Fiche Personne
Cinéma/TV
© Les films de la Caravane
Boubacar Sangaré
Réalisateur/trice
Burkina Faso
© Les films de la Caravane
Facebook : www.facebook.com/boubacar.sangare.946/
Français
Scénariste, réalisateur et chercheur burkinabè, Boubacar Sangaré est un cinéaste, auteur et juriste originaire du Burkina Faso. Formé au droit, spécialisé ensuite dans le droit du cinéma, il développe très tôt une pratique de l'image à la croisée du documentaire et de la fiction, avec une attention particulière aux enjeux politiques, sociaux et mémoriels de son pays et de la sous‑région ouest‑africaine.
Il réalise d'abord plusieurs courts métrages, dont la fiction Au nom de l'amour (2012) et le documentaire Dieu veille sur les vigiles (2013), avant de co‑réaliser avec Gideon Vink le long métrage documentaire Une révolution africaine, les dix jours qui ont fait chuter Blaise Compaoré (2015), chronique de l'insurrection populaire d'octobre 2014 au Burkina Faso. Le film, qui suit au plus près la mobilisation dans les rues de Ouagadougou et les coulisses de la chute du régime, rencontre un important écho au pays-plus de 10 000 entrées en salles-et circule largement dans les festivals et réseaux militants, avec plusieurs dizaines de sélections et projections à travers le monde.
Parallèlement à son activité de cinéaste, Boubacar Sangaré poursuit un travail de recherche et de plaidoyer autour des politiques d'images et de l'économie du cinéma africain. Il met son expertise juridique au service de différents organismes, en particulier comme chargé de mission Coopération Afrique au CNC, puis comme responsable de programmes à TV5Monde Afrique, ce qui lui donne une vue d'ensemble sur la circulation des films entre le continent et l'Europe, sur les conditions de production et sur la manière dont se construisent les regards sur l'Afrique.
En 2023, il signe son premier long métrage documentaire de cinéma en solo, Or de vie, consacré aux vies et aux imaginaires pris dans l'industrie aurifère burkinabè. Le film bénéficie de l'Aide aux cinémas du monde et confirme sa place parmi les voix importantes du documentaire ouest‑africain contemporain. Dans le même mouvement, il développe plusieurs projets de longs métrages de fiction, dont Le nom qu'on te donne et Les dieux délinquants, qui prolongent sa réflexion sur la jeunesse, la violence sociale et les identités en recomposition.
Avec Djeliya, mémoire du Mandé (ou Djéliya, mémoire du Mandingue), road movie documentaire à l'échelle de l'aire mandingue (Mali, Burkina Faso, Côte d'Ivoire, Sénégal), il accompagne le parcours de Sékou Timité, jeune griot en quête d'héritage, et interroge la manière dont une tradition orale pluriséculaire peut se transmettre dans un monde saturé d'images et de flux numériques. Le projet est repéré très en amont : sélectionné à OuiCoprod, à La Fabrique des Cinémas du Monde (Festival de Cannes 2022), puis primé au programme Yennenga Post‑production du FESPACO, avant de connaître sa première mondiale à Visions du Réel. Dans la continuité d'Or de vie, Djeliya, mémoire du Mandé affirme la volonté de Boubacar Sangaré d'articuler travail de terrain, exigence formelle et circulation internationale des récits africains.
Il réalise d'abord plusieurs courts métrages, dont la fiction Au nom de l'amour (2012) et le documentaire Dieu veille sur les vigiles (2013), avant de co‑réaliser avec Gideon Vink le long métrage documentaire Une révolution africaine, les dix jours qui ont fait chuter Blaise Compaoré (2015), chronique de l'insurrection populaire d'octobre 2014 au Burkina Faso. Le film, qui suit au plus près la mobilisation dans les rues de Ouagadougou et les coulisses de la chute du régime, rencontre un important écho au pays-plus de 10 000 entrées en salles-et circule largement dans les festivals et réseaux militants, avec plusieurs dizaines de sélections et projections à travers le monde.
Parallèlement à son activité de cinéaste, Boubacar Sangaré poursuit un travail de recherche et de plaidoyer autour des politiques d'images et de l'économie du cinéma africain. Il met son expertise juridique au service de différents organismes, en particulier comme chargé de mission Coopération Afrique au CNC, puis comme responsable de programmes à TV5Monde Afrique, ce qui lui donne une vue d'ensemble sur la circulation des films entre le continent et l'Europe, sur les conditions de production et sur la manière dont se construisent les regards sur l'Afrique.
