LA RECHERCHE EN ETUDES THEATRALES CARIBEENNES commence à se développer ces dernières années au croisement des études postcoloniales, des études francophones et des études dramaturgiques et scéniques. Ce domaine suscite un intérêt notable de la part des jeunes chercheurs comme en atteste le nombre croissant de thèses consacrées aux théâtres guadeloupéen et martiniquais. Pour preuve aussi les ouvrages toujours plus nombreux qui paraissent sur les dramaturgies francophones caribéennes et africaines1. Malgré cette effervescence scientifique, le théâtre caribéen reste aujourd'hui encore peu connu du grand public. C'est d'autant plus regrettable que ce théâtre abondant, riche et inventif nous renseigne non seulement sur la société caribéenne mais aussi sur la société française qui lui est étroitement liée. Situé au confluent de plusieurs cultures (créole, africaine, européenne), il est le miroir du monde actuel dans son métissage et sa pluralité et nous donne à voir la rencontre des cultures, des imaginaires et des arts. Il est aussi porteur d'une ouverture à l'autre dans l'exploration d'héritages culturels et artistiques multiples, ce dont témoigne la programmation du Festival d'Avignon 2014 qui fait la part belle au théâtre guadeloupéen. Une dizaine de pièces écrites, mises en scène, jouées ou produites par des artistes guadeloupéens étaient présentes cette année au festival grâce au soutien du Conseil régional de la Guadeloupe.
Tout en parcourant cette programmation 2014, nous dessinerons les orientations esthétiques, artistiques et culturelles des écritures dramatiques et scéniques guadeloupéennes d'aujourd'hui, en lien avec ce qui les a précédées. Plutôt que de retracer l'histoire du théâtre guadeloupéen depuis l'époque coloniale jusqu'à nos jours, nous souhaitons mettre en évidence comment ces spectacles contemporains entrent en résonance avec l'histoire du théâtre antillais des cinquante dernières années, comment les créateurs actuels s'inscrivent dans une filiation avec leurs prédécesseurs mais aussi comment ils innovent, se dissocient du passé pour trouver leur place dans le paysage théâtral contemporain international.
Les dramaturgies antillaises se caractérisent par un intérêt marqué pour l'histoire, la grande et la petite, celle des figures tutélaires, des pères fondateurs (Toussaint Louverture, Dessalines, Ignace, Delgrès), tout comme celle des petites gens, des oubliés de l'histoire. Les dramaturges caribéens n'ont de cesse depuis Aimé Césaire, avec dans son sillage Édouard Glissant et Vincent Placoly, de revisiter une histoire falsifiée, obscurcie, raturée, écrite par d'autres et qu'ils ont par conséquent à cur de réécrire et de se réapproprier, celle des résistances, des révoltes et des révolutions. On pourrait citer les pièces qui ont marqué l'histoire du théâtre caribéen comme La Tragédie du roi Christophe (1963) de Césaire, Monsieur Toussaint de Glissant (1986), ou Dessalines ou La passion de l' indépendance de Placoly (1983), et s'étonner que les dramaturges martiniquais soient en apparence plus prolifiques en la matière que leurs voisins guadeloupéens. Il semble que ce soit davantage les personnages moins connus, moins célébrés, qui aient suscité l'intérêt des dramaturges en Guadeloupe. Le théâtre politique engagé guadeloupéen des années soixante et soixante-dix, souvent créolophone, trouve ainsi ses représentants chez Robert Dieupart, Alex Nabis ou Arthur Lerus et le théâtre du Cyclone avec des pièces comme Nuit blanche (1975) ou Féryé Mawon (1987) qui dénoncent le pouvoir oppresseur de la France, les inégalités sociales et invitent le peuple à se réveiller voire à se révolter.
