Bétoule Fekkar-Lambiotte, l’Islam au cœur

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Journaliste française de parents algériens, Sabrina Kassa vient de publier Nos ancêtres les chibanis ! Portraits d’Algériens arrivés en France pendant les Trente Glorieuses (1). Ce livre passionnant retrace le parcours d’intégration de huit hommes et femmes différents : anciens ouvriers, mères au foyer, commerçants, institutrice… tous engagés dans la vie sociale, la vie de leur quartier à Paris, Dunkerque ou Grenoble. « Un engagement pas toujours facile et assez rare qui leur a demandé de s’affranchir du regard de l’autre, écrit l’auteure. […] Si je veux donner plus de sens à cette migration, c’est aussi pour mettre un terme aux clichés qui, après avoir enfermé les chibanis ( » les vieux » en arabe dialectal) dans une vision réductrice de leur identité, touchent maintenant les » beurs » ». L’un des portraits de ce livre est celui de Bétoule Fekkar-Lambiotte dont nous publions ici de larges extraits.

Bétoule Fekkar-Lambiotte est musulmane. Elle n’est pas bigote, sûrement pas soumise et on ne trouve chez elle nulle trace de folklore. Être musulmane, c’est sa façon à elle de croire que l’homme n’est pas forcément un loup pour l’homme et que l’universel est à la portée de chacun. Quant à savoir si la religion, et plus particulièrement celle du Coran, n’est faite que pour les hommes, avec un petit h, et justifie la domination des femmes, Bétoule invite à faire un pas de côté. À prendre de la distance avec le texte sacré, en le replaçant dans son histoire. L’islam est une spiritualité, pas un mode d’emploi. D’après cette soufie2, rien n’empêche – et au contraire tout impose – de relire cette religion, de l’adapter à la vie moderne. Entendez par là aux sociétés où « les femmes sont tout aussi savantes que les hommes » et où les espaces sociaux sont « ouverts » à tous. Un discours qui ne plaît ni aux fondamentalistes musulmans ni aux laïcards dont les poils se hérissent dès qu’ils entendent le mot « islam ».
Prise entre deux feux – une posture qui lui va bien finalement. Presque une marque de fabrique. Fille d’un couple mixte franco-algérien, elle a grandi dans l’Algérie coloniale en bénéficiant des privilèges de la nationalité française. Elle a vu, sans les subir, la ségrégation, le racisme, l’humiliation quotidienne des « indigènes musulmans non naturalisés ». Son engagement pour la cause algérienne en est, du coup, d’autant plus remarquable. Sa vie était confortable, rien ne l’obligeait à prendre des risques. Si ce n’est son goût pour la justice. Nationaliste envers et contre tous, la guerre ne l’a pas épargnée. La femme est robuste, la torture lui écorchera tout de même l’âme et le corps. Ensuite, tout va s’enchaîner très vite : la fin de la guerre, le chaos, l’émigration, le décrochage politique vis-à-vis du FLN3.
Son engagement se fera plus discret par la suite, plus laborieux. Les questions d’éducation seront au centre de ses préoccupations. De la banlieue parisienne à Dakar. À la fin des années 1990, la création d’un islam de France, affranchi des règles archaïques, deviendra son ultime bataille. Car elle est convaincue que, une fois encore, le sort des musulmans en Algérie et ailleurs, se joue ici, en France.
Son histoire, Bétoule la maîtrise seulement aujourd’hui. Dans un français parfait aussi chic que son décor de l’Île Saint-Louis, où les antiquités asiatiques côtoient les livres d’art africain, elle la raconte à un rythme lent et régulier. Elle rédige depuis un an ses Mémoires, commencés avant une grave opération à cœur ouvert. Le titre est déjà trouvé : La Double Présence. Clin d’œil au livre culte du sociologue Abdelmalek Sayad (élève de Bourdieu), La Double Absence, qui a si bien expliqué le terrible entre-deux dans lequel l’immigration algérienne se débat.