En 2023, il signe son premier long métrage documentaire de cinéma en solo, Or de vie, consacré aux vies et aux imaginaires pris dans l'industrie aurifère burkinabè. Le film bénéficie de l'Aide aux cinémas du monde et confirme sa place parmi les voix importantes du documentaire ouest‑africain contemporain. Dans le même mouvement, il développe plusieurs projets de longs métrages de fiction, dont Le nom qu'on te donne et Les dieux délinquants, qui prolongent sa réflexion sur la jeunesse, la violence sociale et les identités en recomposition.
Avec Djeliya, mémoire du Mandé (ou Djéliya, mémoire du Mandingue), road movie documentaire à l'échelle de l'aire mandingue (Mali, Burkina Faso, Côte d'Ivoire, Sénégal), il accompagne le parcours de Sékou Timité, jeune griot en quête d'héritage, et interroge la manière dont une tradition orale pluriséculaire peut se transmettre dans un monde saturé d'images et de flux numériques. Le projet est repéré très en amont : sélectionné à OuiCoprod, à La Fabrique des Cinémas du Monde (Festival de Cannes 2022), puis primé au programme Yennenga Post‑production du FESPACO, avant de connaître sa première mondiale à Visions du Réel. Dans la continuité d'Or de vie, Djeliya, mémoire du Mandé affirme la volonté de Boubacar Sangaré d'articuler travail de terrain, exigence formelle et circulation internationale des récits africains.
English
Burkinabè screenwriter, director and researcher, Boubacar Sangaré is a filmmaker, author and jurist from Burkina Faso. Trained in law and later specializing in film law, he developed early on a practice of cinema at the crossroads of documentary and fiction, with a particular focus on the political, social and memory issues of his country and of West Africa more broadly.
He first directed several short films, including the fiction Au nom de l'amour (2012) and the documentary Dieu veille sur les vigiles (2013), before co‑directing with Gideon Vink the feature‑length documentary Une révolution africaine, les dix jours qui ont fait chuter Blaise Compaoré (2015), which chronicles the popular uprising of October 2014 in Burkina Faso. Following closely the mobilization in the streets of Ouagadougou and the backstage of the regime's fall, the film had a strong impact at home-with more than 10,000 admissions in Burkinabè theatres-and circulated widely in festivals and activist networks, with dozens of selections and screenings around the world.
Alongside his work as a filmmaker, Boubacar Sangaré has pursued research and advocacy on film policy and the economics of African cinema. He has put his legal expertise at the service of various institutions, in particular as Africa Cooperation Officer at the CNC, and later as Programme Officer at TV5Monde Afrique, which has given him an overall view of how films move between the African continent and Europe, of production conditions, and of the ways in which images of Africa are constructed.
In 2023 he directed his first feature documentary for cinemas on his own, Or de vie, devoted to lives and imaginaries shaped by Burkina Faso's gold‑mining industry. Supported by the Aide aux cinémas du monde scheme, the film confirmed his place as one of the significant voices in contemporary West African documentary cinema. At the same time, he has been developing several fiction features, including Le nom qu'on te donne and Les dieux délinquants, which extend his reflection on youth, social violence and identities in transformation.
With Djeliya, mémoire du Mandé (also known as Djéliya, mémoire du Mandingue / Djeliya, Memory of Mandingo), a documentary road movie on the scale of the Mandé area (Mali, Burkina Faso, Côte d'Ivoire, Senegal), he follows the path of Sékou Timité, a young griot in search of his inheritance, and questions how a centuries‑old oral tradition can be transmitted in a world saturated with images and digital flows. The project was identified very early on: selected by OuiCoprod and La Fabrique des Cinémas du Monde (Festival de Cannes 2022), then awarded at FESPACO's Yennenga Post‑Production programme, before its world premiere at Visions du Réel. In continuity with Or de vie, Djeliya, Memory of Mandingo asserts Boubacar Sangaré's determination to combine fieldwork, formal ambition and the international circulation of African narratives.
He first directed several short films, including the fiction Au nom de l'amour (2012) and the documentary Dieu veille sur les vigiles (2013), before co‑directing with Gideon Vink the feature‑length documentary Une révolution africaine, les dix jours qui ont fait chuter Blaise Compaoré (2015), which chronicles the popular uprising of October 2014 in Burkina Faso. Following closely the mobilization in the streets of Ouagadougou and the backstage of the regime's fall, the film had a strong impact at home-with more than 10,000 admissions in Burkinabè theatres-and circulated widely in festivals and activist networks, with dozens of selections and screenings around the world.
