De la francophonie à la littérature-monde

Que penser du manifeste pour une littérature-monde qui remettait en cause la francophonie littéraire ? Le critique littéraire Boniface Mongo-Mboussa répond en replaçant ici le débat dans l’Histoire.

“Impossibilité de la fuite que seule la mort autorise. Epitaphe topographique du lointain Fiction sédimentée où l’épaisseur est une surface Une surface vernie, perlée, ornementale”

Francophonie et Histoire Il est toujours plaisant, lorsque l’on prend la parole, de dire d’où l’on parle. Il l’est davantage, lorsqu’il s’agit de la francophonie, sujet sensible qui prête généralement à des polémiques stériles. Ce qui est certain, c’est que le regard que porte un Polonais, un Grec ou un Irlandais sur la francophonie ne saurait être le même que celui d’un Congolais, d’un Tunisien ou d’un Breton. Dans le premier cas, le rapport à la langue française renvoie à cette époque, où l’Europe parlait français (1) ; dans le second, le développement de la langue française est indissociable de l’aventure coloniale. Par conséquent, s’intéresser à la francophonie, suppose aussi de s’intéresser à l’Histoire. On me pardonnera à ce titre, l’incursion dans le passé. Je tiens à préciser tout de suite, que ma démarche ne participe nullement du sempiternel ressentiment du colonisé. J’ai témoigné ailleurs (2), combien le Congo malgré la décolonisation, malgré son orientation marxiste au ...

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