Double, le concept phare de cette femme douce et raide. Ouverte et orgueilleuse à la fois. Changer de registre, de langue, de code, passer sans heurt de l’un à l’autre, la fillette prénommée Bétoule par son grand père – « le surnom donné à la Vierge en hommage à sa loyauté et à sa droiture » – a passé son enfance à pratiquer cet exercice. À passer les frontières. Elle est le fruit d’un mariage mixte, « le premier de tout l’Ouest oranais », entre Albertine Binder, une Alsacienne franco-allemande, et Mohammed Fekkar, un Algéro-Marocain.
L’éducation d’une soufie
Son éducation est double. Un jour à table, à l’européenne, avec couteau et fourchette, tenue stricte. Un autre sous la discipline de la tradition arabe, aux multiples codes sociaux. « J’apprends à parler avec les yeux. D’un regard mon grand-père me congédie. » Dans les deux cas, la fermeté est de mise. Et la rébellion bannie. « Je reçois de ces raclées ! » Mais Bétoule remercie aujourd’hui sa famille. De quoi au juste ? « De m’avoir fait intérioriser la rigueur. Il y a les choses qui se font et les choses qui ne se font pas. Ca ne se discute pas. Je crois que cette même colonne vertébrale existe dans les deux éducations. » Transgresser les règles est, en effet, un travail de spécialiste. L’improvisation dans ce domaine est le pire ennemi. Bétoule ne l’affiche pas, mais son histoire montre qu’elle sait mieux que quiconque franchir les lignes, avec méthode, en cas de nécessité.
Bilingue de naissance, le passage d’une langue à l’autre, d’un monde à l’autre, ne la perturbe pas. Intérieurement, c’est « la joie ». À l’extérieur, en revanche, le conflit est frontal. « Quand je parle arabe à l’école française, je reçois des gifles. Mais ça ne dure pas. Je comprends assez rapidement que c’est interdit. » D’un camp à l’autre, elle traverse aussi les frontières de l’école. Enseignement A pour les colons et les fils de caïds, enseignement B pour les indigènes. Le premier est de bonne qualité, le second médiocre et rapide, « pour devenir berger ou artisan ». À l’âge de passer le certificat d’études, ses parents choisissent pour Bétoule la nationalité française, comme sa mère, afin de la faire passer dans l’enseignement A. Elle découvre alors que le monde des A est très froid. « Je n’ai pas de copines françaises. » Alors que celui des B est vibrant. « Dès que je peux, je file au quartier arabe voir mes copines. C’est tellement amusant. On fabrique des poupées avec des chiffons, on danse dans la rue, pieds nus… »
Ces escapades se font avec son grand frère, Hamdane, son « dieu ». La seule personne à laquelle elle obéit volontiers. Il l’entraîne à faire les quatre cents coups : filer à la piscine en cachette à l’heure de la sieste, vivre dans l’insouciance, le jeu… Il l’initie à la politique. Son frère est nationaliste. « C’est lui qui m’ouvre les yeux sur les inégalités sociales. » La surexploitation des ouvriers dans les grandes cultures céréalières coloniales de Saïda, les flagellations des récalcitrants, la misère. Pour les préparatifs de la manifestation du 8 mai 1945 de Sétif, son frère alité lui demande de le remplacer au dernier moment. Sa mission : « Transporter un carton de tracts, sans rien dire. Je sais qu’il ne faut pas poser de questions. » Hamdane est gravement malade. Il meurt peu de temps après de congestion intestinale. Il a 19 ans. Un drame. « Je suis restée pendant huit jours dans la buanderie de la maison, recroquevillée sur mon chagrin. » Elle fait son deuil en silence. Elle a 15 ans. Le monde de l’enfance s’arrête. « Avec la mort de mon frère, il y a un avant et un après. »
Cette mort entraîne d’autres chambardements. Sa mère, détruite par cette disparition, cherche un palliatif. Elle adopte peu après Boubakar, un petit garçon noir. L’enfant, accompagné de sa sœur Mimouna et de ses parents, mendiait dans la rue « pour leurs maîtres, leurs seigneurs ». La sécheresse et la misère dans le Sud faisaient refluer vers le nord les familles. Et leurs « esclaves », avoue Bétoule, un peu gênée. « Mes parents indemnisent les seigneurs qui continuent à marcher vers le nord, et gardent la famille noire. » Boubakar passe sa vie auprès des parents de Bétoule. Il habite encore aujourd’hui dans la maison familiale avec femme et enfants. Mimouna a longtemps secondé Bétoule, jusqu’à son départ en France.
