Fiche Structure
Messager (Le)
Journal d’information et de debat Fondé le 17 Novembre 1979
Adresse : Rue des écoles, B.P.5925 Douala
Pays concerné : Cameroun
Téléphone(s) : (237) 342 04 39 | (237) 980 09 35
Site web : www.lemessager.net

Français

Depuis février 2006, Africultures reproduit sur son site, en partenariat avec Le Messager, la chronique que M. Achille Mbembé publie chaque mardi dans le quotidien de Douala.
L’ensemble de ces chroniques est accessibles via les liens ci-contre.

Le Messager
De bi-mensuel à sa création, Le Messager a été tour à tour hebdomadaire, bihebdomadaire et trihebdomadaire, avant de devenir quotidien en septembre 2004. Son tirage hebdomadaire avait atteint 120 000 exemplaires dans les années 1990, au moment où la contestation politique et les luttes pour les libertés démocratiques dominaient l’espace public. Aujourd’hui, le journal, qui a subi plusieurs fois des attaques du pouvoir, la censure et l’emprisonnement de ses journalistes (d’autres sont en exil), tire à environ 10 000 exemplaires par jour, le meilleur record de la presse privée au Cameroun. Le doyen de la presse indépendante en Afrique francophone au sud du Sahara conserve aussi la préférence des lecteurs qui, selon le dernier sondage du CRETES (Médiamétricam), font de lui le quotidien le plus lu. Il se classe en effet derrière le quotidien gouvernemental Cameroon Tribune dont l’essentiel du lectorat se recrute dans les administrations publiques…

Le Messager, qui compte une vingtaine de journalistes et dont le capital est de 15 millions FCFA (plus de 22 800 €), est le produit phare du Free Media Group. Outre le quotidien que dirige Pius N. Njawé, déjà emprisonné trois fois en plus de 25 ans de métier, le Groupe comprend une agence conseil en communication (CAMCOM INC) et une édition électronique du journal : http://www.lemessager.net a été visité par plus de 2. 500 000 d’internautes depuis son relookage en 2004, soit en moyenne 5000 cyberlecteurs par jour. Le lancement de Freedom FM, la radio du Groupe (un investissement de plus de 60 millions FCFA – près de 91500 €), a été interdit en mai 2003 par le gouvernement camerounais, alors que la chaîne avait réuni tous les éléments du dossier de sa création et que les experts du ministère de la Communication avaient apprécié les équipements techniques. Depuis lors, Free Media Group se bat contre ce bâillonnement devant les tribunaux nationaux et la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples, avec le soutien de plusieurs organisations internationales de défense de la liberté de la presse. Jusqu’en février 2006, aucune solution définitive n’avait été trouvé à cette entrave au pluralism