Alongside his work as a filmmaker, Boubacar Sangaré has pursued research and advocacy on film policy and the economics of African cinema. He has put his legal expertise at the service of various institutions, in particular as Africa Cooperation Officer at the CNC, and later as Programme Officer at TV5Monde Afrique, which has given him an overall view of how films move between the African continent and Europe, of production conditions, and of the ways in which images of Africa are constructed.
In 2023 he directed his first feature documentary for cinemas on his own, Or de vie, devoted to lives and imaginaries shaped by Burkina Faso's gold‑mining industry. Supported by the Aide aux cinémas du monde scheme, the film confirmed his place as one of the significant voices in contemporary West African documentary cinema. At the same time, he has been developing several fiction features, including Le nom qu'on te donne and Les dieux délinquants, which extend his reflection on youth, social violence and identities in transformation.
With Djeliya, mémoire du Mandé (also known as Djéliya, mémoire du Mandingue / Djeliya, Memory of Mandingo), a documentary road movie on the scale of the Mandé area (Mali, Burkina Faso, Côte d'Ivoire, Senegal), he follows the path of Sékou Timité, a young griot in search of his inheritance, and questions how a centuries‑old oral tradition can be transmitted in a world saturated with images and digital flows. The project was identified very early on: selected by OuiCoprod and La Fabrique des Cinémas du Monde (Festival de Cannes 2022), then awarded at FESPACO's Yennenga Post‑Production programme, before its world premiere at Visions du Réel. In continuity with Or de vie, Djeliya, Memory of Mandingo asserts Boubacar Sangaré's determination to combine fieldwork, formal ambition and the international circulation of African narratives.
Português
Argumentista, realizador e investigador burquinabê, Boubacar Sangaré é um cineasta, autor e jurista originário do Burkina Faso. Formado em Direito e especializado posteriormente em direito do cinema, desenvolveu desde cedo uma prática cinematográfica na encruzilhada entre documentário e ficção, com particular atenção para as questões políticas, sociais e de memória do seu país e da África Ocidental em geral.
Realiza primeiro várias curtas‑metragens, entre as quais a ficção Au nom de l'amour (2012) e o documentário Dieu veille sur les vigiles (2013), antes de co‑realizar, com Gideon Vink, a longa‑metragem documental Une révolution africaine, les dix jours qui ont fait chuter Blaise Compaoré (2015), crónica da insurreição popular de outubro de 2014 no Burkina Faso. A acompanhar de perto a mobilização nas ruas de Ouagadougou e os bastidores da queda do regime, o filme tem um impacto forte no país-mais de 10 000 entradas em salas burquinabês-e circula amplamente em festivais e redes militantes, com dezenas de seleções e projeções em todo o mundo.
Paralelamente ao trabalho de cineasta, Boubacar Sangaré prossegue uma reflexão e um trabalho de defesa em torno das políticas de imagem e da economia do cinema africano. Coloca a sua experiência jurídica ao serviço de diferentes organismos, nomeadamente como responsável pela Cooperação África no CNC, e depois como responsável de programação na TV5Monde Afrique, o que lhe dá uma visão global da circulação dos filmes entre o continente africano e a Europa, das condições de produção e da forma como se constroem os olhares sobre a África.
Em 2023, assina sozinho a sua primeira longa‑metragem documental para o cinema, Or de vie, dedicada às vidas e aos imaginários moldados pela indústria aurífera do Burkina Faso. Apoiando‑se no dispositivo Aide aux cinémas du monde, o filme confirma o seu lugar entre as vozes importantes do documentário contemporâneo da África Ocidental. No mesmo movimento, desenvolve vários projetos de longas‑metragens de ficção, entre os quais Le nom qu'on te donne e Les dieux délinquants, que prolongam a sua reflexão sobre a juventude, a violência social e as identidades em recomposição.
Com Djeliya, mémoire du Mandé (também conhecido como Djéliya, mémoire du Mandingue / Djeliya, Memory of Mandingo), um road‑movie documental à escala da área mandinga (Mali, Burkina Faso, Costa do Marfim, Senegal), acompanha o percurso de Sékou Timité, jovem griot em busca de herança, e interroga a forma como uma tradição oral plurissecular pode transmitir‑se num mundo saturado de imagens e de fluxos digitais. O projeto é identificado muito cedo: selecionado pela OuiCoprod e por La Fabrique des Cinémas du Monde (Festival de Cannes 2022), depois premiado no programa Yennenga Post‑Production do FESPACO, antes de ter a sua estreia mundial no Visions du Réel. Na continuidade de Or de vie, Djeliya, mémoire du Mandé afirma a vontade de Boubacar Sangaré de articular trabalho de terreno, exigência formal e circulação internacional dos relatos africanos.
