Événements

Festival du Film français et francophone d’Albi, Les OEillades 2013
17è édition

Français

17ème Edition des OEILLADES
Festival du film francophone d’ALBI
Du 18 au 24 Novembre 2013

Le 17ème festival du film français nous promet de belles découvertes et de singuliers bonheurs à la rencontre de propositions de cinéma, qui, loin des préoccupations mercantiles et des esthétiques clinquantes, libèrent nos émotions, en interrogeant la complexité du monde contemporain. Le festival s’inscrit désormais dans une tradition, un rituel albigeois pour un public fidèle et passionné; il autorise des mises en perspectives, l’émergence de liens dans un montage de films singuliers qui ouvrent au partage du regard et de la parole.

Deux journées de formation pour les classes audiovisuelles autour du film L’étrange affaire Angelica du cinéaste portugais centenaire Manoel de Oliveira, des séances de courts-métrages, un atelier sur la lumière au cinéma manifestent la diversité et la richesse des rencontres.

Ouvrir le festival en présence de Fanny Ardant, c’est célébrer le glamour à la française, l’élégance physique et morale, la passion incandescente du cinéma, l’artiste à la recherche de l’absolu dans des Cadences obstinées, qui aime à répéter que ce qui est beau doit être partagé, donnant à ce festival l’idéal esthétique et éthique du partage de la beauté.

Rendre hommage au cinéaste tchadien Mahamat-Saleh Haroun, c’est faire vibrer la terre africaine, s’interroger sur la violence et l’absurdité de la guerre civile, montrer comment, à partir d’histoires intimes qui s’ agrandissent à l’universel, ce cinéaste œuvre à la refondation d’un humanisme. Héritier de Rossellini et du néoréalisme italien, il fait voir, dans la dignité et la bonté, le long cheminement qui mène à la naissance de la conscience et à la responsabilité pour autrui (Un homme qui crie, Daratt, saison sèche, Grigris)

La comédie est, cette année, très présente au cœur de la programmation. Avec Emmanuel Mouret, c’est l’art comique du badinage amoureux qui triomphe, où la sincérité et naïveté réunies semblent être admises par les protagonistes et aller de soi, où la complexité des sentiments mêle le charme à la maladresse, la fantaisie au burlesque, la délicatesse à la trivialité, mais aussi le drame au romantisme (Fais moi plaisir, Changement d’adresse, L’art d’aimer, Une autre vie).

Les thématiques abondent, dans un engagement éthique qui peut associer gravité contemporaine et burlesque, où sont évoqués les trafics en tous genres et la difficile condition féminine dans le Kurdistan d’après-guerre (My sweet pepperland), qui nous montre que les avancées vers la modernité et la liberté sont lentes et difficiles (Wajma), qui nous oblige à voir ceux que nous ne voulons pas voir, les « invisibles », les « différents » (Gabrielle, Henri), qui interroge la poésie vitale, les pulsions et l’authenticité de l’adolescence en quête de l’accomplissement de soi (Vandal), qui traite de l’inquiétude de l’identité sexuelle au petit théâtre de l’auto-analyse (Les garçons et Guillaume, à table !), ou qui brosse des portraits très incisifs de femmes éprises de liberté (Violette, Suzanne). La comédie peut même jouer avec la camarde dans la tradition burlesque (Je fais le mort) ou dans celle du romantisme (Les âmes de papier), ou devenir une fable réjouissante sur notre rapport au corps (Ceci est mon corps).
L’hommage rendu à Pierre Braunberger, figure emblématique du producteur indépendant du cinéma français, qui a su reconnaître le génie de Renoir, Truffaut, Godard, Resnais, Melville, Varda et de tant d’autres, nous rappelle combien la production est proche de la création artistique.
Et La cour de Babel montrant la richesse du métissage dans une classe d’accueil pour apprendre le français, avec la diversité des cultures, des origines, la profondeur des échanges, des émotions, pourrait porter l’idéal du festival : retrouver l’humanité, fonder un nouvel humanisme qui s’ancre « dans l’altérité comme ouverture, comme promesse et non comme menace ».


Attachée de presse : Isabelle Buron

Où se déroule le festival ?

PROJECTIONS

Théâtre Municipal d’ALBI
Rue St Antoine – 81000 Albi

Cinéma Le Lapérouse
60, rue Séré de Rivières – 81000 Albi

Salle multimédia, Université Champollion
Place de Verdun – 81000 Albi

Accueil du public / Bureau du festival
Théâtre Municipal d’ALBI
Rue St Antoine – 81000 Albi

Tarifs des séances
Tarif spécial (groupes scolaires) : 3 euros
Tarif réduit : 4 euros
pour les étudiants, demandeurs d’emploi, handicapés, carte Cinémovida
Tarif plein : 6 euros
Pass 10 séances (non nominatif) : 40 euros

Organisation
Festival Les Œillades
Ciné Forum
104, avenue du Colonel Teyssier
81000 Albi
Tél: 05 63 38 25 17
Mob: 06 24 36 56 12
Site: http://www.cine-oeillades.fr
Mél: contact@cine-oeillades.fr