« Donner n’est pas recevoir » (petite réflexion à propos du don de livre en Afrique)

Chaque année et ceci depuis des décennies, l’Afrique reçoit des millions d’ouvrages gratuits en provenance du nord. Charitables intentions de particuliers ou d’associations, programmes d’appui structurel, volets culturels des coopérations bilatérales, multilatérales ou décentralisées… le don possède de nombreux visages et repose sur des intentions très variées. Une chose est sûre, le don de livre à destination de l’Afrique constitue une réalité incontournable, tant sur le plan économique (considération faite des millions d’ouvrages gratuits qui transitent d’un hémisphère vers l’autre) qu’intellectuel (en reposant sur l’image d’une Afrique sous dotée en bien culturels). Il s’agit alors de se demander si le don de livre n’est pas antinomique des économies africaines du livre.

L’Afrique : ce continent « sans livres », « sans éditeurs », « sans bibliothèques », « sans librairies », « sans connexion Internet », heureusement soutenu par le nord. Images d’Épinal. Le don de livre participe d’un vieux réflexe qui voudrait que les pays africains aient « besoin d’aide » (aide économique, aide alimentaire, aide culturelle). On « aime l’Afrique », on veut « aider l’Afrique » à lire, à se développer, à émerger. Quoi de plus noble que la lecture pour soutenir l’essor du continent à la population la plus jeune du monde ? Des ONG jusqu’aux éditeurs du nord, en passant par les coopérations étrangères, tout le monde veut aider l’Afrique à « mieux lire » pour « mieux vivre ».
Pourtant, bien loin des poncifs misérabilistes/misérabilisants, des marchés du livre se développent sans cesse à travers l’Afrique. Il ne convient d’ailleurs pas de parler du « livre en Afrique », comme s’il était possible de regrouper 54 États en un grand magma équitablement pourvu en livres. Parlons plutôt du livre en Côte d’Ivoire, au Nigeria, au Cameroun, en Afrique du Sud, etc.
Toutes ces réalités industrielles sont aujourd’hui reléguées dans l’ombre des plans d’ajustement structurel, des initiatives PPTE, des « objectifs du millénaire ».
Il convient enfin de souligner le fait que le don de livre (papier ou numérique) intervient à des niveaux très divers. Il n’y a pas une seule logique du don. Il est par exemple intéressant de constater que depuis la toute fin des années 1990, parallèlement à l’essor des réflexions autour du « livre équitable », (1) l’idée d’un « don raisonné » se développe doucement.
Mais le don de livre reste – encore – très majoritairement fondé sur le principe de l’envoi brut et sans réelle évaluation des exigences locales. Un mécanisme qui est aujourd’hui (et à mon humble avis) complètement obsolète, car ignorant des économies africaines du livre.
Catherine Cyrot écrit : « Les acteurs doivent être conscients que la « bonne intention » ne suffit pas toujours et qu’il existe parfois des solutions plus appropriées et plus durables que le don pour régler les problèmes des pays du Sud que l’on souhaite aider. L’arrivée massive de livres édités au Nord sous forme de don constitue dans le temps une concurrence au secteur économique de l’édition et des librairies locales et un frein à leur développement » (2).