La torture et l’expérience de l’humiliation
En avril 1956, la militante se fait prendre. « Je me fais arrêter pour des raisons un peu bêtes : je n’ai pas pris de nom de guerre. » C’est l’arrestation d’un agent de liaison portant sur lui un message pour « Bétoule », un prénom peu courant qui l’a dévoilée, le jour de la grève générale lancée par le FLN pour mesurer son impact dans la population. « Avril 1956, c’est le ramadan, c’est aussi les vacances de Pâques. À l’époque, je n’habite pas un quartier particulièrement arabe, plutôt fifty-fifty, ce qui m’est très utile pour éviter les rafles. Je suis sur le balcon de mon appartement, je jeûne, j’attends l’appel du muezzin, lorsque je vois arriver des half-tracks qui bouchent les deux extrémités de la rue. Les flics déboulent, sautent à terre à toute vitesse, et quand je les vois s’engouffrer dans mon immeuble, je me dis :  » Ouh là là, ça doit être un militant important !  » Je réalise au moment où ils forcent ma porte que c’est moi. » Elle est plaquée dans l’entrée, la mitraillette pointée sur la poitrine. Son nouveau-né hurle dans son berceau, la panique et les cris envahissent l’appartement. Paris vient de signer les pleins pouvoirs à l’armée. Le moindre faux pas et c’est l’irréparable. Bétoule arrive miraculeusement à convaincre un militaire de laisser partir Mimouna avec sa fille.
La perquisition commence. Opération « tout foutre en l’air ». Les livres aspergés de farine et d’huile, salis de pétrole, les matelas et les coussins éventrés. Finalement les militaires découvrent des « preuves » : sa carte d’adhérente au parti communiste datant des années de lycée. Et des pièces plus gênantes : une copie de la déclaration des non-alignés de Bandung4 et la charte du FLN. Convaincus de tenir un gros poisson, les militaires l’emmènent à l’ancienne préfecture, un lieu connu pour ses sous-sols.
Elle nie. « Des Bétoule, j’en connais plein. Communiste, ça date du lycée. Le mouvement nationaliste, je m’y intéresse dans le cadre de ma thèse en histoire contemporaine. Mais comment… Mais voyons ! » Bref, du baratin. Ses justifications ne convainquent personne et elle est battue, surtout à la tête, régulièrement interrogée pendant quatre jours. Du pain comme seul repas et de l’eau sale en guise de café. Ses nerfs craquent quand ils lui montrent son marchand de légumes complètement défoncé par les coups. Mais elle ne dénonce personne. Elle sait bien ce qui l’attend sinon. « Beaucoup de militants sont devenus harkis5 après être passés par la torture. »
Au petit matin du cinquième jour, vers 4 heures, les militaires la libèrent. « Ils me font sortir avant la fin du couvre-feu. Je suis pieds nus. Comme je sais que les militaires tirent dans le dos, sous prétexte de fuite, je reste assise près du portail de la sous-préfecture. Il y a un flic qui me donne des coups de pied en me disant :  » Allez, lève-toi, va-t-en !  »
Quelques heures plus tard, elle convainc un taxi de l’accompagner chez elle. « La, la, ourti6, je ne veux pas de problème. » Il finit par accepter une course à crédit. « L’ironie de l’histoire : c’est ma voisine, une femme de flic, qui m’a payé la course. Après, elle m’a fait une tasse de café et m’a simplement dit :  » je suis contente que vous soyez revenue saine et sauve.  »
Le coup d’État de trop
[…] Elle se retrouve à Paris de 1963 à 1966, conseiller culturel de l’Ambassade d’Algérie. Sa mission : gérer les accords de coopération culturelle, scientifique et technique. Elle trie les propositions des « pieds-verts », les coopérants français, en fonction des besoins des collèges et lycées en Algérie. Elle choisit aussi des conseillers techniques pour les ministres. Et ils sont nombreux. L’Algérie est à ce moment-là le pays des rêves les plus fous.