Les dramaturgies contemporaines guadeloupéennes sont moins chargées politiquement, moins militantes que celles des générations passées mais elles n'en montrent pas moins un intérêt renouvelé pour l'histoire caribéenne, celle des siècles passés mais aussi celle d'aujourd'hui. On remonte ainsi avec Duel d'ombres d'Alain Foix2 à la veille de la Révolution française, lors du duel qui vit s'affronter le Chevalier de Saint George, célèbre escrimeur et musicien guadeloupéen, et le Chevalier d'Éon, homme travesti en femme. Le duo théâtral se veut aussi jouissif que le duel historique car la fougue et le panache de Vincent Byrd Le Sage n'ont d'égal que le talent de Philippe Roy qui interprète la coquette intelligente et charmante que joue le Chevalier d'Éon. C'est ce qui se cache derrière les apparences dans l'intimité d'une âme blessée qui intéresse Alain Foix, fin psychologue et poète, révélateur des secrets d'alcôve. Le dramaturge choisit de faire se rencontrer les deux adversaires dans un salon à la veille du duel : tout en conversant, ils imaginent une mascarade pour déjouer les paris et le piège social dans lequel chacun des deux personnages est enfermé, l'un dans sa condition de "Nègre", l'autre dans sa condition de femme. L'art de la séduction se combine à l'art du paraître à travers masques et travestissements dans l'esprit libertin et baroque de l'époque dont rendent compte les dialogues versifiés, les musiques et les danses inspirées de l'escrime.
Le métissage artistique est caractéristique des dramaturgies contemporaines, comme le prouvent d'autres spectacles présents cette année au festival, notamment Noir de boue et d'obus chorégraphié par Chantal Loïal et sa compagnie Difé Kako 3 qui mettent en mouvement, en sons et en images l'histoire des tirailleurs sénégalais. Quatre danseurs - trois femmes et un homme - se racontent et se rencontrent autour de traditions musicales et chorégraphiques de leur pays respectif : le sabar, rituel sénégalais, côtoie ainsi le gwoka et le bèlè, deux autres rituels de tambour respectivement guadeloupéen et martiniquais. Dans le partage d'un héritage commun musical, chanté et dansé,
ces quatre soldats recouvrent une humanité confisquée et une fraternité qui les aident à endurer l'épreuve de la guerre et de la mort. La marche militaire rigide et disciplinée réactive la mémoire corporelle et culturelle pour permettre à ces hommes engagés dans un combat qu'ils n'ont pas choisi, et coupés de leur patrie, de se libérer par la danse, de se retrouver, soi-même et avec l'autre. Les corps sont tantôt brutalement projetés au sol, tantôt statufiés ou condamnés aux mêmes gestes mécaniques répétés ; sans cesse, ils tombent, se relèvent pour se percuter violemment ou au contraire se soutenir et s'élancer à nouveau. Les jeux d'ombres et les projections vidéos d'images de guerre, tout comme le montage sonore construit autour d'archives (extraits de dialogues de films documentaires ou fictionnels, lettres de guerre) nous plonge dans la vie quotidienne de ces soldats dont les chants traditionnels africains et caribéens nous ramènent à la terre qu'ils ont dû quitter mais qu'ils portent en eux. Noir de boue et d'obus est un hommage rendu aux soldats venus des Antilles, de l'Afrique noire, du Maghreb, de Madagascar qui ont lutté pour la libération de la France sans être reconnus et remerciés pour leur courage et leur sacrifice. C'est aussi et surtout une célébration de la fraternité et du lien fort à l'Afrique mère à travers le tambour, instrument hautement symbolique dans la culture caribéenne, ce lien primordial à "l'Afrique collée à la chair du nègre comme une carapace" pour citer le romancier haïtien Jacques Stephen Alexis dans Compère général Soleil.
Le théâtre guadeloupéen est en prise directe avec l'histoire et la société européenne contemporaine, avec l'actualité, celle de la commémoration du centenaire de la Première Guerre Mondiale comme celle de la coupe du monde de football. Le Temps suspendu de Thuram de Véronique Kanor, pièce mise en scène par Alain Timár 4, s'inspire de la figure mythique de Lilian Thuram pour interroger les "mythologies actuelles de Guadeloupe", titre du projet de la scène nationale L'Artchipel de Guadeloupe qui a pour objectif de sonder les mythes antillais et leur rôle dans l'élaboration d'une identité caribéenne. Le sport, et le football plus particulièrement, est indubitablement l'un de ces mythes modernes que l'écrivaine guadeloupéenne scrute avec humour dans une pièce poétique et philosophique qui met en scène un cinquantenaire assis devant son poste de télévision et qui traverse une crise existentielle en regardant la victoire de Thuram, homme fait Dieu pendant la coupe du monde de 1998. À partir d'un phénomène de société planétaire, l'auteure pose ainsi des questions sociales et identitaires antillaises en explorant les effets du médium télévisuel.
