Fiche Personne
Cinéma/TV
Kathleen Collins
Réalisateur/trice
États-Unis
Français
Kathleen Collins née Katherine Conwell le 18 mars 1942, morte le 18 septembre 1988 est une poétesse, scénariste, écrivaine, réalisatrice, militante des droits civiques africaine-américaine. Dans ses écrits et films, elle explore les oppressions imbriquées de genre, de race et de classe. Son œuvre est redécouverte en 2015.
Né(e) à : Jersey City, NJ - USA, le 18/03/1942
Mort(e) à : New York City, New York - USA, le 18/09/1988
Biographie :
Née en 1942, Kathleen Collins a grandi à Jersey City. Elle suit des études à la prestigieuse université de Skidmore dans l'État de New York et en 1963, elle obtient une licence de philosophie et de religion. En 1965, elle est récipiendiaire d'une bourse pour compléter son cursus à la Sorbonne ; elle en sortira diplômée en littérature française et en cinéma. Entre-temps, Kathleen Collins s'est engagée dans le mouvement des droits civiques après avoir rencontré les leaders du SNCC, Student Nonviolent Coordinating Committee (Comité de coordination non-violent des étudiants) dont le logo, une main noire qui serre une main blanche, affiche, on ne peut plus clairement, les convictions.
De retour aux États-Unis, Kathleen Collins enseigne l'histoire du cinéma et l'écriture scénaristique à l'université de New York. Parallèlement, elle mène une carrière de scénariste et de réalisatrice à une époque où rares étaient les femmes, les femmes noires en particulier, à accéder à ces ambitions. Losing Ground, son premier long métrage, sorti en 1982, est le premier dans l'histoire du cinéma à être dirigé par une Afro-Américaine. Le film remportera le premier prix au Festival du film international de Figueira au Portugal, deviendra culte pour les cinéphiles et en 2019, il est au programme du festival international de Locarno. Kathleen Collins a écrit tout au long de sa vie. Elle a tenu un journal, écrit des nouvelles, de nombreuses lettres, des pièces de théâtre et des scénarii.
Son oeuvre est traversée par une curiosité débordante pour l'individu et ses comportements. Selon elle, si la couleur de peau a une influence certaine sur la vie d'une personne, la couleur de son épiderme, sa "race" 1- sont insuffisantes pour la définir, comme le rappelle l'encyclopédie Greenwood de littérature multiethnique américaine (p 482). Le regard et la pensée de Kathleen Collins étaient précurseurs et courageux à une époque où les communautés, pour se définir, privilégiaient encore plus leurs différences culturelles qu'aujourd'hui.
Kathleen Collins décède à l'âge de 46 ans d'un cancer du sein.
En 2015, le Lincoln Center de New York programme Losing Ground ; c'est une déflagration. Est révélée la réalisatrice, Kathleen Collins, et bientôt l'écrivaine Kathleen Collins. Sa fille, Nina, profite de cet enthousiasme et fait publier les écrits de sa mère, restés jusqu'alors dans ses tiroirs.
Slate écrira en 2017 : "L'oeuvre de Collins va être, sans aucun doute, aujourd'hui canonisée m
Source : http://www.leseditionsduportrait.fr/2020/02/17/journal-dune-femme-noire/
Né(e) à : Jersey City, NJ - USA, le 18/03/1942
Mort(e) à : New York City, New York - USA, le 18/09/1988
Biographie :
Née en 1942, Kathleen Collins a grandi à Jersey City. Elle suit des études à la prestigieuse université de Skidmore dans l'État de New York et en 1963, elle obtient une licence de philosophie et de religion. En 1965, elle est récipiendiaire d'une bourse pour compléter son cursus à la Sorbonne ; elle en sortira diplômée en littérature française et en cinéma. Entre-temps, Kathleen Collins s'est engagée dans le mouvement des droits civiques après avoir rencontré les leaders du SNCC, Student Nonviolent Coordinating Committee (Comité de coordination non-violent des étudiants) dont le logo, une main noire qui serre une main blanche, affiche, on ne peut plus clairement, les convictions.
De retour aux États-Unis, Kathleen Collins enseigne l'histoire du cinéma et l'écriture scénaristique à l'université de New York. Parallèlement, elle mène une carrière de scénariste et de réalisatrice à une époque où rares étaient les femmes, les femmes noires en particulier, à accéder à ces ambitions. Losing Ground, son premier long métrage, sorti en 1982, est le premier dans l'histoire du cinéma à être dirigé par une Afro-Américaine. Le film remportera le premier prix au Festival du film international de Figueira au Portugal, deviendra culte pour les cinéphiles et en 2019, il est au programme du festival international de Locarno. Kathleen Collins a écrit tout au long de sa vie. Elle a tenu un journal, écrit des nouvelles, de nombreuses lettres, des pièces de théâtre et des scénarii.
Son oeuvre est traversée par une curiosité débordante pour l'individu et ses comportements. Selon elle, si la couleur de peau a une influence certaine sur la vie d'une personne, la couleur de son épiderme, sa "race" 1- sont insuffisantes pour la définir, comme le rappelle l'encyclopédie Greenwood de littérature multiethnique américaine (p 482). Le regard et la pensée de Kathleen Collins étaient précurseurs et courageux à une époque où les communautés, pour se définir, privilégiaient encore plus leurs différences culturelles qu'aujourd'hui.
Kathleen Collins décède à l'âge de 46 ans d'un cancer du sein.
En 2015, le Lincoln Center de New York programme Losing Ground ; c'est une déflagration. Est révélée la réalisatrice, Kathleen Collins, et bientôt l'écrivaine Kathleen Collins. Sa fille, Nina, profite de cet enthousiasme et fait publier les écrits de sa mère, restés jusqu'alors dans ses tiroirs.
Slate écrira en 2017 : "L'oeuvre de Collins va être, sans aucun doute, aujourd'hui canonisée m
Source : http://www.leseditionsduportrait.fr/2020/02/17/journal-dune-femme-noire/
English
Kathleen Collins (March 18, 1942 - September 18, 1988) (also known as Kathleen Conwell, Kathleen Conwell Collins or Kathleen Collins Prettyman) was an African-American poet, playwright, writer, filmmaker, director, civil rights activist, and educator from Jersey City, New Jersey. Her two feature narratives-The Cruz Brothers and Miss Malloy (1980) and Losing Ground (1982)-furthered the range of Black women's films. Although Losing Ground was denied large-scale exhibition, it was among the first films created by a Black woman deliberately designed to tell a story intended for popular consumption, with a feature-length narrative structure. Collins thus paved the way for Julie Dash's Daughters of the Dust (1991) to become the first feature-length narrative film created by a Black woman to be placed in commercial distribution. Influenced by Lorraine Hansberry, she wrote about "African Americans as human subjects and not as mere race subjects"
(Wikipedia english)
(Wikipedia english)
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