Différentes approches et regards sur le don de livre

Le mécanisme de don sollicite presque toujours une relation nord/sud (3). Sont notamment concernés par la problématique du don :
1. Les institutions et les stratégies de désendettement : politiques de coopération bilatérale (coopération française : Contrat Désendettement Développement, Fonds de Solidarité Prioritaire et projets lecture publique) ; les politiques multilatérales (les Fonds Européens de Développement depuis les accords Afrique-Caraïbes- Pacifique signés à Cotonou en 2000) ; la coopération décentralisée (mentionnons le rôle joué par les banques françaises du livre : la Banque Rhône-Alpes du livre organisée par l’association Culture et développement, le Cobiac établit en région PACA) ; les institutions : l’Unesco, l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), la Bibliothèque Nationale de France, la Library of Congress ;
2. Les Organisation Non Gouvernementales et associations de plus ou moins grande envergure : Bibliothèques sans Frontières (BSF) (4), Biblionef (5), Adiflor (6), Books for Africa (7), Worldreader (8), Book Aid International (9)… ;
3. Les associations, fondations, missions religieuses, opérations caritatives, particuliers, diasporas, cercles…
Cette multitude d’organismes qui interviennent dans ce que Taina Ternoven appelle « la chaîne du don » (10) sollicite des logiques et manières de travailler très différentes. On va ainsi de l’envoi de « malles de livres » à un accompagnement à plus ou moins long terme du développement de structures de lecture publique (mentionnons le programme des Centres de Lecture et d’Animation Culturelle (CLAC) de l’OIF (11), ou l’initiative de BSF).
Au niveau « pratique », on est soit dans la distribution gratuite dans les écoles, soit dans la constitution d’un fond documentaire, soit dans la braderie de livres (à l’image de la Foire humanitaire du livre de Yaoundé).
Il y a enfin la « zone de flou » que constitue le livre numérique. Dans une démarche de don « classique », on trouve d’une part l’ONG états-unienne Worldreader, qui distribue depuis plusieurs années des centaines de milliers de tablettes numériques à travers l’Afrique ; et puis, de manière moins définie, on relève aujourd’hui de nombreuses initiatives d’appui au développement de campus numériques pour favoriser l’accès aux ressources électroniques en Afrique. Dans ce cadre, plusieurs pays bénéficient de conditions avantageuses, sinon gratuites pour la consultation de bases de données universitaires (CAIRN, JSTOR…). La numérisation des ressources locales (12) s’inscrit aussi dans ce nouveau champ numérique. Mais est-on véritablement ici dans le don ?

Des dons, des marchés, des principes

On le voit, la multitude de visages du don en rend l’analyse complexe. Plusieurs visions sont possibles :
– Une vision radicale : le don entre en contradiction avec le marché du livre ;
– une vision que l’on dira « alternative » : le don peut être partie intégrante d’un marché (ce qui suppose des relations harmonieuses et concertées entre professionnels et donateurs) ;
– une vision « externe » : le don ne concerne pas le marché du livre, il concerne la lecture et non l’économie du livre.
On se posera donc la question de savoir s’il existe des points d’ancrage possibles entre les mécanismes de don et les marchés africains du livre. Lorsque les flux de don sont supérieurs aux productions locales, il semble difficile de concevoir un équilibre entre donation étrangère et éditions africaines.
Des approches « raisonnées » du don émergent depuis les quinze dernières années, elles reposent sur une demande et une expertise locales. L’achat de livres in situ est un des modes d’opération soutenus ; une démarche qui intervient sur place comme un soutien aux éditeurs et aux libraires. Par l’intermédiaire d’un achat local, il s’agit, aussi, d’éliminer le coût d’envoi des livres et les frais de douanes (13).
Des institutions comme l’Unesco ou l’OIF soutiennent par ailleurs différents programmes et favorisent la mise en place de textes (14). Cette dynamique « lobbyiste » est également intégrée par des organismes comme Culture et Développement ou plus récemment BSF. Ces opérateurs se distinguent des structures traditionnellement caritatives à travers leur travail de promotion du « don raisonné », qui semble partager les enjeux du « livre équitable » aussi bien que de la « bibliodiversité » (15).
Pour ma part, je considère que le don de livre n’est pas forcément antithétique d’un marché du livre local et du travail des libraires et éditeurs nationaux. Ce n’est en fait pas à ce niveau que je situe la problématique du don. Selon moi, c’est l’éternelle relation nord/sud qui pose vraiment problème. Je ne surprendrai personne en affirmant que les livres (ou l’argent permettant l’achat des livres) transitent dans un seul sens, s’associant le plus souvent à une offre locale déjà monopolisée par une édition issue des conglomérats éditoriaux du nord (à l’image de Pearson International ou Hachette).
Dans son essai intitulé L’autre Afrique, l’économiste Serge Latouche évoque une « aide perverse, [une]aide à l’Afrique qui tue », ce dernier pose aussi « la question du lieu de l’efficacité de l’aide (ici où là-bas) » ; mais encore « la question de la réciprocité » sous la forme d’une question : « que sommes-nous prêts à recevoir de l’Afrique ? » (16).
Je serai tenté d’affirmer que l’on ne se pose tout simplement pas la question. Sur ce plan, la séparation est bien nette entre la diffusion et la distribution des livres africains (laissées à la charge des professionnels) (17) et les donateurs. Il n’y a pas d’interférences, ce qui est positif, mais il n’y a pas non plus d’accompagnement « lobbyiste » du travail de ces structures.
La réciprocité évoquée par Serge Latouche m’intéresse tout particulièrement. Il y aurait d’une part le principe de don-contre-don, fondamental de tout échange équilibré (18), mais il y aurait d’autre part la violence et l’ambiguïté de la relation donateur/donataire qui réside dans le don, soulignée par Pierre Bourdieu. Nicolas Olivier explique que, selon Bourdieu « la notion de temps entre don et contre-don et la relation de supériorité qui s’installe entre le donateur et le donataire […] permet au donateur de faire violence au donataire (contraint de rester débiteur du donateur) » (19).