Le théâtre permet aux spectateurs de voir et de s'interroger sur la société antillaise en mettant en scène le quotidien sur des modes comiques ou dramatiques. Domino, comédie mise en scène par Laurent Tanguy 5, aborde la question de la rencontre des sexes, des races et des cultures à travers le couple d'un métropolitain et d'une Antillaise : il aime le soleil, le rock et la tranquillité alors qu'elle préfère l'ombre, le zouk et invite sa mère tous les week-ends. La famille et notamment les tensions familiales, déclarées, avouées ou sous-jacentes, non dites, sont au cur des préoccupations dramaturgiques guadeloupéennes contemporaines. Le théâtre antillais n'a en effet de cesse d'explorer les dysfonctionnements sociaux et familiaux, comme en atteste la pièce de Frantz Succab Un archipel de solitudes mise en scène par José Jernidier 6. Trois frères qui ne se sont pas revus depuis la mort de leur mère cinq ans auparavant se donnent rendez-vous dans la maison familiale. Ils ont chacun des trajectoires divergentes : tandis que Pat et Tik sont restés au pays, le cadet Dolor est parti de l'autre côté, c'est-à-dire en Métropole. Ils vont remonter dans le passé et aller fouiller les vieilles blessures, les vieilles rancunes, brisant le silence et révélant le secret qui les sépare. Le titre très poétique choisi par Succab pour sa pièce peut être perçu comme une métaphore de l'éparpillement, de l'individualisme que peuvent générer l'insularité et l'exil ; c'est aussi une invitation à recréer le lien, la solidarité malgré tout entre les membres d'une même famille, d'une même île.
En miroir de ce trio masculin qui fait se confronter trois frères, on trouve un duo féminin qui met face à face deux amies dans La Faute à la vie de Maryse Condé 7, pièce également mise en scène par José Jernidier, collaborateur de longue date de l'écrivaine guadeloupéenne. On retrouve des problématiques similaires à la pièce de Succab avec la remémoration du passé, les règlements de compte, les blessures d'orgueil : la colère mais aussi la tendresse unissent ces deux femmes, surs et rivales dont l'amitié et la complicité se voient menacées par le souvenir d'un homme qu'elles ont toutes deux aimé sans jamais se l'avouer l'une à l'autre. Maryse Condé est une figure importante de la littérature guadeloupéenne et qui plus est de la littérature féminine noire qui est mise doublement à l'honneur cette année au festival. Condé est l'une des premières auteures antillaises à avoir été reconnue internationalement, notamment par le monde universitaire américain où elle a enseigné la littérature caribéenne dans de prestigieuses universités. Plus connue pour ses romans que pour ses pièces, elle est pourtant l'auteur d'une dizaine de pièces qui abordent des questions sociales, familiales, et interrogent les rapports de pouvoir entre hommes et femmes ainsi qu'entre classes sociales et raciales. Condé a passé une partie de sa vie en Afrique de l'Ouest comme en atteste son autobiographie adaptée pour la scène par Eva Doumbia, metteuse en scène et comédienne franco-ivoirienne : La Vie sans fard 8 nous donne à voir, à travers un montage d'extraits, la rentrée dans la vie de femme, de mère et d'écrivaine de Maryse Condé au moment des indépendances africaines. Ce théâtre féminin offre la possibilité d'explorer quelle place la femme antillaise occupe dans la société notamment dans son rapport au couple et à la maternité.
Des générations de dramaturges antillaises se succèdent aujourd'hui dans le sillage de Maryse Condé : on peut citer Ina Césaire, Gerty Dambury, Michèle Montantin tout comme de jeunes auteures, telles Gaël Octavia et Pascale Anin. Ces dramaturges adoptent bien souvent une une perspective féminine et féministe qui touche à l'intime, comme le confirme la pièce de Magalie Solignat et de Charlotte Boimare Touche-moi 9 qui nous fait pénétrer dans la psyché de Rosa Moi, professeur de piano en prise à des angoisses. Complexée, humiliée par une mère asphyxiante, elle règle ses comptes à la société et la famille dans un monologue éclaté qui répercute des voix multiples. Au milieu d'une piste de cirque éclairé d'un néon bleu, Rosa, jouée par deux comédiennes vêtues de petites robes vichy et qui ne sont autres que les auteures de la pièce, dialoguent avec de nombreux personnages croisés sur sa route, dans un jeu vertigineux de miroir et de dédoublement.
