Événements

Cinéma de Nuit (21ème séance)
« Les Béquilles de l’Espoir » : Un Héros, de Zézé Gamboa (Angola, 2005) avec le grand acteur Oumar DIOP Makéna.

Français

Horaire d’hivernage : 20h30 à la salle de cinéma de l’Institut Senghor

Un Héros (O herói)
de Zézé Gamboa
Durée : 1h 37min.
Année de production : 2005
Première à Dakar
Avec Makéna Diop, Milton Coelho, Patricia Bull

Le Grand Prix Sundance 2005 dans la catégorie World Dramatic Competition.

Résumé :
Vitorio, vétéran de la guerre civile en Angola, est en attente d’une prothèse pour remplacer sa jambe qui a sauté sur une mine pendant le conflit. Mais peu après l’avoir obtenue, Vitorio se la fait dérober. Le chemin pour retrouver sa dignité volée sera jalonné de rencontres.
http://archive.filmdeculte.com/film

Paroles du réalisateur :
Zeze Gamboa, le réalisateur de « Un héros », raconte : « J’ai vécu en Angola une enfance totalement « normale » avant la guerre, dans une famille bourgeoise de Luanda. Comme les colons, on avait accès à une bonne éducation et, à part la colonisation elle-même, ça nous paraissait être une vie sans problèmes. » Zeze Gamboa, au moment de l’indépendance, travaille comme producteur-réalisateur à la télévision nationale. En 1980, il quitte l’Angola pour la France puis le Portugal. Il revient dans son pays natal dans les années 90 pour y tourner des documentaires montrant les ravages de la guerre.

Palmarès :
Prix du public au festival des 3 continents
Toronto International film festival
New Directors /new films Moma New York


Oumar Makéna Diop, homme de théâtre dans l’âme, est arrivé très tardivement au cinéma. « Rencontrer les yeux du public et vivre l’intensité de cet échange » est un plaisir inégalable pour l’acteur sénégalais, qui partage sa vie entre son pays natal et la France.
« Toubab bi », en 1991, pour lequel il se voit attribuer le Bayard d’Or du Meilleur comédien au Festival francophone de Namur (Belgique), est son premier véritable long métrage.
Acteur, mais aussi conteur : Une vocation qu’il doit à un oncle conteur et à sa curiosité naturelle qui lui a valu d’être traité par sa mère de « garçon aux longues jambes ». Ce qui n’était en réalité pas son cas. Plus tard, il découvrira, qu’elle évoquait son aptitude « à aller à la rencontre des autres et du monde pour finalement se rencontrer soi-même ». Cette ouverture innée aux autres explique peut-être pourquoi l’acteur se retrouve au coeur d’aventures cinématographiques qui sont un hymne à la diversité culturelle.
http://www.afrik.com/article9147.html

English

At the age of 15, Vitorio had been recruited by force in the Angolese army. After having fought for twenty years, he had been demobilized. During one of his last missions, he stepped on a antipersonel mine and had to suffer a leg amputation. Having waited for months, he finally received a prosthesis.
Alone and pennyless, he had to wander on the streets of Luanda, in the search of a job. One night, while sleeping on the street, his prosthesis was stolen,,, as well as Vitorio’s dreams of integration.


Ele é um autêntico herói. Vinte anos de guerra permitiram-lhe obter uma medalha mas deixaram-no também sem uma perna. Nas ruas de Luanda, erra à procura de um emprego, passaporte indispensável para renascer na vida civil. No entanto, apesar da prótese que atenua a sua deficiência, só encontra desprezo, piedade e indiferença perante o seu voluntarismo nesta cidade confrontada com o afluxo dos refugiados e a muita penúria.

VO Português
2004 – Drama – 97 minutos
Prémio da Primeira Obra, Cartago (Tunisie), 2004
Melhor Filme Estrangeiro, Festival de Sundance, 2005
Prémio da Melhor Fotografia, Fespaco, 2005