Les impératifs d’un don responsable

Il est important de relever plusieurs impératifs d’un don raisonné. Dans la Charte départementale du don responsable, on peut lire « Quand c’est possible, privilégier l’achat d’ouvrages sur place » (20). Un don de livre structurant est en effet une prérogative essentielle pour que les libraires et éditeurs locaux puissent établir un dialogue potentiellement constructif avec les donateurs.
Le don a par ailleurs une valeur s’il intègre un réflexe participatif, en s’appuyant sur une connaissance et une expertise endogènes et professionnelles. Le don participatif, qui m’intéresse, se doit d’intégrer une expertise locale capable de dire « nous n’avons pas besoin de ceci mais plutôt de cela ».
Il s’agit enfin de se demander si le don inscrit ses réalisations dans le temps, au-delà de la ponctualité d’actions de bienfaisance ou d’interventions in fine unilatérales (21).
Pour résumer mon propos, le don du livre s’inscrit-il dans la seule motivation du « bien faire » et de « l’aide »… ou bien doit-il s’intéresser à une réalité économique, industrielle en ce qui concerne le livre et – une idée qui va peut-être paraître surprenante lorsque l’on parle de « don » – à un « retour sur investissement » ? Si l’idée que je propose ici peut paraître quelque peu cynique (le don étant, par essence, désintéressé), je la défendrai pourtant avec conviction. Que signifie le « retour » ?

Un exemple fondateur

Avant de répondre à cette question, j’aimerais que nous nous intéressions à un exemple fondateur. Nous sommes entre Londres et Oxford, de 1985 à 1989.
En octobre 1985, l’International African Institute organise une rencontre consacrée à « la famine du livre en Afrique ». On se situe dans le contexte anglo-saxon des années 1980 qui véhicule l’urgence d’une aide à l’Afrique sur tous les plans : banques, alimentation, éducation, livre… À la suite de cette rencontre, une discussion a lieu entre 11 éditeurs africains anglophones conviés à l’événement. Ces derniers lancent l’idée d’une structure dont le siège sera établi au Royaume Uni et qui serait à même de défendre leurs intérêts au nord comme au sud. C’est l’origine de l’African Books Collective (ABC) (22). Le bureau de l’association est inauguré à Oxford trois années plus tard par 17 éditeurs (23). L’association rassemble aujourd’hui 133 maisons d’édition africaines, « indépendantes et autonomes », de 24 pays différents. L’African Books Collective s’efforce depuis plus de vingt ans, à travers des actions collectives, « de renforcer l’édition locale, d’accroître la visibilité et l’accès à l’éducation et à la culture en Afrique ». ABC diffuse les ouvrages au nord et assure une présence de ses éditeurs à des rencontres internationales.
Il s’agit aussi pour le collectif d’exercer une fonction de lobby, en alertant les écrivains africains et les éditeurs du nord d’alternatives éditoriales, sinon de partenaires potentiels.
ABC publie enfin annuellement le catalogue de ses éditeurs membres. L’édition 2011-2012 recense 1700 titres.
À travers le travail de L’African Books Collective, ironiquement lancé à partir d’un événement consacré à la famine du livre en Afrique, il me semble difficile de ne pas trouver un écho du travail de plusieurs autres structures, soit que ces dernières aient été inspirées, soit que leurs dynamiques sont simplement très proches de l’ABC. Je mentionnerai l’Alliance Internationale des Éditeurs Indépendants, L’Oiseau Indigo Diffusion, Keeward ou Afrilivres (24).

