Des mots et des photographies pour dire la ville de Ségou au Mali

Entretien de Marian Nur Goni avec Françoise Mauris / 1

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Rencontre avec Françoise Mauris, initiatrice d’un projet de résidences d’artistes à Ségou. Après Ségou, ville d’architecture, qui s’est déroulé du 7 janvier au 3 février 2008 au Mali, une deuxième édition Ségou, au fil du Niger a eu lieu du 10 janvier au 2 février 2009. Rencontre – en deux parties – avec Françoise Mauris, initiatrice de ces projets de résidences d’écriture et photographiques basées sur la forte implication des partenaires locaux. Dans cette première partie, Françoise Mauris évoque la première étape du projet : Ségou, ville d’architecture

Pouvez-vous nous parler de l’origine de ces projets de résidence à Ségou ?
L’idée est née en 2006. C’est une initiative personnelle que j’ai développée dans le cadre d’un Master sur les échanges interculturels (Paris III – Sorbonne Nouvelle). Après avoir travaillé plus de dix ans dans l’éducation artistique en France (à la Maison du geste et de l’image à Paris), j’ai eu envie de questionner ce principe d’initiation aux pratiques artistiques en milieu scolaire en le « délocalisant » dans une nouvelle zone géographique. J’avais aussi envie de m’impliquer dans un projet avec un pays africain avec, en arrière plan quelques « grandes » questions : est-ce que l’art et la culture peuvent être outils de développement ? Comment établir des partenariats « équitables », fondés sur un désir d’échange, sans notion d’aide ou d’assistance ? C’est la ville de Ségou qui a retenu mon attention car j’avais entendu parler du Festival sur le Niger. Ce festival culturel est une initiative des hôteliers et restaurateurs de Ségou, fondée sur un principe de développement local et avec une revendication affirmée d’autonomie. J’ai pensé qu’il y avait là une posture politique intéressante.
Comment avez-vous monté la première résidence Ségou, ville d’architecture ?
Lors de mon premier séjour en 2006, j’ai pris contact avec l’un des plus grands lycées de la ville, le lycée Cabral, qui a la réputation d’être pilote dans plusieurs domaines (CDI informatisé, projets en lien avec le comité de jumelage d’Angoulême…). Ma première interrogation était de savoir si ce type de proposition avait du sens (ou si, comme j’avais pu l’entendre de certains « africanistes », parler d’éducation artistique dans un pays aussi peu développé était tout à fait prématuré, voire déplacé…). J’ai rencontré un professeur de lettres, le documentaliste et le proviseur du lycée qui se sont montrés intéressés et qui étaient eux-mêmes convaincus que l’ouverture culturelle fait partie de l’enseignement et de la formation des jeunes, ici comme ailleurs. J’avais donc les deux points d’ancrage nécessaires : le lycée et un événement culturel important, le Festival sur le Niger.
A partir de là, j’ai rencontré le maximum de personnes du milieu artistique et culturel malien. J’avais besoin de prendre ce temps de la rencontre.
Je n’avais pas d’échéance ni de cahier des charges puisque c’était un projet individuel… J’ai beaucoup écouté, discuté, questionné et pris conseil auprès d’artistes comme Amahiguéré Dolo et, surtout auprès de Youssouf Sogodogo, artiste photographe et directeur du CFP de Bamako (Cadre de Promotion pour la Formation en Photographie).
Si l’écriture et la photographie étaient déjà présentes dans le projet, le choix des artistes maliens s’est fait sur place, suite d’ailleurs à toutes ces rencontres.
C’est en juillet 2006 que Youssouf Sogodogo m’a proposé d’intervenir lui-même en tant qu’artiste et d’établir un partenariat avec son centre de formation. Il a également suggéré de prévoir un atelier de photo numérique avec Harandane Dicko. Le CFP est donc devenu le principal partenaire malien du projet : implication des artistes, mise à disposition de matériel, responsabilité et gestion conjointe… Le début d’une collaboration, qui se poursuit aujourd’hui.
Le partenariat avec le Festival sur le Niger s’est concrétisé un peu plus tard : il me semblait important d’établir la relation entre la résidence au lycée Cabral et cet évènement important pour créer une synergie. Pour le directeur du Festival c’était l’occasion de s’impliquer auprès des jeunes de la ville et de réaffirmer son souhait d’ancrer le Festival auprès de la population.
