Événements

Festival Ti Piment
Avec entre autres Mikidache, Abdou Day, Chila, Salim Hatubou…

Français

Spectacle de Danse

Vendredi 2 et dimanche 4 juin / Mjc Bazin
dans le cadre du Festival des Tréteaux
47 rue Henri Bazin – Nancy
La Nuit Giratoire, Cie Tétra
le 2 juin à 22 h
le 4 juin à 21 h
Le spectacle
S’inscrivant dans une écriture commune sur un thème très intime, Nuit Giratoire met à nu les états d’âmes de femmes traversant l’espace désertique de la solitude.
Les interprètes parlent des petits cris oubliés au fond du coeur, des actes qui ont brûlé à vif leurs peaux. Leur corps se rappelle les secrets longtemps enfouis. Les émotions jaillissent. La mémoire, que l’on a cru sélective, refait surface et explose dans le quotidien, qui se révèle autre.
La vérité douloureuse transparaît parfois derrière les rites dérisoires bâtis pour oublier, derrière la façade des déambulations nocturnes et des joies éphémères.
La danse se forme à partir de l’instant, pour remonter le temps, explorer les frontières d’un mouvement que l’on bloque par oppression.
Elle devient rebelle, anarchique pour exprimer les gestes surgis de la mémoire reptilienne. Elle se fait racoleuse, se jouant des clichés, s’amusant d’un mouvement lascif, détournant les codes gestuels des danseuses à gogo. La danse noue, dénoue les vibrations du coeur, se centre sur un espace réduit.
Ici, les mots surgissent d’une discussion de bar, illustrant la routine d’un comptoir où l’on ferre sa proie avec nonchalance… Là, plus loin, on observe les filles qui se livrent dans une intimité barbare. Là-bas, on rentre dans le vide du sujet.
Conversations codées. Fragmentées. Whisky, vernis à ongles rouge noir, bouches fardées discutant de rien pour le tuer le temps.
Chaque fille vit la contradiction permanente des émotions, des formes, des mouvements, réagissant à l’action, s’adaptant à la situation pour en tirer le meilleur profit. Elle devient, suivant la tête du client, guide touristique, étudiante, princesse ou cendrillon

Expositions

Du mercredi 07 au vendredi 23 juin / Mjc Desforges
Kathleen Scarboro, Princesse Ouvrière
Exposition en partenariat avec la Mjc Desforges présentée dans le cadre de Socles et Cimaises.
Vernissage et Inauguration du festival
Mercredi 07 juin à 18 H 30
De 1985 à 1995, Kathleen Scarboro a consacré son travail artistique à l’île de la Réunion.
D’origine new-yorkaise, l’artiste se rend à plusieurs reprises sur l’île pour peindre des fresques murales dans différents quartiers.
Peinture et voyage sont deux aspects fondamentaux de son parcours : elle dévoile les détails du quotidien des autres avec un relief accentué, non usé par l’habitude, appréhendant ainsi l’identité culturelle de chaque population à travers un acte de création.
A partir de 1996, elle s’intéresse à la culture indienne, fortement présente à la Réunion, et se rend donc en Inde. Ce pays éprouvant peut facilement submerger le voyageur, mais le stimuler simultanément par mille appels aux sens.
Dans ses tableaux, elle essaie de révéler deux aspects contradictoires du quotidien indien : la force de la réalité sociale et humaine de ce pays contrasté et en mouvement, saturée de couleurs intenses, mais aussi la présence mystique imprégnant l’atmosphère. Son travail sur la femme révèle des scènes de vie où s’imbriquent intimement réalisme et symbolisme dévoilant parfois des rôles paradoxaux au sein de leur culture.

Expositions, entre autres :
Centre culturel Haveli Nadine (Inde – 2004)
Musée de l’Homme (Paris – 1995)…


Samedi 10 & dimanche 11 juin
Portraits de femmes
Parc Sainte Marie
Au gré de leur voyages, quelques globe-trotters ont croisé le regard de femmes du Mozambique, de Madagascar, des Comores, de l’Inde… Ces portraits, ces instants volés nous livrent une part de leur quotidien et nous amènent à mieux comprendre leurs rôles au sein de leur société.


Les 10 et 11 juin
Iles et elles
Parc Sainte Marie
Une exposition informative offrant un panorama historique, social et culturel des différents aspects de la vie et du rôle des femmes dans l’Océan Indien.

Projections

Vendredi 9 juin à 20h30 : Lajja, de Raj Kumar Santoshi
MJC Pichon, 7 bd Recteur Senn – Nancy
en partenariat avec la MJC Pichon
Distribution: Manisha Koirala, Madhuri Dixit, Rekha, Mahima Chaudhary, Ajay Devgan, Anil Kapoor, Jackie Shroff, Sonali Bendre and Urmila.

