Fiche Personne
Plasticien/ne

Iba Ndiaye

France, Sénégal
Site web : www.ibandiaye.com

Français

De nationalités française et sénégalaise.

Né à Saint-Louis (Sénégal) en 1928, Iba Gustave Ndiaye vit et travaille à Paris depuis plusieurs décennies.

Les années de formation 1928-1966

Saint-Louis, comme toutes les villes portuaires, est un lieu de rencontre de multiples races et cultures.
Il grandit à Guet Ndar (Saint-Louis), le village de pêcheurs sur la Langue de Barbarie.
Pêcheur dès l’âge de 12 ans, il est envoyé à 17 ans en formation chez un peintre de Dakar. Son talent éclate dans les couleurs chatoyantes dont il orne les pirogues.

À quinze ans, élève du Lycée Faidherbe il peint les affiches des deux cinémas de la ville. Cette familiarité avec l’image cinématographique aura ultérieurement, une influence sur sa technique picturale.

En 1948 il est à Paris où il fréquente les clubs de jazz et entreprend des études d’architecture à l’Ecole des Beaux Arts.
C’est au sculpteur Zadkine qu’il doit la découverte de la sculpture traditionnelle du Continent africain.
Il commence à voyager en Europe et, crayon en main, visite les musées d’art.
Il n’en oublie pas pour autant son pays natal. L’indépendance de celui-ci précipite son retour au Sénégal en 1959.
Il accepte avec entousiasme de participer à la création de l’Ecole des Arts du Sénégal où il fait en 1962 sa première exposition personnelle et où il restera enseignant jusqu’en 1966.


Un artiste engagé 1966-1976
L’exposition d’Art contemporain du Premier Festival des arts nègres (Dakar, 1966) qui valorise, dans le but d’affirmer une « identité noire », un courant primitiviste contre lequel Iba Ndiaye a tenté en vain de s’opposer, lui confirme qu’il est préférable de choisir à nouveau l’exil. C’est dans son atelier de la Ruche et dans celui de la campagne périgourdine qu’est née la série des dix huiles sur le thème du sacrifice rituel du mouton qui seront exposées en 1970 dans le cadre du Festival de Sarlat, puis en 1974 à la Maison de la Culture d’Amiens.

Artiste international 1977-1990

En 1981, il montre pour la première fois son travail à New York. Le catalogue de cette manifestation, qui privilégie la thématique du jazz, est préfacé par Lowery Sims, conservateur au département d’art moderne du Metropolitan Museum of Art.
La manifestation est mentionnée par le New York Times du 15/03/1982.

En 1987, le Museum für Völkerkunde de Munich organise la première grande rétrospective de l’oeuvre d’Iba Ndiaye en Europe. Celle-ci sera ensuite présentée au Pays-Bas à l’Africa Museum de Berg en Dal en 1989 et en Finlande au Musée d’art moderne de Tampere en 1990.


Le travail de la mémoire 1991-2000L’installation temporaire d’Iba Ndiaye dans un atelier de Montmartre, ses allers et retours entre la Dordogne et le 15ème arrondissement de Paris qui auraient pu l’éloigner de son Afrique natale, ont suscité au contraire la ressurgence de ses souvenirs d’enfant et d’adolescent. En 1996 a lieu au Museum Paleis Lange Voorhout de la Haye « Iba Ndiaye – peintre entre continents », exposition organisée par Franz Kaiser, conservateur en chef au Gemmentemuseum. Celui-ci y présente les oeuvres marquantes qui illustrent les « suites thématiques » développées tout au long de la carrière de quarante ans d’un artiste dont la tenacité revêt valeur d’exemple.
En Janvier 2000, Iba Ndiaye inaugure le nouveau millénaire par une exposition à Saint Louis, sa ville natale qu’il a quittée il y a cinquante ans. Celle-ci illustre son objectif :
« parvenir à construire entre les continents, en puisant dans le riche réservoir de la culture mondiale, une peinture personnelle et authentique »
Franz Kaiser, 1996 : Biographie sur le site officiel de artiste.

Iba Gustave Ndiaye déclare « être un Africain peintre plutôt qu’un peintre africain ».

Iba Ndiaye est décédé le samedi 04 octobre 2008, à l’âge de 80 ans à Paris. Il aura exposé ses ?uvres aux quatre coins du monde.

English

Birth: 1928 in Saint-Louis (Senegal)
Death: 2008 in Paris (France)