Après avoir mené les premières démarches seule, j’ai cherché une structure partenaire en France : je me suis rapprochée de Khiasma, une association culturelle des Lilas dont je connaissais le travail. La philosophie et l’esprit du projet correspondaient à leur politique, ils ont donc accepté d’accompagner la résidence à Ségou.
Quel était exactement le contenu du projet ?
Il s’agissait de proposer à des artistes Français et Maliens, une résidence artistique et pédagogique : c’est-à-dire de diriger des ateliers d’initiation artistique en milieu scolaire, en parallèle à leurs recherches personnelles. Avec l’objectif de réaliser une exposition, en lien avec le Festival sur le Niger, pour valoriser ce travail.
Deux écrivains et trois photographes ont participé à la première résidence. Pourquoi ce choix et comment l’équipe artistique s’est-elle constituée ?
Je trouve intéressant de croiser les approches artistiques dans un cadre comme celui-ci : traiter un même thème avec des entrées différentes permet des lectures à plusieurs niveaux, les rencontres entre artistes, les croisements et les échos qui se créent, produisent eux-mêmes du sens. La présence d’auteurs répond à mon intérêt personnel pour le texte : je viens du milieu du théâtre et je voulais garder un rapport à la langue et à une forme vivante (sans les contraintes de mise en scène et sans entrer dans les débats d’esthétiques théâtrales). Le rapport à la langue prend un sens particulier pour des élèves confrontés au bilinguisme et je souhaitais qu’ils rencontrent des écrivains eux-mêmes dans cette position vis-à-vis de la langue française. J’avais donc proposé à Koffi Kwahulé d’être l’auteur français.La photographie s’est imposée suite à ma rencontre avec la photographe Juliette Agnel qui intervenait régulièrement à la Mgi : elle connaissait bien l’Afrique et elle souhaitait participer à l’expérience avec des lycéens maliens. Au Mali, la photographie a une vraie existence alors que la production littéraire et dramatique reste en demi-teinte : le rapprochement des deux ne pouvait qu’être enrichissant.
Il a fallu un an et demi pour que la résidence se mette en place et les deux artistes français prévus au départ n’étaient plus disponibles en 2008.J’ai donc invité Arezki Mellal et Aliette Cosset à nous rejoindre : leur travail en tant qu’artistes m’intéressait et je les savais également pédagogues. De plus, l’un et l’autre connaissaient le Mali pour y avoir travaillé (résidence d’écriture à Bamako pour Arezki Mellal et plusieurs projets d’Aliette Cosset notamment pour les Rencontres Photographiques de Bamako). L’auteur malien Ibrahima Aya m’avait été recommandé par plusieurs personnes (Adama Traoré, Chab Touré…) et il a été partant dès notre première rencontre. J’avais lu ses textes, apprécié sa qualité d’écriture et la présence de références puisées dans la culture traditionnelle au service de problématiques contemporaines. Avec Youssouf Sogodogo et Harandane Dicko l’équipe artistique était au complet.
Et fin 2007, nous avons obtenu les aides financières nécessaires.
Quelles étaient ces aides et comment avez-vous monté le budget de ce projet ?
La logique de partenariat s’est traduite aussi dans le montage financier : je ne voulais pas un financement franco-français et je souhaitais être dans une logique d’économie (qui ne veut pas dire « au rabais » !). On connaît la situation économique du Mali : prétendre que des projets artistiques et culturels peuvent s’y développer suppose de prendre en compte la réalité du niveau de vie du pays. On risque sinon de faire passer le message inverse et de renforcer l’idée que tout projet artistique est un luxe, réservé aux nantis ou aux toubabs. Il y a de mauvaises habitudes héritées du passé post-colonial (on vient pour donner, pour aider etc…) qui génèrent parfois des attitudes d’attente, de recherche de profit ou de « cadeaux » et bien des malentendus.
Je crois qu’on a échappé, au moins en partie, aux pièges de ces schémas qui pervertissent beaucoup les relations. Bien sûr, il faut des moyens pour répondre à l’ambition du projet mais on peut aussi faire des choix qui permettent de limiter les dépenses. J’ai eu l’appui de plusieurs partenaires pour les apports logistiques et matériels et ces soutiens ont permis de faire la différence : le CFP a mis son matériel à disposition, des appareils numériques ont été donnés par Olympus. Il y a eu une convention avec le Comité de Jumelage d’Angoulême pour le logement des artistes, avec la Maison Africaine de la Photographie de Bamako pour le transport du matériel, avec l’ONG Intervida pour l’organisation de l’exposition, avec le Festival sur le Niger pour le vernissage… Et des collaborations avec l’espace culturel le Mieruba et la bibliothèque de Ségou pour organiser les lectures publiques, avec l’association Arhome pour le tournage d’un documentaire, avec Afrique in visu pour la communication…Nous avons obtenu des subventions (du SCAC de l’Ambassade de France, du CCF de Bamako, du CCF d’Alger, de la coopération suisse, de l’ONG Intervida, de Via le Monde Conseil Général de Seine-Saint-Denis) qui ont été versées et gérées pour moitié par le CFP et pour moitié par Khiasma.Il n’y a pas eu d’apport financier direct des institutions maliennes mais on peut dire qu’elles ont concrètement apporté leur contribution.
