’amuse à taper avec ses amis sur des boîtes métalliques ou des vieux bidons. Daby Touré a grandi et repart pour Nouakchott vivre avec son père. Quand il rentre le soir de son travail, celui-ci aime particulièrement jouer de la musique avec ses amis. Pourtant, Hamidou Touré, qui n’est autre que l’aîné du clan Touré Kunda, refuse que son fils suive sa voix et lui interdit de toucher une guitare. Daby apprendra en cachette. Il écoute la radio et s’imprègne des musiques de Bob Marley, Michael Jackson, Police ou encore Stevie Wonder. En 1989, les remous politiques obligent Daby et son père à partir pour la France où il est invité par ses frères à enrichir le groupe Touré Kunda. Daby a 18 ans et malgré les réticences d’Hamidou, la musique prend petit à petit une place importante. Il joue dans les bars ou dans les soirées organisées par la fac. Finalement, il plaque ses études de commerce et monte en 1992 avec son cousin Omar, le groupe Touré Touré qui mêle influences jazz et africaines. Sort leur premier et unique album « Ladde » qui leur permet de se faire un nom. Le disque est bien accueilli et les concerts se multiplient… mais Daby cherche autre chose. Il veut se démarquer de la musique de son père, Il ne veut pas simplement faire des musiques dansantes comme l’occident les aime mais des choses plus fines et plus personnelles. Il s’enferme seul dans son studio et compose de nouvelles chansons. Après plusieurs années de travail et la rencontre avec Cyrille Dufay, le musicien venu de l’électro, il sort « Diam ». en 2004, sa renommée se fait plus grande, Peter Gabriel lui demande même d’assurer sa première partie. Sur des mélodies pures et abouties, aux sonorités nouvelles, le prodige chante en soniké, wolof ou pular, la vie de son peuple et celle du monde.