Événements

Festival du Film documentaire de la Martinique – Les Révoltés de l’histoire – 2013
4ème édition. « Les luttes oubliées ». Entrée : Gratuite

Français

Les Révoltés de l’histoire – 2013


Du 12 avril 2013 au 20 avril 2013

4ème édition du festival les Révoltés de l’histoire.
Le thème de cette année :  » les luttes oubliées »

* 12-13 avril : Omacs du carbet à 19h 15
* 16 avril : Maison des associations du Gros-morne à 19h 17
* 18 avril : Cantine communale du Marin/ Mairie du marin à 19h 19
* 20 avril: Hotel de la région à Schoelcher à 18h30 / Grand Carbet (Sermac) de Fort-de-France 19h >Entrée libre
>> en première partie : Bélè des mornes, Slai, Papa Slam, Lézinisyé, kannigué, Entre Nous…


Fidèle à son engagement, l’association Protea revient pour sa quatrième édition du festival « les révoltés de l’histoire ».

Cette année la priorité est donnée aux luttes collectives et
aux mouvements sociaux des afro-descendants et peuples africains ou du tiers monde, qui au 20eme siècle, comme plus récemment, se sont érigés contre la colonisation, l’injustice et les discriminations.
Actions revendicatives, protestataires ou de libération qui contribuèrent à l’Histoire collective des territoires concernés mais qui sont pour la plus part tombées dans l’oubli ou sont forts mal connues de nos concitoyens comme : les émeutes sanglantes de mai 67 en Guadeloupe, la répression des manifestations de décembre 1959 à Fort de France, la mutinerie des soldats de Balata en 1943 contre l’amiral Robert en Martinique, l’intervention cubaine auprès des mouvements de libération africains (Congo, Guinée et Angola), le mouvement des black panthères aux USA, la grande marche de Gandhi de 1931 en Inde…etc.

Tout d’abord la date : nous continuerons à nous inscrire, comme nous l’avons fait depuis l’origine de la manifestation en 2010, dans la période commémoration de la disparition d’Aimé Césaire à savoir aux alentours du 17 avril, et en plus en 2013 se sera le centenaire de la naissance du poète. La période prévisionnelle envisagée est
donc du vendredi 12 au samedi 20 avril. Et en 2013, les cours reprenant en Martinique dans les lycées le jeudi 11 avril cela nous
permettront d’avoir près d’une semaine et demie d’interventions auprès des lycéens et non deux jours et demi comme en 2012. Sur les communes et les salles, nous retenons le principe que le festival commence »en communes » pour converger et se conclure le second weekend sur Fort de France.
Chaque ville accueillant deux soirées consécutives.
La programmation des scolaires prévue en journée devrait sensiblement suivre celle du »grand public » prévue en soirée, en tout cas se dérouler dans la même zone géographique de la Martinique, afin d’optimiser l’impact au niveau local. Toutefois les projections dans les collèges et lycées de Fort de France échapperont à cette logique car les projections grand public ont lieu en fin de semaine (19 et 20 avril).

Cette année c’est avec grand plaisir que l’association Protea propose une première partie musicale en faisant découvrir des groupes de bélè, ladja et slameurs, fièrement ancrés dans les traditions.

PROGRAMME

CARBET


Vendredi 12 avril 2013

À 19h à la paillote du Carbet
Décembre Noir
Un film de Xavier-Marie Bonnot, Bonne Compagnie, 52 mn, 2008
Décembre 1959. Alors que toute la Martinique s’apprête à fêter Noël,
Fort-de-France est le théâtre d’une révolte populaire sans précédent.
La répression est féroce : trois manifestants tués, cinq blessés, des
commissariats détruits, des immeubles dévastés…
À l’origine des émeutes, un banal incident de la circulation. Une
étincelle qui va embraser une île sous haute tension depuis des
décennies et qui va sceller le nationalisme martiniquais. Ce décembre noir va entraîner la création de nombreux groupes indépendantistes ou autonomistes dont l’OJAM, l’organisation de la jeunesse anticoloniale martiniquaise qui proclamera d’emblée : La Martinique aux Martiniquais.
À la fois récit d’un fait-divers, mais aussi évocation des conséquences
qu’il eût sur le devenir de la Martinique, ce documentaire dresse le
portrait d’une société en plein bouleversement. En toile de fond, la France enlisée en Algérie et Cuba qui vient de tomber aux mains des castristes…