Rééquilibrer les termes de « l’échange » (vers une « offensive »)

Le travail de ces différents opérateurs me pousse à penser dans l’autre sens, c’est-à-dire du sud vers le nord. Je ne souhaite pas « aider l’édition africaine ». L’édition africaine n’a pas besoin d’aide. Elle a par contre grand besoin d’être mieux reconnue et valorisée. J’ai récemment assisté à une table ronde au cours de laquelle le représentant d’un grand groupe éditorial français intervenait. Ce dernier a alors dressé un tableau très subjectif d’une Afrique majoritairement dépourvue de réseaux de librairies, sans édition compétitive… Dans aucun pays africain, il n’existe pas de marché du livre. Par contre, dans tous les pays africains, l’édition du nord occupe la plus grande part du marché (littéraire et scolaire). Les éditeurs sont pourtant là, ils dégagent des bénéfices mais leur force de diffusion reste infime, comparée aux éditeurs du nord. J’ai toutefois mentionné des opérateurs impliqués dans la diffusion, la distribution et la défense des intérêts des éditeurs africains. La diffusion me semble la réponse la plus appropriée aux questions de promotion de la bibliodiversité et d’aide à la lecture publique. Dans un contexte où l’industrie du livre se structure en réseaux de diffusion/distribution, ce n’est pas aux éditeurs ou aux libraires locaux de « faire avec le don » mais plutôt aux organismes caritatifs de prouver leur utilité « sur le terrain ».
Gilles Colleu écrit : « L’édition indépendante de création se structure et, de rapprochements en associations, devient capable de résister aux logiques financières d’une façon de plus en plus convaincante » (25).
Nous ne nous situons plus aujourd’hui dans le cadre de plaidoyers consacrés à « la famine du livre en Afrique » mais plutôt dans une période de réflexion autour des partenariats professionnels qui viendront assurer une meilleure visibilité aux éditeurs africains. Le temps passe et les enjeux ne sont plus les mêmes.