Rajkumar Santoshi fait partie des réalisateurs dont les films sont souvent très attendus en Inde. Un film de Raj Kumar sans message politico social n’existe pas. Dans le cas de Lajja (2001), il a été inspiré par un fait réel en Inde : une mère de famille de 42 ans s’est faite séquestrée, violée et brûlée vive dans sa propre cour parce que son fils de 18 ans fréquentait une jeune file d’une caste supérieure. Réfléchissant sur une société qu’il estime honteuse, il nous emmène sur les chemins des rapports homme/femme en Inde.
Au travers de contes intenses et dramatiques, il dépeint la misogynie de cette culture. Quatre femmes, quatre portraits, quatre situations où elles se battent pour être respectées en tant que femme et être humain. Rajkumar veut dénoncer par là l’hypocrisie qui règne dans la société indienne : d’un côté on sublime les femmes de part leur esthétique vestimentaire et leur beauté et de l’autre on les bafoue en leur infligeant de tels actes honteux.
Quelques séquences où danses et chants rassemblent cependant les sexes opposés nous ramèneront au mythique bollywood.

Les 10 et 11 juin, Destin tracé, de Hachimiya Ahamada
Diffusion en boucle
Parc Sainte Marie

Le festival

Samedi 10 juin / Parc Sainte Marie
avenue Boffrand, Nancy

14h30 La femme « entre symbole et combat »
Débat autour de la femme dans la littérature de l’océan indien avec Jean-Louis Joubert, Ananda Devi.
Rencontre sur la littérature de l’Océan indien
Dans la littérature indianocéanique, les figures féminines portent des paroles de révolte, de douleur et d’amour souvent conséquences de l’histoire ou l’actualité de la société.
La femme, « entre symbole et combat » sera abordée par plusieurs romanciers et par un spécialiste de la littérature francophone, Jean Louis Joubert : autant de points de vues et de sensibilités différents pour une meilleure compréhension du rôle et de la représentation de la femme dans l’Océan Indien.
La lecture d’extraits de texte proposera une illustration et un accès direct et immédiat à cette littérature. Elle permettra d’ouvrir un dialogue avec le public sur ce thème de la seconde édition du festival, la femme dans l’Océan Indien.

15h30 Josie Virin, Contes de la Réunion.
Première élue culturelle de la mairie de St André il y a une quinzaine d’années, Josie Virin a été à l’initiative du 1er festival de contes sur La Réunion. Installée à présent en métropole, où elle se consacre à son métier de professeur de français, elle propose depuis quelques années un spectacle autour des contes traditionnels de la Réunion.

16h30 Les Tambours Sacrés, percussions. Ile de la Réunion.
On connaissait les Tambours du Bronx, les Tambours des Pays Africains… On commence à connaître au delà des frontières les Tambours Sacrés de la Réunion.
Issus du sud de l’Ile de la Réunion et formés en 1996 sur sollicitation du festival de Nantes, les percussionnistes et leurs tambours invitent à la fête.
Le tambour malbar a su résister à l’épreuve du temps et de l’histoire y compris des sombres périodes d’esclavage.
L’instrument fait d’un cercle de fer recouvert d’une peau de cabris (chèvre), rituellement tendu au feu, est frappé par des baguettes de bambous.
Précieusement conservée par les descendants des engagés hindous dans les usines sucrières de l’île, la rythmique jouée par les Tambours Sacrés témoigne d’une expression traditionnelle souvent utilisée pour les « marches sur le feu » lors des rites hindous.
Une occasion de s’ouvrir sur les racines indiennes de la Réunion…

17h30 Mikidache, folk. Mayotte.
19h 00 Abdou Day, reggasy. Madagascar.
20h30 Chila, salegy. Madagascar.
22h15 Masaladosa, électrodub hindi. France

Dimanche 11 juin / Parc Sainte Marie
13h30 Rencontre public / artistes sur la thématique de la femme

15h Salim Hatubou, Contes des Comores.
A 31 ans, ce jeune Marseillais d’origine comorienne ne cesse d’oeuvrer pour le bien-être et la reconnaissance de sa communauté. Ecrivain, c’est naturellement par les contes qu’il a débuté.
Son premier recueil Les contes de ma grand-mère, paru aux éditions l’Harmattan voilà déjà 10 ans, n’a que renforcé son goût pour l’écriture et son implication dans la défense de sa culture.
Fortement lié à l’écriture, Salim Hatubou a fondé sa propre maison d’édition, Encres du Sud pour servir de tremplin aux jeunes auteurs auxquels les portes des éditeurs restent trop souvent closes.
Conteur, il parcourt la France, de métropole via la Réunion, ou encore Mayotte, avec le souci de sauvegarder le patrimoine des Comores. Il passe une partie de son temps directement au pays, plus précisément à Milépvani le village de sa grand-mère, pour le collectage des contes traditionnels qui ont tendance à disparaître. Telle est son originalité.

16h Mavana, quartet vocal. Madagascar.
17h Les Tambours Sacrés, percussions. Ile de la Réunion.
18h Ti Fred, maloya. Ile de la Réunion.
19h30 Papa Roots, raggamuffin, Ile de la Réunion/Les Antilles