Ce qui ne me tue pas me rend plus fort

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En mars 1998, la revue Africultures a ouvert ses colonnes à la Cie Hip’jazz’Hop, une troupe de danse hip-hop jeune et prometteuse. En l’espace d’une année, elle s’est élancée vers son zénith avant d’imploser et de retomber éparpillée mais consciente. Motif : réussir trop vite.
Depuis plusieurs mois, les danseurs créent leur nouveau spectacle quelque part en banlieue parisienne. Puis en février 1999, d’autres regards se tournent vers la compagnie et les propositions se succèdent : une résidence, une subvention, le soutien d’un chorégraphe de renom, une assistance technique et administrative, la probabilité d’un passage à la Grande Halle de la Villette… En contrepartie, il suffit de garantir le sérieux, le suivi, bref le professionnalisme de l’équipe. Vu de l’extérieur, c’est une aubaine ; vécu de l’intérieur, le jeu de la danse se change en contrainte. Il est difficile de grandir. D’autant que les jeunes esprits sont tendus : la création est prévue pour le 23 mars et tout reste à faire. Les dissensions se révèlent, la pression est trop forte, Hip’jazz’Hop n’y résiste pas.
C’est une histoire simple, presque un classique. Pour ses protagonistes, c’est un événement qui fut difficile à avaler. De grandes cuillerées d’expérience comme une décoction amère mais salutaire. Car dans la difficulté, on a l’âme philosophe et on réalise que si la réussite nuit parfois, l’échec renforce toujours. Les projets en cours le prouveront bientôt.

///Article N° : 1006

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