En première partie : « ENTRE NOUS »
Uni par une passion commune pour le bêlé ce groupe est essentiellement composé de femmes. L’association « Entre nous » voit le jour en janvier 2012, depuis c’est avec plaisir qu’elles partagent leur passion avec leur public.

6, Avenue des Droits de l’enfant – 97221 CARBET
Standard OMACS : 05 96 78 72 89


Samedi 13 Avril 2013
À 19h à la paillote du Carbet
« Mai 67, un massacre oublié »
Un film de Xavier-Marie Bonnot et François-Xavier Guillerm, Bonne compagnie, 52 min
Ce drame se joue dans une Guadeloupe alors en pleine mutation. L’effondrement de l’économie sucrière a jeté à la rue des centaines de travailleurs qu’une industrie du bâtiment en plein essor a promptement récupérés. Efficace, dure à la tâche, cette main d’œuvre n’en est pas pour autant résignée. Elle se distingue même par une tradition revendicative. Agglutinés dans des bidonvilles, incapables d’offrir à leur famille autre chose qu’un quotidien pauvre et indigent, les nouveaux ouvriers du bâtiment se mettent en grève. Et réclament une augmentation des salaires généralisée de 2.5 %. Le 27 mai 1967, des dizaines d’ouvriers sont sous les fenêtres de la
Chambre de commerce, où achoppent les négociations. L’ambiance est électrique. Des pierres volent, des coups de feu, dont on n’a jamais pu déterminer l’origine, visent les CRS chargés de surveiller la place de la Victoire. Les policiers ripostent. Deux hommes tombent. La première victime des tirs des forces de l’ordre est d’ailleurs un certain Jack Nestor, l’un des leaders du Gong… C’est le point de départ d’un drame qui entachera à jamais l’histoire, faisant 87 morts, selon un aveu tardif des autorités, 200 selon d’autres sources.

Première partie : »Sly » et « Papa slam »
o Artiste reggae hip hop martiniquais connu pour ces textes engagés, Stephen Sly commence à chanter aux cotés de Djama Keita et kulu ganjah. En 2010, il sort l’album « manmay peyi-a », mélange de reggae avec une forte influence du bèlè dans son titre
phare « rasinn kas peyi-a ».
o Papa Slam commence le slam dans les années 2005, ainsi il s’engage à défendre des situations d’injustices. Dans ses textes les propos peuvent circuler, lui permettant de devenir une forme agissante. Le plaisir de faire, de donner de l’amour et surtout de
pousser l’homme à réfléchir sur son histoire et sa condition humaine.

Paillote du Carbet – – 97221 Carbet
Standard OMACS : 05 96 78 72 89

GROS-MORNE

Lundi 15 avril 2013
A 19h au Centre culturel
« Gros sur mon cœur »
De Chloé Glotin, Ciné Sud Promotion, 52mn, 2011
« Il y a quelques années, je retrouvais des documents qui m’apprenaient que mon grand-père faisait partie de ces soldats martiniquais qui ont rejoint la France Libre en 1943. Il souhaitait être reconnu résistant et je ne savais pas pourquoi. Je suis partie en Martinique à la rencontre d’historiens et d’anciens combattants, fouillant dans les archives, à la recherche de tout ce qui pouvait me permettre de comprendre cette histoire. Et comme par effet de résonance, la vie de mon grand-père s’est dessinée au fur et à mesure que je trouvais des documents et que sont arrivés les témoignages d’hommes qui ont partagé son destin jusqu’à Nantes où il s’est installé à la fin de la guerre ».

