Fiche Personne
Percussionniste

Boni Gnahoré

Côte d’Ivoire

Français

A près nous avoir enchanté durant les festivals 2005 et 2006 aux côtés de Taxi conteur, Binda N’gazolo et Roch Amédet Banzouzi, Boni revient avec sa compagnie sur la grande scène du festival pour nous faire découvrir une autre facette de son art.
Boni Gnahoré est un artiste de tout premier plan sur la scène africaine. Il vit et évolue au sein du village Ki-Yi, à Abidjan depuis sa création en 1985. Fondé et dirigé par Were Were Liking, le village Ki-Yi est un centre panafricain de résidences artistiques et de formation Ki-Yi Mbock (Ki-Yi=savoir ; Mbock=de l’univers) des jeunes aux arts vivants du spectacle (danse, théâtre, percussions, chant, peinture?) basé sur des méthodes traditionnelles. Une quinzaine de ses spectacles a tourné à travers le monde et des centaines de jeunes ont été formés.
Depuis le milieu des années 80, Boni Gnahoré joue dans toutes les pièces importantes du village Ki-Yi comme acteur et percussionniste. En 1987, il passe Maître-Tambour du Ki-Yi et à partir de 1989, il commence à recevoir des propositions de créations à l’échelle internationale. Il crée les musiques de Sunjata l’Épopée Mandingue et il participe à la création de l’opéra : Un Touareg s’est marié à une Pygmée. Il compose plusieurs titres et assure la direction des percussions auprès de Ray Léma, directeur artistique du projet. En 1994, il crée les musiques de Nuages de terre avec Michel Robidou pour la compagnie québécoise « Les Deux Mondes »….
En 1996, Boni réalise sa première mise en scène, une comédie musicale : Le Passeur. Il assure aussi la direction artistique d’une dizaine de clips de groupes ivoiriens. Puis, il crée le choeur Attoungblan, un groupe composé de voix d’hommes et de tambours, avec lequel il sort son premier album solo, Pedou. Il le produit lui même en France en 1999, chez Playasound.
Le Choeur Attoungblan est composé de sept musiciens et chanteurs : sept voix d’hommes Krus qui vont à la rencontre de la tradition. Cette compagnie est le reflet du cheminement personnel de son Maître-Tambour, Boni Gnahoré, qui a rassemblé ses meilleurs percussionnistes pour chanter en choeur le « Coeur du tambour ». Plus qu’un orchestre, le Choeur Attoungblan est une véritable tribu. Une tribu dont Boni est en même temps le fondateur et le fils aîné. Au Choeur Attoungblan, les voix d’hommes se mêlent à celles des tambours et des instruments modernes, et les corps se mettent au service de ces voix et de leur poésie.
La démarche de Boni Gnahoré est axée sur la réminiscence : un retour aux sources malgré la modernité qui nous influence aujourd’hui. C’est le thème majeur des recherches du Choeur Attoungblan : le devenir des valeurs culturelles traditionnelles. L’originalité du groupe : le tamanois, un instrument créé par l’artiste. Un ensemble de percussions composé d’un tambour-mère sur lequel sont fixés tout autour cinq tambourins et de deux congas. Le balafon chromatique, un instrument à trois octaves, repensé par son maître, Ba Banga Nyeck, claveriste et balafoniste du groupe.