Il est une autre orientation du théâtre guadeloupéen contemporain manifeste dans la programmation 2014 du festival d'Avignon, celle d'un théâtre hybride qui entremêle des poétiques scéniques et esthétiques plurielles. Ce théâtre revendique un héritage culturel ancestral où l'oralité, la musique de tambour, la danse, les rituels séculaires et religieux (carnaval, vaudou, léwòz) font la part belle au corps et à la gestuelle. L'Épreuve de Virjilan de Gilbert Laumord10 explore les traditions orales, musicales et chorégraphiques créoles guadeloupéennes et haïtiennes tandis que les accents de jazz se mêlent aux accents mélodiques caribéens. Le rara haïtien11 fusionne avec le léwòz guadeloupéen (rituel de tambour) à travers la joute verbale et physique de deux représentants de l'oralité créole et des croyances magico-religieuses : Majò Jòn et Mofwaz le Mofwazé nous font voyager d'une île à l'autre de la Caraïbe dans les méandres de ses cours d'eaux, de ses volcans, et de ses contes et légendes. Ils se métamorphosent, échangent leur rôle en échangeant leur chapeau tout en nous racontant les épreuves endurées par Virjilan, maître
des tambours et garant de la tradition, qui se présente pour succéder à Vyé Madanm-la, alias la Soufrière, déesse du feu.
Le comédien guadeloupéen Gilbert Laumord est aussi l'un des comédiens de Ô vous frères humains, texte d'Albert Cohen adapté et mis en scène par Alain Timár12 qui sonde l'humaine condition à travers l'intolérance et l'ostracisme. Sur scène, trois acteurs de tailles, de couleurs de peau et d'origines différentes, trois âges de la vie et trois regards portés sur un même événement, celui d'un traumatisme vécu par Cohen à l'âge de 10 ans. Insulté, humilié par un camelot qui refuse de lui vendre un bâton de détachant, l'enfant se fait traité de "sale juif" et chassé de la foule de badauds attroupés dont pas un ne prendra sa défense. Il se voit alors confronté à la honte, à l'incompréhension face à la brutalité et à la méchanceté du monde adulte ; rejeté par une France qui l'a accueilli en tant qu'immigré grec, il ne sait plus qui est ce pays qu'il vénère en secret et à qui il chante son amour de "serviteur étranger de ta langue". Les voix de Gilbert Laumord, Albert Camus et Issam Rachyqahrad, tous trois sobrement vêtus de costume noir et chemise blanche, se relaient et se font écho dans une narration émouvante, drôle et grave à la fois pour nous faire pénétrer dans les méandres de la psyché de l'enfant et du vieil écrivain qui le/se regarde. Le dispositif scénographique, bien que très simple, est particulièrement effectif : trois panneaux recouverts de papier peint défraîchi aux roses fanées, symboles du passé et de l'enfance piétinée (car ce sont des roses que l'enfant offre au camelot dans une insouciance innocente), figurent d'abord les trois murs d'une chambre où Cohen, parvenu au seuil de la vie, regarde derrière lui ; ces panneaux progressivement s'ouvrent et se déploient dans une diagonale qui coupe l'espace en deux mais projettent aussi vers l'infini, l'au-delà, peut-être celui de pardon auquel invite Cohen à la fin de la pièce. Cohen/Timár parviennent à dépasser la question de l'antisémitisme et de la peur de l'autre en ouvrant à une humanité réconciliée avec elle-même.
L'humaine condition est aussi au cur de Boesman et Lena du Sud-Africain Athol Fugard13 mise en scène par Philippe Adrien avec des comédiens guadeloupéens et camerounais. Dans une atmosphère apocalyptique, alors que le soleil a disparu et que la fumée masque les débris d'un monde en ruines, un couple erre de bidonville en bidonville, chassé par des propriétaires terriens. Nous sommes en Afrique du sud du temps de l'apartheid. Boesman et Lena se haïssent mais ne parviennent pas à se séparer car c'est lui qui connaît la direction et elle qui lui sert de souffre douleur. Lena est un vrai moulin à paroles : elle danse auprès du feu en chantant, alors que lui se tait, tout absorbé à la construction d'une bicoque de fortune en tôle et en toile. Pour oublier la misère, il boit et parfois il la bat afin de ressentir l'humanité qu'il a perdue; il ne ressent plus rien quand il se frappe alors que son corps à elle peut encore pleurer. Un autre pauvre hère s'approche de leur campement en quête de chaleur humaine, d'eau, de réconfort. Lena le recueille comme elle a recueilli le chien qui ne les a pas suivis le matin où ils ont dû quitter précipitamment leur ancien abris. Bien qu'il ne parle pas la même langue, elle se confie à cet étranger et lui raconte l'histoire de sa vie, les violences verbales et physiques infligées par un mari qui se venge des discriminations et injustices dont il est lui même victime. Déchets humains, réduits à manger les détritus des blancs qui les rejettent une fois qu'ils n'ont plus besoin d'eux, ces hommes et femme ravalés au rang de chiens errants, incarnent l'humanité bafouée, humiliée mais debout.