1. Cf. Article Wikipedia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Livre_%C3%A9quitable [site consulté en mars 2013].
2. Catherine Cyrot, « Dons de livres au Sud : un geste ambigu… », Peuples en marche, n°170, novembre 2001.
3. Je me souviens de la publicité « Africa For Norway », « L’Afrique se mobilise pour secourir les Norvégiens qui meurent de froid ». Qu’y avait-il de si drôle dans cette vidéo, au fond ? Une simple inversion des codes ! Pour rappel : http://www.africultures.com/php/index.php?nav=murmure&no=10963 [site consulté en mars 2013].
4. http://www.bibliosansfrontieres.org [site consulté en mars 2013].
5. http://www.biblionef.com [site consulté en mars 2013].
6. http://www.adiflor.org [site consulté en mars 2013].
7. http://www.booksforafrica.org [site consulté en mars 2013].
8. http://www.worldreader.org [site consulté en mars 2013].
9. http://www.bookaid.org [site consulté en mars 2013].
10. Taina Ternoven, « La chaine du don », Africultures, n°57, octobre-décembre 2003, p. 34. Egalement disponible en ligne (accès abonnés) : http://www.africultures.com/php/index.php?nav=article&no=3172 [site consulté en mars 2013].
11. Dès 1986, la Francophonie a mis en place le programme des Centres de lecture et d’animation culturelle (Clac) afin de satisfaire les attentes des populations situées en milieu rural. Ce programme a permis à ce jour l’implantation de 225 Clac dans 18 pays d’Afrique, de l’océan Indien, de la Caraïbe et du Proche-Orient. Depuis 2003, il a évolué en un véritable programme d’appui aux politiques nationales de lecture publique. Voir : http://www.francophonie.org/IMG/pdf/CLAC_Francais-2.pdf [site consulté en mars 2013].
12. La Bibliothèque nationale de France proposait en février 2013 son aide à l’Institut des Hautes Etudes et de Recherches Islamiques Ahmed Baba pour préserver les manuscrits de Tombouctou. Cf. Quentin Cezard, « Manuscrits de Tombouctou : La BnF veut collaborer », archIMAG, 5 février 2013 : http://www.archimag.com/article/manuscrits-de-tombouctou-la-bnf-veut-collaborer [site consulté en mars 2013].
13. Les produits culturels sont théoriquement exonérés de taxes dans un grand nombre de pays africains depuis la signature des accords de Florence (1950) et la ratification de son Protocole à Nairobi (1976).
14. Book Donations for development, Bureau du livre, Mauro Rosi, Unesco
15. Cf. Article Wikipedia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Bibliodiversit%C3%A9 [site consulté en mars 2013].
16. Cf. Serge Latouche, L’Autre Afrique, entre don et marché, Paris : Albin Michel, 1998, p. 208.
17. L’Oiseau Indigo, les Classiques Ivoiriens, Books Without Borders, l’African Books Collective…
18. À ce sujet, je renvoie à l’Essai sur le don de Marcel Mauss.
19. Nicolas Olivier, « Marcel Mauss, Essai sur le don. Forme et raison de l’échange dans les sociétés archaïques », Lectures, Les comptes rendus, 2008. http://archive.wikiwix.com/cache/?url=http://lectures.revues.org/520&title=[6]
20. http://www.seinemaritime.net/charte-departementale-du-don-responsable/charte-departementale-du-don-responsable.html [site consulté en mars 2013].
21. La question du bilan des coopérations étrangères dans le cadre de différents programmes bilatéraux est aujourd’hui un sujet épineux. Concernant le Cameroun en particulier, on évoquera le fiasco de la Cellucam qui devait doter le pays d’une industrie de production de papier à la fin des années 1970 (coopération autrichienne), le programme de lecture publique (Fonds de Solidarité Prioritaire) mené par la France au cours des années 1990 et dont une grande partie des structures créées n’ont jamais obtenu les financements nécessaires à leur fonctionnement, après le retrait du partenaire français, ou encore l’intervention étatsunienne qui a financé la fondation d’une magnifique bibliothèque universitaire sur le campus de Dschang dans les années 1970. Un établissement aujourd’hui en voie de délabrement, faute de moyens.
22. http://www.africanbookscollective.com [site consulté en mars 2013].
23.Hans Zell, « The Other Famine », Libri, vol 37, n°4, 1987, p. 294-306.
24. L’Association panafricaines d’éditeurs Afrilivres, en partenariat avec l’Institut Français, Africultures, l’Alliance Internationale des Editeurs Indépendants et l’OIF vient de relancer son site Web, catalogue et vitrine des 27 maisons d’édition actuellement membres du collectif. http://www.Afrilivres.net est une première étape vers la diffusion du catalogue d’Afrilivres.
25. Éditeurs indépendants : de l’âge de raison vers l’offensive ? Paris : Alliance Internationale des Éditeurs Indépendants, 2006, p. 145.
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