Combien de temps êtes-vous restés à Ségou ?
J’ai souhaité que toute l’équipe reste un mois. Si on veut associer – et non instrumentaliser – les partenaires, il me semblait nécessaire de s’inscrire dans une durée. C’est vrai dans la relation aux élèves et c’est aussi ce qui a permis de concrétiser des collaborations en dehors du lycée.
Que s’est-il passé au lycée ? Racontez-nous Comment les élèves ont-ils vécu cette expérience…
J’avais proposé d’inscrire le travail dans le cadre scolaire : le partenariat avec l’enseignant devient alors essentiel puisqu’on s’adresse à toute sa classe. On parle donc bien d’éducation et non de loisirs, et tous les élèves participent au projet, y compris ceux qui n’auraient pas fait la démarche volontairement (c’est d’ailleurs souvent ceux-ci qui font les plus belles découvertes !).Le proviseur, Mr Touré, avait accepté le principe de consacrer les heures de français aux ateliers, chose tout à fait inhabituelle dans les établissements scolaires.On a pu travailler avec une classe entière de niveau seconde, section littéraire (quarante-neuf élèves dont une quinzaine de filles) et avec leur enseignant, Ahmadou Khassoum Touré.Répartis en cinq groupes, les élèves ont choisi leur atelier : il y avait huit élèves par groupe photo et douze ou treize par groupe d’écriture. Ils travaillaient l’écriture avec Arezki Mellal et avec Ibrahima Aya, ou la photographie : le sténopé avec Youssouf Sogodogo, l’argentique avec Aliette Cosset, le numérique avec Harandane Dicko. Il y a eu en moyenne trente à quarante heures de travail pour chaque atelier, entre le 7 janvier et le 3 février 2008. Nous avions commencé les séances sur les heures de français (deux heures par jour) mais une grève des enseignants nous a permis de modifier les rythmes et chaque atelier a pu évoluer de manière autonome… Le proviseur nous a laissés utiliser les locaux, les élèves et l’enseignant sont restés mobilisés et le projet a continué… dans un lycée désert !
Le thème commun, en lien avec celui du Festival sur le Niger était « Ségou, ville d’architecture », il fallait donc découvrir la ville ! Nous avons organisé plusieurs sorties, en petits groupes, à pied ou avec le véhicule du lycée et les élèves étaient ravis car cela ne se produit jamais… Ils ont visité des sites de réhabilitation d’habitat traditionnel en banco, des constructions dans le style soudanais, le quartier colonial et les quartiers plus récents. Certaines sorties ont été consacrées aux prises de vues, d’autres permettaient un travail d’observation pour nourrir le travail d’écriture (prendre des notes à la volée, noter des couleurs, des jeux des lumières, des images…). Ils ont regardé leur ville et leur environnement avec un regard différent. Ils ont, par exemple, réalisé que l’architecture en banco fait partie de leur patrimoine, que ces maisons peuvent être « belles » et que de nombreux architectes maliens mais aussi européens ou américains s’y intéressent, alors que pour la plupart, le banco est associé à la pauvreté. Et passer d’un quartier traditionnel de ce type aux constructions coloniales, c’est aussi repérer les traces de l’histoire…
Des diffusions de DVD, la découverte de formes littéraires, de textes contemporains ou de photographies proposés par les artistes, des lectures « interprétées » par leur enseignant ou par des acteurs ont jalonné le parcours, en parallèle à la pratique. Ces temps font partie intégrante du processus. On a senti que, progressivement, la curiosité des élèves était en éveil et la qualité de leurs productions en a été la meilleure preuve.
Comment les groupes des ateliers photographiques ont-ils travaillé ?