Le coup d’État militaire de Houari Boumedine, le 19 juin 1965, sonne la fin de la « récréation ». Bétoule est gênée. Que faire ? Elle reconnaît que les premières années de l’Indépendance ont provoqué la zizanie. Il est indispensable de remettre de l’ordre dans les affaires de l’État. « Les administrations, c’est n’importe quoi. Et les postes les plus prestigieux sont occupés par des pieds-verts. » Il y a ressentiment justifié. Mais tout ça ne mérite pas un coup d’État. Elle fait alors quelques compromis, puis décide de tout arrêter. Elle tourne la page, cesse de soutenir le FLN et se marie en septembre 1956 avec un pied-vert, Maurice Lambiotte, chercheur en nutrition au CNRS.
Séparer le bon grain de l’ivraie
Elle rend ensuite visite au ministère de l’Éducation nationale français, fait valoir sa nationalité française et demande une affectation en Seine-Saint-Denis, « par choix », pour pouvoir s’occuper des enfants d’immigrés, Algériens entre autres. « Pour moi la France, et je parle au présent, c’est Voltaire, Balzac, la France de Malraux, de Montaigne, de Montesquieu. » N’y a-t-il pas une contradiction entre son nationalisme algérien et cette identité française ? Un risque de schizophrénie ? « Cette dichotomie a existé quand je suis arrivée en France. Les premières années, je considérais que la partie algérienne ne regardait que moi et je me suis adaptée à la partie française. » Petit à petit, elle a assumé « sans agressivité » la multiplicité de son identité. À l’instar de la paysanne vivant en ville ou de la Polonaise habitant en France… « Combien y a t il en France de Français purs ? », ajoute-t-elle en riant en guise d’ultime réponse.
Le secret de sa formule tient à l’estime accordée aux différents « morceaux » qui la composent. La France ? « Quand j’étais jeune, c’était pour moi un pays mythique sur lequel j’avais placardé des valeurs de liberté, d’égalité – même si je savais très bien qu’elles n’étaient pas tout à fait réalisées -, de fraternité et surtout de laïcité. C’est ce qui me manquait le plus quand j’étais en Algérie. Nous étions des  » indigènes musulmans non naturalisés « . C’était comme porter une étoile jaune. » Son idée de la France n’était pas entachée par son expérience algérienne car elle a toujours refusé de confondre l’Algérie colonisée et la France.
Et sa partie algérienne ? « C’est un peuple extraordinaire, d’une force vitale, hors du commun, qui résiste à tous les malheurs. C’est mon pays, j’aime être considérée comme algérienne et je reste passionnée par le devenir de ce peuple. Cette identité, je l’ai payée trop cher pour l’abandonner. En Algérie aujourd’hui, le plus grand ennemi, ce n’est pas le pouvoir des généraux, c’est la mentalité de tout un pays qui vit avec une interprétation étroite et ridicule de sa religion, faite de survivances de coutumes archaïques. Le nouvel islam viendra de France, j’en suis sûre. C’est ici que nous pouvons batailler. Là-bas, dans tout le Maghreb, la répression est trop forte. »
La religion de l’intérieur
Pour Bétoule, l’islam, « la religion de l’universalité », est le lien qui lui permet de souder toutes ses parties, de trouver  » une cohérence « . Dans le Coran, il y a deux parties : les sourates mecquoises qui sont d’une grande spiritualité et celles où le Prophète a dû légiférer pour organiser la cité. » Celles-là doivent être examinées d’un œil historique, pour ne pas dire critique. « Comment peut-considérer la condition de la femme à une époque où l’on enterrait des petites filles vivantes parce qu’elles ne pouvaient pas porter d’armes ? » Il devient du coup absurde d’imposer des règles, très brutales, que seule la nécessité pouvait expliquer. « Les temps modernes réclament une relecture du Coran. Ce qui a été fait par l’homme, l’homme peut très bien le défaire. Il faut distinguer la révélation coranique de la « loi islamique ». »
Bétoule est très croyante, très pratiquante. Son pèlerinage à La Mecque fut « une aventure extraordinaire ». Mais, pour elle, c’est une histoire strictement personnelle. « Toute la force de l’islam vient justement de ce que la foi est en soi. » Elle se voile entièrement pour prier. Et, une fois la prière terminée, elle enlève son voile pour vaquer à ses occupations. L’imposer en public est « un peu un manque de respect vis-à-vis de la majorité ». Elle pense que cette affaire de voile7 est un piège dans lequel les jeunes filles en quête d’identité sont tombées. Piège tendu par les politiques et les médias, assurés de tenir là un sujet à scandale en surfant sur un sentiment antimusulman, très banalisé depuis le 11 septembre 2001. Piège alimenté aussi par des machos pour qui la religion est un argument de plus pour dominer les femmes.
