Fiche Film
Cinéma/TV
LONG Métrage | 1959
Araya
Pays concerné : Venezuela
Support : 35 mm
Durée : 82 minutes
Genre : drame
Type : essai
Site web : www.arayafilm.com

Français

Après plusieurs années à Paris (France) et quelques faux départs Margot Benacerraf se décide à réaliser un film en trois parties sur les régions sud, central et nord de son Vénézuéla natal. En recherchant sur le nord aride, Benacerraf tombe amoureuse de la région et des gens d’Araya et décide d’en faire le sujet de son premier long métrage. En 1958, après avoir longuement consulté les documents d’archives à Séville et Madrid, elle commence à filmer.

D’après les commentaires originaux de 1959:
« Et le sel était plus précieux que l’or. »
« … et sous le quotidien, se trouve l’exceptionnel. » – Berthold Brecht

Une péninsule dans la Caraïbe au nord du Vénézuéla: Araya. Une des régions les plus arides au monde, où l’homme dépend entièrement des produits de la mer : sel, poisson…

Depuis sa découverte par les Espagnols en 1500, l’exploitation des marais salants naturels d’Araya s’est faite à la main. Pendant des siècles, ce pays est resté l’un des plus riches du Nouveau Monde, où pirates et marchands d’esclaves se mélangeaient avec les trafiquants de perles. Pour ces aventuriers, le sel comme l’or était un objet de convoitise…

Après cette splendide période, Araya est tombée dans l’oubli. L’histoire de Margot Benacerraf se déroule sur vingt-quatre heures, un jour, à Araya. Un jour comme beaucoup d’autres de ces 450 dernières années.

Mais ces vingt-quatre heures dans les vies des travailleurs de sel (salineros) offrent une dimension étrange et particulière. Le film, depuis les premières images, transporte le spectateur dans un univers de rare beauté : où la vie est née du ciel et de la mer, où la nature est créée et recréée par un mouvement sans fin et sans cesse renouvelé.

C’est un paysage ravagé par la corrosion. Une terre aride frappée par le vent et une implacable et brutale lumière.

C’est Araya. Humains et animaux s’accrochent au sol et se perpétuent. Ce film est comme une fresque qui révèle trois villages, trois façons de vivre dans trois familles qui se mélangent et se complémentent. Leurs simples gestes au fil des heures, se remplissent d’une exceptionnelle résonnance.

Vingt-quatre heures qui ont duré 450 ans, vingt-quatre heures qui se sont répétées sans fin pour le peuple d’Araya, jusqu’au jour où…

Araya est l’homme persévérant face aux circonstances les plus hardues.



Réalisatrice : Margot Benacerraf
Venezuela / France, 1959.
Restauré Digital. 90 min.

English

1959 Press Notes:
« And the salt was more precious than gold. »

« …and beneath the everyday, uncover the unusual. » – Berthold Brecht

A peninsula in the Caribbean in northern Venezuela: Araya. One of the most barren regions of the world, where man depends entirely on the produce of the sea: salt, fish.
Since its discovery by the Spaniards in 1500, the exploitation of Araya’s natural salt marshes has been done by hand. For centuries, this land remained one of the richest in the New World, where pirates and slave-dealers mingled with smugglers and pearl-traffickers. For those adventurers, Salt, like Gold, was a coveted object…

After this splendid period, Araya declined into complete oblivion.

The story by Margot Benacerraf takes place over twenty-four hours, one day, in Araya. One day like so many others of these past 450 years.

But these twenty-four hours in the lives of the salt workers (salineros) bring about a strange, peculiar dimension. The film, from the first images, submerges the viewer into a universe of rare beauty: where life is born of the sky and the sea, where nature is created and recreated in an endless and ever renewed movement.

It is a landscape ravaged by corrosion. A barren earth whipped by the wind and an implacable, brutal light.

This is Araya. Human beings and animals cling to the soil and perpetuate. This fresco-like film unveils three villages, three ways of living in three families that intermingle and complement each other. Their simplest gestures, as the hours while away, are filled with an exceptional resonance.

Twenty-four hours that have lasted 450 years, twenty-four hours repeated endlessly for the people of Araya, until the day when…

Araya is man persevering under the most taxing circumstances.

by Margot Benacerraf
Venezuela / France, 1959. Restored digital. 90 min.

Director: Margot Benacerraf

Writers: Margot Benacerraf and Pierre Seghers

Narrator: José Ignacio Cabrujas (Spanish language version)

Narrator: Laurent Terzieff (French language version)

Original Music by: Guy Bernard

Cinematography by: Giuseppe Nisoli

Film Editing by: Pierre Jallaud and Francine Grübert

Distributor: Milestone Film & Video (worldwide)

In Manicuare: The Pereda Family (night workers in the salt marshes)

In El Rincón: The Ortiz Family (fishermen)

Araya: The Salazar family (day workers in the salt marsh)

Venezuela/France. 1959. 35mm. B&W. 82 minutes. 2470 meters. Mono sound.

Aspect ratio 1:1.66. Black and white. © 1959 and 2009 Margot Benacerraf and Milestone.

Location: Araya, Estado Sucre, Venezuela

International Critics’ Prize: 1959 Cannes Film Festival

Award of the Higher Technical Commission of French Cinema: Cannes Film Festival

Original Lab: L.T.C. France

Subtitling: LVT Laser Video Titres, New York.

Initial Premiere: May 13, 1959 at the Cannes Film Festival

World premiere of the restored film: February 7, 2009 at the Berlin Film Festival
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