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Ciné-Club Blaise Senghor : « Sia, le rêve du python » de Dani Kouyaté
Entrée gratuite, à 19h30, SALLE DE SPECTACLE.

Français

SALLE DE SPECTACLE A PARTIR DE 19H30
Vendredi 25 mai 2012
Entrée gratuite



L’empire du wagadou est guetté par la famine. Pour retrouver la prospérité, l’empereur demande aux prêtres de pratiquer un sacrifice humain au dieu-python. Sia la jeune vierge désignée se rebelle et s’enfuit. Mais les prêtres la rattrapent. Fou de colère, Mamadi, son fiancé, se dresse contre l’empereur et le destitue. Il sauve Sia, mais celle-ci a été violée par les prêtres : le sacrifice n’était qu’une mascarade. Mamadi devenu empereur, hésite à dénoncer la supercherie. Sia, lucide, refuse le trône et parcourt le pays, incitant le peuple à plus de clairvoyance.

Réalisateur : Dani Kouyaté
Avec : Fatoumata Diawara (Sia), Sotigui Kouyaté (wakhané), Ibrahima Baba Cissé (Mamadi)

Long métrage (1h36mn), 2001, Burkina Faso, bambara sous-titré en français.


Le film « Sia le rêve du python » est une adaptation cinématographique de la légende du Wagadu (mythe Soninké du 7e siècle). Inspiré de la pièce de théâtre « La légende du Wagadu vue par Sia Yatabéré » de l’auteur mauritanien Moussa Diagana, le film est une approche politique universelle et contemporaine du mythe, une réflexion sur l’utilisation du mystère par le pouvoir.
Il a été tourné entre le mois d’août et le mois de septembre 1999 au Burkina Faso, dans la région de Ouagadougou (Kokologho) pour les extérieurs du Palais et pour le reste à Bobo-Dioulasso notamment dans le vieux quartier de Dioulassoba et dans les environs de cette ville.
Le projet a été accueilli comme un premier exemple d’intégration artistique sous-régionale. En effet, le film est inspiré de l’oeuvre d’un auteur mauritanien qui a largement contribuer à la réflexion sur l’adaptation cinématographique. La distribution des rôles est essentiellement malienne avec quelques acteurs de renom du Burkina. Dani Kouyaté le réalisateur et scénariste est burkinabé.


Né dans une famille de griots le 4 juin 1961 à Bobodioulasso au Burkina Faso, Dani Kouyaté approche très jeune l’art du spectacle. Il entre à l’Institut Africain d’Etudes Cinématographiques de Ouagadougou et obtient une licence de création cinématographique. Puis il poursuit ses études à Paris où il obtient une Maîtrise d’Animation Culturelle et Sociale à l’Université de la Sorbonne. Il est également diplômé de l’Ecole Internationale d’Anthropologie de Paris et titulaire d’un Diplôme d’Etudes Approfondies de Cinéma.
Il réside à Paris et effectue de nombreux séjours en Italie, Allemagne, Suisse et au Burkina Faso dans le cadre de ses activités théâtrales aussi bien en tant que metteur en scène que comédien.

Il a réalisé 3 courts métrages: « Bilakoro » en 1989, « Tobere Kossam » en 1991 et « Les larmes sacrées du crocodile » en 1993.

Dani Kouyaté est surtout à l’aise avec les légendes. Il s’en sert pour son premier long métrage, « Keïta, l’Héritage du Griot » en 1995. C’est l’occasion de retracer la légende de Soundjata Keïta, fondateur de l’Empire Mandingue. Puis en 1999, le réalisateur met son talent au service de la télévision du Burkina pour diriger plusieurs épisodes de la série « À nous la vie ».

Mais le théâtre l’attire toujours et en 2001 il décide de porter à l‘écran la légende du Wagadu (mythe Soninké du 7e siècle), inspirée de la pièce de théâtre « La légende du Wagadu vue par Sia Yatabéré » de l’auteur mauritanien Moussa Diagana: « Sia, le rêve du python ».

Pour en savoir plus, visitez le site officiel de Dani Kouyaté:
http://www.dani-kouyate.com/