Il y a dans ce type de projet une ambition, une exigence de qualité. Le but n’est pas de faire des ateliers d’animation culturelle ou de laisser libre cours à une expression « spontanée ». D’où l’importance du choix des artistes et de leur implication. Je ne demande pas aux artistes d’être des « professeurs d’art » mais de transmettre et partager leur passion et leur univers artistique. Chacun a donc proposé un contenu d’atelier en lien avec ce qui l’animait, à ce moment donné et dans ce contexte particulier : pour Harandane Dicko, le sujet a été les lieux désaffectés, pour Aliette Cosset la mise en scène du rapport de l’homme à un espace architectural et pour Youssouf Sogodogo, le jeu des lumières et des contrastes avec les sténopés. Trois techniques, trois manières de fonctionner, de la photographie couleur, du noir et blanc, du sténopé et un même thème… les questions de choix esthétiques et de qualité d’expression sont rapidement devenues concrètes et « visibles ».
Après une prise en main des appareils photos ou la fabrication des sténopés, et quelques notions de base (sur la lumière, le cadre et la composition, le point de vue…), les séances de prises de vue ont alterné avec des séances d’analyse et de lecture d’images. Progressivement, les élèves ont été en mesure de sélectionner les photos pour l’exposition. Chaque séance a été très productive, malgré des niveaux de français hétérogènes. Pour le travail d’écriture, nous avions fait le choix avec les auteurs d’aboutir à un seul texte par élève. Après divers exercices, les poèmes ou formes brèves ont été travaillés en plusieurs étapes, lus et critiqués puis retravaillés, presque mot à mot, jusqu’à ce que chacun soit satisfait de sa production. Selon le niveau de français, les parcours et les résultats ont été différents mais tous ont goûté à quelque chose de nouveau dans leur rapport à la langue.
Qu’en a-t-il été du travail personnel de chaque artiste ?
Harandane Dicko a pu produire une série – sur son thème des lieux en friche – Aliette Cosset a réalisé quatre images, Youssouf Sogodogo a redécouvert le plaisir du sténopé et il en a fait lui-même plusieurs, Arezki a écrit un poème, Ibrahima a pris beaucoup de notes… Chacun était libre et nous n’étions pas dans la posture d’une commande à l’artiste, juste une incitation à…
Quels problèmes techniques avez-vous rencontré ?
Nous voulions que les tirages soient réalisés sur place et le CFP avait prévu le matériel nécessaire mais l’installation du laboratoire au lycée a été compliquée ! Le local prévu était à l’abandon depuis fort longtemps et il a fallu faire appel à tous les corps de métier (plombier, électricien, maçon…) pour le remettre en état. Il y a donc eu du retard pour le développement et les élèves n’ont pas tous pu réaliser leurs tirages.Maintenant, le lycée dispose d’un local et nous avons laissé sur place un agrandisseur, des bacs, de la chimie, des pellicules et du papier, plus les quatre appareils numériques donnés par Olympus et cinq appareils argentiques.
Parlez-nous des actions « parallèles » qui ont été organisées à Ségou.
Grâce au temps que j’avais passé en préparation à Ségou et grâce aux relations personnelles qui se sont créées, j’ai pu solliciter et faire intervenir plusieurs acteurs culturels ségoviens : Boubacar Dumbia, directeur du N’Domo, a accueilli les élèves dans son atelier de bogolan et leur a appris le sens des idéogrammes traditionnels, Boubacar Keïta de Via Patrimoine a commenté les visites des maisons en banco, Mamadou Sangaré, comédien et directeur de l’espace culturel le Mieruba, est intervenu dans la classe pour une lecture théâtrale et une introduction de l’histoire du théâtre au Mali (du koteba au théâtre contemporain).De la même manière, c’est avec le bibliothécaire que s’est organisée la rencontre avec Arezki Mellal et Ibrahim Aya qui a eu lieu pendant le Festival. Il y a convié son public habituel (enseignants relais, « club des amis du livre ») et a animé le débat qui a porté sur le statut de l’auteur, sur la filière du livre au Mali, sur le rapport à l’écrit et aux langues dans l’enseignement. Un autre temps fort a été le module d’initiation au numérique avec l’association des photographes de Ségou, animé par Harandane Dicko, qui a été extrêmement apprécié et qui a révélé une demande énorme des professionnels. Depuis, le président de l’association n’a eu de cesse de rédiger des courriers et de déposer des demandes pour poursuivre la formation avec Harandane et avec le CFP, c’est-à-dire avec des artistes de talent, des professionnels compétents et … Maliens ! Ce qui ouvre des perspectives de décentralisation des activités du CFP.Le projet n’est donc pas resté cloisonné au lycée, il y a eu une dynamique autour de la résidence et les jeunes ont été en contact avec des lieux et des professionnels qu’ils ne connaissaient pas, ils ont rencontré des créateurs contemporains maliens de renom. Je pense qu’ils se sont sentis valorisés et qu’ils ont découvert des facettes de leur pays, de leur culture et de leur propre potentiel bien plus positives que l’imagerie misérabiliste et défaitiste habituelle qui leur est proposée et qu’ils ont souvent – malheureusement – déjà intégrée. C’est là une autre dimension du projet, qui lie des aspects culturels – voire politiques – à la pratique artistique.
