Fiche Personne
Théâtre

François Amon Aby (d')

Dramaturge
Côte d'Ivoire

Français

Biographie issue d'Afrithéâtre. Écrite par Koffi Kwahulé.

L'auteur
Amon d'Aby fait partie de ces écrivains tellement discrets qu'on les croit morts, et le fait qu'il ait cessé d'écrire pour le théâtre dès 1957 n'explique pas tout ; Coffi Gadeau, le plus connu (en Côte d'Ivoire) des "trois classiques", a lui aussi cessé d'écrire en 1963.
Des trois "ancêtres" du théâtre ivoirien d'expression française, Amon d'Aby reste le seul à n'avoir pas encore occupé un poste politique de premier rang. Après deux ministères, Coffi Gadeau a été Grand Chancelier de l'ordre National, et Bernard Dadié, ministre des Affaires culturelles. A l'opposé, d'Aby exerçait l'obscure fonction de Directeur des Archives nationales qu'il cumulait avec celle non moins obscure d'Inspecteur des Affaires administratives.
François Joseph Amon d'Aby est né vers 1913 à Aby dans le Sud-est ivoirien. Après l'Ecole primaire Supérieure de Bingerville, foyer au début des années 30 d'une intense activité théâtrale (l'Ecole possédait un théâtre de verdure), Amon d'Aby est reçu en 1934 à l'Ecole William Ponty (section administration). Trois ans plus tard, à sa sortie de Ponty, il suit un stage aux services des Archives et Bibliothèque du Gouvernement général à Dakar avant de rentrer en Côte d'Ivoire en 1938 pour prendre la direction des Archives du Gouvernement. Il exerce cette fonction jusqu'en 1959 où il part poursuivre ses études à l'Institut des Hautes Etudes d'Outre-mer de Paris.
Revenu en Côte d'Ivoire en juillet 1961, il est nommé Inspecteur des Affaires administratives, fonction qu'il cumule en octobre 1965 avec le poste de Directeur des Archives du Gouvernement.

L'oeuvre
L'oeuvre d'Amon d'Aby se partage entre les pièces de théâtre et les essais, et couvre deux périodes.
Durant la première période qu'on peut subdiviser en deux parties, d'Aby, catholique fervent et membre de la Jeunesse Ouvrière Chrétienne (J.O.C. section de Treichville), écrit une série de pièces pour la J.O.C. Ces oeuvres (quand elles n'ont pas disparu) sont inédites. Une simple énumération des titres permet d'appréhender les préoccupations d'Amon d'Aby en ce temps-là :
La Conversion des habitants de Yapi (1938), Un mariage difficile (1939), Noël ! Noël ! Jésus est né ! (1940), Wodjé, Le karamoko (1940), Joseph vendu par ses frères (1941), Le Supplice de Jeanne d'Arc (1942).
Parallèlement, en tant que Secrétaire général du Théâtre Indigène, il écrit d'autres pièces (inédites également) dépourvues elles de toute préoccupation chrétienne ; elles sont plutôt d'inspiration historique : L'Entrevue de Bondoukou (1939), Boussatié (1940), La Mort de la Princesse Alloua (1941).
En 1953, Kwao Adjoba, la plus populaire de ses oeuvres, est choisie pour l'inauguration de la section théâtre du Cercle Culturel et Folklorique (C.C.F.C.I). Suivent trois pièces : Entraves (1955), La Couronne aux enchères (1956), La Sorcière (1957).
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