Mardi 16 avril 2013
A 19h au Centre culturel.
« Melvin et Jane : la révolte et l’exil »
De Mala Waechler, What’s up films, France 3 Basse-Normandie, 52 mn
Melvin et Jeane McNair, dans les années 70, ont milité dans le mouvement radical de la communauté noire : les Blacks Panthers. Le 31 juillet 1972, pour échapper au ghetto et quitter leur pays, ils détournent un avion, dans lequel ils sont montés avec leurs jeunes
enfants, pour rejoindre Alger où sont déjà installés des membres des Blacks Panthers. Ils sont ensuite arrêtés par la police française et jugés en France. Ils passent plusieurs années en prison à Fleury-Mérogis. Mais cette peine purgée en France ne met pas fin aux poursuites judiciaires par les Etats-Unis. Toujours inculpés, Melvin et Jeane ne peuvent pas rentrer
aux USA et doivent rester en France. C’est l’exil.

En première partie : « Bèlè des mornes »
Associé à la structure associative Sportif culturel folklorique de rivière lézard. Le « Bélè des mornes » c’est eux. Association créée en mars 2005 composé de 20 à 25 danseurs. Le bèlé est avant tout une essence et une tradition, et qu’ils rêvent de perpétuer de génération en génération.

Mairie de Gros-Morne
2 rue Schœlcher – 97213 GROS MORNE
Contact réservation : 05 96 67 50 11

MARIN

Mercredi 17 Avril 2013
A 19h au Centre Culturel Vincent PLACOLY
« La Martinique aux martiniquais – L’Affaire de l’Ojam »
Un film Camille Mauduech, Les films du Marigot, 2h08mn, 2012
Années 60. Une affiche aux couleurs chatoyantes apparaît au petit
matin du 23 décembre 1962 sur tous les murs des bâtiments
publics, écoles, commissariats, mairies, églises en tout point de la
Martinique. Cet affichage massif, clandestin et nocturne porte en lettres capitales un slogan incantatoire « LA MARTINIQUE AUX MARTINIQUAIS ». Le signataire, l’OJAM, Organisation de la Jeunesse Anticolonialiste de la Martinique, affiche ainsi sa volonté nationaliste. Le mouvement porte le spectre des évènements algériens, le gouvernement gaulliste doit y mettre un terme. Dix-huit jeunes « ojamistes » martiniquais dont cinq membres du Parti
Communiste Martiniquais sont inculpés en février 1963 pour
complot et atteinte à l’intégrité du territoire national, en
d’autres termes de volonté séparatiste.

Jeudi 18 avril 2013
A 19h au Centre Culturel Vincent PLACOLY
« Elie ou les forges de la liberté »
De William Cally, Kapali Studio, Réunion Première, 2011, 52 mn
Le 8 novembre 1811, une insurrection d »esclaves éclate, sous la direction d »Elie, forgeron, dans la bourgade de Saint-Leu, Ile de La Réunion. Ecrasé aussitôt dans le sang par la milice locale, ce
soulèvement fait aussi l’objet d »une féroce répression judiciaire.
Un très beau docu-fiction, mêlant interviews de spécialistes et mises en scènes reconstituées de la révolte, qui s’illustre comme
un hommage vibrant à ces résistants à la société esclavagiste.

En première partie : « Lézinisyé »
L’association Lézinisyé existe officiellement depuis le 03 MAI 2009 et a pour objet : L’initiation, le développement, la promotion de la lutte traditionnelle, dite « Ladja » ou « Danmié », et d’autres formes d’expressions culturelles et artistiques afro-martiniquaises. Elle développe aussi des espaces de pratiques de la lutte Ladja et favorise la rencontre avec les anciens pratiquants afin d’échanger avec eux ! Le Ladja est un art de révolte et de revendication par excellence.