Realiza primeiro várias curtas‑metragens, entre as quais a ficção Au nom de l'amour (2012) e o documentário Dieu veille sur les vigiles (2013), antes de co‑realizar, com Gideon Vink, a longa‑metragem documental Une révolution africaine, les dix jours qui ont fait chuter Blaise Compaoré (2015), crónica da insurreição popular de outubro de 2014 no Burkina Faso. A acompanhar de perto a mobilização nas ruas de Ouagadougou e os bastidores da queda do regime, o filme tem um impacto forte no país-mais de 10 000 entradas em salas burquinabês-e circula amplamente em festivais e redes militantes, com dezenas de seleções e projeções em todo o mundo.
Paralelamente ao trabalho de cineasta, Boubacar Sangaré prossegue uma reflexão e um trabalho de defesa em torno das políticas de imagem e da economia do cinema africano. Coloca a sua experiência jurídica ao serviço de diferentes organismos, nomeadamente como responsável pela Cooperação África no CNC, e depois como responsável de programação na TV5Monde Afrique, o que lhe dá uma visão global da circulação dos filmes entre o continente africano e a Europa, das condições de produção e da forma como se constroem os olhares sobre a África.
Em 2023, assina sozinho a sua primeira longa‑metragem documental para o cinema, Or de vie, dedicada às vidas e aos imaginários moldados pela indústria aurífera do Burkina Faso. Apoiando‑se no dispositivo Aide aux cinémas du monde, o filme confirma o seu lugar entre as vozes importantes do documentário contemporâneo da África Ocidental. No mesmo movimento, desenvolve vários projetos de longas‑metragens de ficção, entre os quais Le nom qu'on te donne e Les dieux délinquants, que prolongam a sua reflexão sobre a juventude, a violência social e as identidades em recomposição.
Com Djeliya, mémoire du Mandé (também conhecido como Djéliya, mémoire du Mandingue / Djeliya, Memory of Mandingo), um road‑movie documental à escala da área mandinga (Mali, Burkina Faso, Costa do Marfim, Senegal), acompanha o percurso de Sékou Timité, jovem griot em busca de herança, e interroga a forma como uma tradição oral plurissecular pode transmitir‑se num mundo saturado de imagens e de fluxos digitais. O projeto é identificado muito cedo: selecionado pela OuiCoprod e por La Fabrique des Cinémas du Monde (Festival de Cannes 2022), depois premiado no programa Yennenga Post‑Production do FESPACO, antes de ter a sua estreia mundial no Visions du Réel. Na continuidade de Or de vie, Djeliya, mémoire du Mandé afirma a vontade de Boubacar Sangaré de articular trabalho de terreno, exigência formal e circulação internacional dos relatos africanos.
Español
Guionista, director e investigador burkinés, Boubacar Sangaré es cineasta, autor y jurista originario de Burkina Faso. Formado en Derecho y posteriormente especializado en derecho cinematográfico, desarrolla desde muy pronto una práctica del cine en la encrucijada entre documental y ficción, con una atención particular a las cuestiones políticas, sociales y de memoria de su país y de África Occidental en general.
Realiza primero varios cortometrajes, entre ellos la ficción Au nom de l'amour (2012) y el documental Dieu veille sur les vigiles (2013), antes de codirigir, junto a Gideon Vink, el largometraje documental Une révolution africaine, les dix jours qui ont fait chuter Blaise Compaoré (2015), crónica de la insurrección popular de octubre de 2014 en Burkina Faso. Siguiendo de cerca la movilización en las calles de Uagadugú y los entresijos de la caída del régimen, la película tiene un fuerte impacto en el país-más de 10 000 espectadores en salas burkinesas-y circula ampliamente por festivales y redes militantes, con decenas de selecciones y proyecciones en todo el mundo.
