Afropéanisme, identités frontalières et afropolitanisme

Penser les nouvelles circulations

Quelques années avant que Léonora Miano ne réinvente le concept d’afropéanisme, Achille Mbembe faisait paraître dans Africultures une tribune à propos de l’Afropolitanisme 1. Ce concept, développé ensuite dans son essai Sortir de la grande nuit (La découverte, 2010), évoque – entre autres – une certaine vision du cosmopolitisme. Défini par Mbembe comme une « sensibilité culturelle, historique et esthétique » (AFr, p. 3), il désigne une façon d’être dans le monde contemporain.

CETTE PLURALITE CULTURELLE est au cœur des réflexions portées par Léonora Miano (théorisées notamment dans son ouvrage Habiter la frontière 2) : « J’écris dans l’écho des cultures qui m’habitent: africaine, européenne, africaine américaine, caribéenne. » nous dit-elle. Elle défend le concept d’identité frontalière, notion qui recoupe à la fois une préoccupation identitaire, un positionnement dans un monde en mouvement ou encore une volonté esthétique. Son afropéanisme se construit sur la même dynamique de frontière. Non plus ligne de rupture mais espace d’accolements celle-ci est le lieu de naissance de sujets culturels complexes, nourris par leurs parcours individuels internationaux : afrodescendants arrivés ou nés en Europe. Ils appartiennent aux deux continents sans que cela leur coûte l’abandon, ou le rejet de leur africanité (HLF, p. 84). On pourrait dire de l’afropéanisme de function verif_etape(){ if( document.log_review.afc_login.value == "" ){ alert('Vous devez saisir votre identifiant !'); document.log_review.afc_login.focus(); return false; } else if( document.log_review.afc_mdp.value == "" ){ alert('Vous devez entrer votre mot de passe !'); document.log_review.afc_mdp.focus(); return false; } }

Partager :

Laisser un commentaire