Centre Culturel Vincent PLACOLY
Mairie du Marin
Contact réservation : 0596 48 24 71

FORT-DE-FRANCE

Vendredi 19 Avril 2013

A 18h à la Région Martinique
« Cuba, une odyssée africaine »
de Jihan El Tahri,
Arte France, BBC Films, Big Sister, SBS TV, Temps noir, VPRO TV2006 – 59 minutes
Et si la guerre froide nous était vraiment contée dans son théâtre le
plus méconnu : l’Afrique. Sur ce continent, entre 1961 et 1989, ce ne sont pas seulement deux super puissances qui se sont
affrontées, mais quatre adversaires aux intérêts opposés. Derrière cette guerre dite « froide » et ses conflits que l’on a crus par procuration, depuis l’apogée tragi-comique de Che Guevara au Congo jusqu’au triomphe de la bataille de Cuito Cuanavale en Angola, ce film raconte l’histoire de ces internationalistes dont la saga explique le monde d’aujourd’hui : ils ont gagné toutes les
batailles, ils ont fini par perdre la guerre. Les jeunes révolutionnaires comme Patrice Lumumba, Amilcar Cabral ou Agostinho Neto firent appel aux guérilleros cubains pour les aider dans leur lutte. Et Cuba sous Fidel Castro s’est mis à jouer un rôle central dans la nouvelle stratégie offensive des nations du Tiers -Monde contre le colonialisme des empires anciens et nouveaux.

En première partie : « Belè LAO »
Fondé en1992 l’association « Manmay Lao » conserve toujours sa ligne directive. Pourtant ancrée dans les traditions le groupe souhaite participer à l’évolution de notre culture. L’objectif sera atteint lorsque toutes les catégories socio-culturelles se retrouve autour du bèlè.

Hôtel de Région
Rue Gaston Defferre
97261 FORT-DE-FRANCE CEDEX
Contact réservation : 0596 59 63 00

Samedi 20 avril
A 19h au Grand Carbet
« PUBLIC ENEMY »
Réalisé par Jens Meurer, 1999 50 min
Sur les traces de quatre Américains qui ont en commun d’avoir appartenu aux Black Panthers, le mouvement de libération noire qui fit trembler l’Amérique. Ils représentent aujourd’hui quatre différents « way of life » de l’Amérique contemporaine. Bobby Seale, le dernier survivant des fondateurs du Black Panther Party écrit aujourd’hui des livres de recettes pour barbecue; Kathleen Cleaver, qui fut la femme la plus importante dans la hiérarchie des Panthers est devenue professeur de droit; Jamal Joseph est auteur dramatique depuis sa sortie de prison et anime des associations de quartier pour adolescents; Nile Rodgers est un musicien et producteur de disques prospère. PUBLIC ENEMY est un film sur des révolutionnaires et ce qu’il advient de leur révolution. Il ne s’agit pas d’un film historique traitant d’évènements révolus mais d’un film ancré dans le présent avec pour personnages centraux les protagonistes d’une histoire inachevée. A travers leur vie quotidienne, leur place dans la société américaine, leur vision des luttes passées et leurs espoirs pour le futur, le film explore les relations complexes entre le modèle américain dominant et les mouvements de libération noire.

En première partie : « kannigwé »
Née dans les années 2002, au morne calebasse à la demande
de jeunes qui souhaitaient découvrir leur danse le bèlè.leur but principal est la transmission de musique et de danse martiniquaise. Composé de tous les âges il s’accorde au groupement lawonn Bèlè, une structure qui regroupe plusieurs associations bèlè.

Grand Carbet
Place José Marty
97299 – Fort-De-France
Contact réservation : 0596 60 10 67


CONTACT : Celia Galvani
Chargée de mission PROTEA
0696 38 05 63
[email protected]