Paralelamente a su labor como cineasta, Boubacar Sangaré desarrolla un trabajo de reflexión y de defensa en torno a las políticas de la imagen y a la economía del cine africano. Pone su experiencia jurídica al servicio de diferentes organismos, en particular como responsable de la Cooperación África en el CNC y, más tarde, como responsable de programación en TV5Monde Afrique, lo que le proporciona una visión global de la circulación de las películas entre el continente africano y Europa, de las condiciones de producción y de la manera en que se construyen las miradas sobre África.
En 2023 firma en solitario su primer largometraje documental para cines, Or de vie, dedicado a las vidas y a los imaginarios atravesados por la industria del oro en Burkina Faso. Apoyada por el dispositivo Aide aux cinémas du monde, la película confirma su lugar entre las voces importantes del documental de África Occidental contemporánea. Paralelamente, desarrolla varios proyectos de largometraje de ficción, entre ellos Le nom qu'on te donne y Les dieux délinquants, que prolongan su reflexión sobre la juventud, la violencia social y las identidades en recomposición.
Con Djeliya, mémoire du Mandé (también conocido como Djéliya, mémoire du Mandingue / Djeliya, Memory of Mandingo), un road movie documental a escala del espacio mandinga (Malí, Burkina Faso, Costa de Marfil, Senegal), acompaña el recorrido de Sékou Timité, joven griot en busca de herencia, y se interroga sobre la manera en que una tradición oral pluricentenaria puede transmitirse en un mundo saturado de imágenes y de flujos digitales. El proyecto se identifica muy pronto: es seleccionado por OuiCoprod y por La Fabrique des Cinémas du Monde (Festival de Cannes 2022), luego premiado en el programa Yennenga Post‑Production del FESPACO, antes de tener su estreno mundial en Visions du Réel. En continuidad con Or de vie, Djeliya, mémoire du Mandé afirma la voluntad de Boubacar Sangaré de articular trabajo de campo, exigencia formal y circulación internacional de los relatos africanos.
Realiza primero varios cortometrajes, entre ellos la ficción Au nom de l'amour (2012) y el documental Dieu veille sur les vigiles (2013), antes de codirigir, junto a Gideon Vink, el largometraje documental Une révolution africaine, les dix jours qui ont fait chuter Blaise Compaoré (2015), crónica de la insurrección popular de octubre de 2014 en Burkina Faso. Siguiendo de cerca la movilización en las calles de Uagadugú y los entresijos de la caída del régimen, la película tiene un fuerte impacto en el país-más de 10 000 espectadores en salas burkinesas-y circula ampliamente por festivales y redes militantes, con decenas de selecciones y proyecciones en todo el mundo.
Paralelamente a su labor como cineasta, Boubacar Sangaré desarrolla un trabajo de reflexión y de defensa en torno a las políticas de la imagen y a la economía del cine africano. Pone su experiencia jurídica al servicio de diferentes organismos, en particular como responsable de la Cooperación África en el CNC y, más tarde, como responsable de programación en TV5Monde Afrique, lo que le proporciona una visión global de la circulación de las películas entre el continente africano y Europa, de las condiciones de producción y de la manera en que se construyen las miradas sobre África.
En 2023 firma en solitario su primer largometraje documental para cines, Or de vie, dedicado a las vidas y a los imaginarios atravesados por la industria del oro en Burkina Faso. Apoyada por el dispositivo Aide aux cinémas du monde, la película confirma su lugar entre las voces importantes del documental de África Occidental contemporánea. Paralelamente, desarrolla varios proyectos de largometraje de ficción, entre ellos Le nom qu'on te donne y Les dieux délinquants, que prolongan su reflexión sobre la juventud, la violencia social y las identidades en recomposición.
Con Djeliya, mémoire du Mandé (también conocido como Djéliya, mémoire du Mandingue / Djeliya, Memory of Mandingo), un road movie documental a escala del espacio mandinga (Malí, Burkina Faso, Costa de Marfil, Senegal), acompaña el recorrido de Sékou Timité, joven griot en busca de herencia, y se interroga sobre la manera en que una tradición oral pluricentenaria puede transmitirse en un mundo saturado de imágenes y de flujos digitales. El proyecto se identifica muy pronto: es seleccionado por OuiCoprod y por La Fabrique des Cinémas du Monde (Festival de Cannes 2022), luego premiado en el programa Yennenga Post‑Production del FESPACO, antes de tener su estreno mundial en Visions du Réel. En continuidad con Or de vie, Djeliya, mémoire du Mandé afirma la voluntad de Boubacar Sangaré de articular trabajo de campo, exigencia formal y circulación internacional de los relatos africanos.
Films(s)
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