Ce panorama des spectacles guadeloupéens joués au festival Avignon en juillet 2014 que nous venons de dresser met en évidence la dimension pluriculturelle de la création théâtrale guadeloupéenne : la Guadeloupe est représentée par des artistes travaillant avec des metteurs en scène, des compagnies, des comédiens qui ne sont pas nécessairement guadeloupéens, autour de problématiques qui ne sont pas spécifiquement caribéennes. La Guadeloupe entre ainsi en dialogue avec Haïti, l'Afrique du sud, l'Afrique du Nord et de l'Ouest. On assiste à un brassage des cultures, à une ouverture à l'autre, à l'ailleurs qui caractérise cette programmation 2014. Le désir de partager, d'échanger, de s'ouvrir à la différence estmanifeste dans cette création théâtrale guadeloupéenne contemporaine qui invite à la tolérance, au respect, à l'enrichissement mutuel. L'Afrique, l'Europe, la Caraïbe se rencontrent et dialoguent tandis que se font écho des expériences humaines universelles (exclusion, racisme, antisémitisme). Ce qui est aussi remarquable dans cette programmation guadeloupéenne, c'est le mélange des arts, des langages, des esthétiques : le verbe et la voix se conjuguent aux mouvements des corps et la parole à la musique, à la danse, dans une approche pluridisciplinaire du théâtre conçu comme un art poreux qui accueille en son sein des poétiques et des esthétiques plurielles.
1 - on peut notamment citer deux ouvrages de référence sur la question: Stéphanie Bérard, Théâtres des Antilles. Traditions et scènes contemporaires, Paris, L'Harmattan, coll. Images plurielles, 2009. S. Chalaye et S. Bérard (éd.), Émergences Caraïbes: une création théâtrale archipélique, Africultures, nº 80-81, 2010.
2 - La pièce d'Alain Foix Duel d'ombres a été jouée au Théâtre de l'Albatros avec Vincent Byrd Le Sage dans le rôle du Chevalier de Saint George et Philippe roy dans celui du Chevalier d'Éon.
3 - Noir de boue et d'obus de Chantal Loïal a été joué au Théâtre Golovine.
4 - Le Temps suspendu de Thuram de Véronique Kanor est une pièce mise en scène par Alain Timár et jouée au Théâtre des Halles avec Dominink Bernard et ricky Tribord.
5 - Domino de Laurent Tanguy avec Laurence Joseph et Laurent Tanguy a été joué au Théâtre Bô.
6 - Un archipel de solitudes de Frantz Succab est une pièce mise en scène par José Jernidier avec Harry Baltus, Dominik Bernard, Joël Jernidier; elle a été présentée au collège de la Salle.
7 - La Faute à la vie de Maryse Condé est une pièce mise en scène par José Jernidier avec Firmine richard et Simone Paulin, et qui a été jouée à la Chapelle du Verbe Incarné.
8 - La Vie sans fard, roman de Maryse Condé adapté et mis en scène par Eva Doumbia, a été joué à la Chapelle du Verbe Incarné.
9 - Touche-moi de et avec Charlottes Boimare et Magali Solignat est une pièce mise en scène par Philippe Beyhedt et jouée au Théâtre Espace roseau.
10 - L'Épreuve de Virjilan de et avec Gilbert Laumord a été joué au Collège de la Salle avec Miracson Saint-Val et Jocleyn Ménard.
11 - Le rara est un carnaval rural qui a lieu les quarante jours précédents Carême pendant lesquels des groupes de musiciens traversent les villages en entraînant la population derrière eux.
12 - Ô vous frères humains est une pièce adaptée du roman d'Albert Cohen et mise en scène par Alain Timár. Elle a été jouée au Théâtre des Halles avec Gilbert Laumord, Albert Camus et Issam rachyqahrad.
13 - Boesman et Lena est une pièce d'Athol Fugard mise en scène par Philippe Adrien. Elle a été jouée à la Chapelle du Verbe Incarné avec Filip Calodat, Chrsitian Julien, Nathalie Vairac et Tadié Tuéné.///Article N° : 13158