L’islam en France
La première personnalité politique à lui avoir demandé de travailler sur l’islam « pour y voir clair », c’est Georgina Dufoix. Elle est sollicitée plus tard par Jean-Pierre Chevènement, alors ministre de l’Intérieur, pour participer en tant que personne qualifiée (la seule femme) à la création du Conseil français du culte musulman (CFCM). Elle quitte le groupe le lendemain des premières élections. « Je suis restée trois ans et demi. Je suis partie parce qu’il n’y avait pas de débat. Il ne s’agissait pas de l’islam mais d’une institution de représentation, dans son tout petit sens. » Toutefois, elle ne regrette pas cette expérience. Ce conseil officialise la présence des musulmans dans l’Hexagone. Mais ce CFCM avait et continue d’avoir un énorme défaut : c’est un moyen de gérer l’islam en France, « dans le meilleur des cas », non de créer un islam de France. (…)
Elle démissionne du CFCM en février 2003. Elle ne renonce pas pour autant à son rêve : moderniser l’islam. L’adapter à la République d’aujourd’hui et surtout lui faire accepter l’égalité entre les hommes et les femmes. Chez elle, dans son superbe appartement de l’Île Saint-Louis, elle réunit régulièrement des intellectuels musulmans pour travailler sur des propositions en vue d’un colloque sur l’islam. Elle accueille aussi des jeunes de banlieue qui lui présentent Marc Cheb Sun, rédacteur en chef de Respect, le magazine qui veut « décoloniser l’imaginaire ». Un soir de ramadan, en 2004, elle les invite pour rompre le jeûne. Et là, elle réalise à quel point cette rencontre a du sens. « Je suis frappée par leur soif d’explication symbolique sur la religion. Ils font le ramadan, mais ils ne savent pas pourquoi. Personne ne leur a expliqué. Leurs parents, incultes en la matière de théologie, n’arrivent pas à répondre à leurs questions. » L’échange lui paraît si essentiel qu’elle décide de publier le livre de ses Mémoires pour l’offrir à tous les jeunes en quête d’un islam… libérateur. « On a tendance à oublier que l’identité, ce n’est pas une chose. C’est l’assemblage de plusieurs morceaux. C’est pourquoi j’accepte de témoigner de ma vie pour montrer combien une identité peut être composite. Et comment on peut arriver à l’unifier. » La magie du dosage entre les différents éléments relevant du talent de chacun.

1. Sabrina Kassa, Nos ancêtres les chibanis !, Coll. Mémoires/Histoire, Éditions Autrement, 200 p., 2006, Préface de Gérard Noiriel.
2. Le soufisme est le courant mystique de l’islam qui met l’accent sur l’expérience intérieure.
3. FLN : Front de Libération national
4. Un groupe de pays qui ont refusé de particper à la guerre froide.
5. Harki : terme venant du mot arabe harka qui signifie « mouvement ». Il désigne les troupes supplétives d’origine arabe ou berbère ralliées à la France, ainsi que les « musulmans » ayant continué à servir la France pendant la guerre (fonctionnaires, élus, etc.).
6. « Non, non, ma sœur. »
7. À l’occasion du débat sur la laïcité à l’école.
///Article N° : 4612

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