Vous avez déjà évoqué quelques aspects qui font de « Ségou, ville d’architecture », un projet assez novateur dans le contexte malien, voyez-vous d’autres aspects inédits ?
J’ai parlé du caractère novateur de l’intervention d’une équipe d’artistes au sein même d’un établissement scolaire, des actions culturelles proposées et de la collaboration active des acteurs locaux. La présentation de l’exposition, dans la salle rénovée du Centre Malick Coulibaly et dans le cadre prestigieux du Festival sur le Niger, a été également un évènement inhabituel. En dehors de Bamako, les expositions de photographies sont rares et c’était à Ségou une première expérience pour les élèves et pour la plupart des visiteurs. Rassembler des travaux d’élèves et des travaux d’artistes, des textes et des photographies, du numérique aux sténopés…. Tout était nouveau.
Les réactions ont été très positives et le livre d’or est plein de commentaires enthousiastes : certains avaient même du mal à croire que les élèves aient réalisé eux-mêmes ces images et ces textes… Et la présentation des sténopés, fabriqués avec des boîtes de lait ou des cartons, a remporté un vif succès !
Comment l’exposition a-t-elle été conçue ?
Chaque artiste avait choisi les photos à exposer avec son groupe, et avait déterminé les formats (seize sténopés en 30×20, douze tirages noirs et blancs argentiques, contrecollés, dont quatre en formats 40×50, deux murs d’images en couleur de photo numériques en regard des six tirages couleur, en moyen format d’Harandane Dicko).
Les textes ont été soit affichés en format A3, soit présentés sous forme manuscrite dans de petits carnets de cuir posés sur des tables et que le public pouvait manipuler.
Les choix de scénographie se sont faits collectivement et les élèves ont participé à l’accrochage. Grâce au professionnalisme des artistes, l’ensemble était simple mais de qualité (tirages, encadrements, cartels…).
L’étape de la finalisation est importante : au-delà du résultat, c’est le parcours lui-même et le travail des élèves qui est ainsi valorisé.Quelles suites avez-vous pu donner au projet ?
Le CFP a présenté l’exposition dans ses locaux à Bamako, au printemps 2008. J’espérais pouvoir le faire à Paris mais je n’ai pas eu le budget nécessaire et c’est, à l’occasion de la deuxième résidence en 2009, que nous avons pu ré-exploiter les travaux réalisés.
La présentation et les productions de Ségou, ville d’architecture ont été mises en ligne sur le site d’Afrique in visu. Martine Girault et Igor Lahondes, qui avaient suivi et filmé la résidence, ont réalisé un documentaire ; Studio Cabral ;qui donne une vision sensible de la démarche de chaque artiste et de l’investissement des élèves.
Cette première expérience a suscité beaucoup d’intérêt, en France et au Mali. Elle nous a permis de rencontrer de nouveaux partenaires pour mettre en œuvre la deuxième étape qui s’est réalisée en janvier 2009.
Quelles suites avez-vous pu donner au projet?
Le CFP a présenté l’exposition dans ses locaux à Bamako, au printemps 2008. J’espérais pouvoir le faire à Paris mais je n’ai pas eu le budget nécessaire et c’est cette année, à l’occasion de la deuxième résidence, que nous avons pu ré-exploiter les travaux réalisés.
La présentation et les productions de Ségou, ville d’architecture ont été mises en ligne sur le site d’Afrique in visu, et Martine Girault et Igor Lahondes, qui avaient suivi et filmé la résidence, ont réalisé un documentaire Studio Cabral qui donne une vision sensible de la démarche de chaque artiste et de l’investissement des élèves.
Cette première expérience a suscité beaucoup d’intérêt, en France et au Mali. Elle nous a permis de rencontrer de nouveaux partenaires pour mettre en œuvre la deuxième étape qui s’est réalisée en janvier 2009.

///Article N° : 8634

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