Carnets-livres : maison d’édition artisanale

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À l’heure où s’ouvre l’immanquable salon du livre de Paris, Afriscope a choisi de mettre en lumière une maison d’édition originale, par sa manière de travailler et de penser le livre. Rencontre avec Daniel Besace, fondateur de Carnets-livres.

Quand il raconte l’histoire de sa maison d’édition, Daniel Besace ouvre un livre d’histoires, celui de sa vie, de ses voyages, de ses rencontres. Ce cinquantenaire, élancé, aux cheveux longs, a lancé Carnets-livres en 2005. Son lieu de travail est son lieu de vie et sa compagne, Francine Chatelain, son associée. Dans leur chaleureux appartement en banlieue parisienne parsemé de tapis aux sols et de livres aux murs, ils créent l’objet « livre » de A à Z. C’est d’ailleurs ses propres livres que Daniel a d’abord édités avec l’idée que le livre doit être un objet d’art. Il écrit. Il le fabrique. Il assemble les pages, les relie, l’orne d’un tissu de wax ou de batik.
Un livre, une rencontre
Peu à peu nombre d’écrivains, plus ou moins (re)connu ont été séduits par l’artisanat et la démarche de Daniel Besace. « Chaque livre naît d’une rencontre », martèle-t-il, de sa voix posée mais franche. C’est alors en toute complicité, et au-delà des frontières, qu’il s’est peu à peu fait connaître. Il édite ainsi le dramaturge congolais, Dieudonné Niangouna [1], le poète et romancier malgache, Jean-Luc Raharimanana, ou encore le poète et slameur Edgar Sekloka. Mais ce n’est qu’un échantillon des oeuvres éditées allant du récit au théâtre en passant par des fanzines, des gravures ou des dessins. Après quelques années d’existence, Carnets-livres n’est pas spécialement vouée à grossir, bien que la transmission d’un savoir-faire préoccupe Daniel. Mais l’essentiel reste la qualité, davantage que la quantité. Economiquement, c’est un circuit court qui permet à l’éditeur de ne pas produire à perte. Pour cet ancien libraire, le monde du livre noie aujourd’hui ses professionnels dans une course aux chiffres, qui peut faire taire une sincère passion pour la lecture et le métier. C’est la raison pour laquelle il s’en est allé vers ce projet à première vue un peu fou.
Artisanat
Une douce folie qui accompagne au quotidien cet homme discret qui déroule petit à petit l’histoire d’une vie d’aventures. Ce fils de marin passe une partie de son enfance au Togo puis en Polynésie. Plus tard, il s’engage dans la marine. Puis il se pose, crée ses premiers fanzines, dont l’un porte le doux nom d’Itinérêves. La lecture, l’écriture, la peinture pour nourritures, il les cueille toujours au fil de ses voyages. Il déroule alors une sorte de parchemin : la miniature d’un roman qu’il a écrit sur le mur de sa maison et qu’il a illustré. Si Daniel Besace est un carnet livre à lui seul, sa maison d’édition est une invitation au voyage et aux rêves éveillés…

Carnets-livres en librairies

Paris 20e : équipages / Le comptoir des mots / Paris 18e : Rideau rouge / La Halle Saint- Pierre – Paris 11e : Comme un roman En Seine-Saint-Denis : Folies d’encres à Montreuil, à Saint-Ouen, à Saint-Denis…

Retrouvez la liste complète sur : www.carnets-livres.over-blog.net///Article N° : 12566

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