Événements

Scènes d’été 2006
Musiques en plein air

Français

Dimanche 9 juillet

Tcheka (Cap vert)
Avec le regard d’un chroniqueur attentif, ce jeune guitariste cap verdien, jette un pont entre la tradition et la jeunesse, Santiago et toutes les musiques du monde. Il tire le batuque (rythme de l’île de Santiago) vers l’universalité pour en faire un rythme qui parle à tout le monde. www.madminutemusic.com

Toumani Diabate & le Symmetric Orchestra (Afrique de l’ouest)
Après son duo avec Ali Farka Touré, Toumani Diabate, virtuose de la kora, revient avec un projet ambitieux : recréer musicalement la richesse de l’Empire mandingue. Entouré d’une quinzaine de musiciens, il marie par exemple la douceur de la guitare traditionnelle à la puissance des percussions sabar, pour créer une musique profonde et dansante.www.worldcircuit.co.uk


Dimanche 16 juillet

Bnet Marrakech (Maroc)
Mélange d’audace, de vitalité et de candeur, les cinq divas berbères de Bnet Marrakech dégagent un magnétisme irrésistible.
Leur répertoire musical composé au départ de chants berbères appris dans leur enfance, s’est considérablement étoffé. Aujourd’hui leurs chants s’égrènent au fil des rythmes hypnotiques : chaâbi, raï, gnawa, houara et ferda.
Ces « filles de Marrakech » (traduction littérale de Bnet Marrakech) utilisent de nombreuses percussions à peaux (bendir, tar, daâdouâ) et métalliques (naqqous) qu’elles accompagnent au son du oud, du violon, ou du guembri (grand luth recouvert d’une peau).
Elles chantent la vie quotidienne, les combats, l’amour (souvent évoqué sous un angle charnel), aiment jouer des improvisations verbales.
Ces femmes habitées et chaleureuses dégagent une énergie spontanée qui mène à la transe.


Dimanche 23 juillet

Mahotella Queens & Régis Gizavo (Afrique du sud/ Madagascar)
Elles font partie de la légende de la musique sud-africaine urbaine. Avec Mahlathini (le « Lion de Soweto ») aujourd’hui décédé, elles inventent au début des années 60 le Mbaqanga, mélange détonnant de musiques traditionnelles (Zulu, Sotho, Xhosa, Shangaan.), de Marabi (jazz sud-africain populaire au temps de l’Apartheid) et de Rhythm and Blues, Soul, Gospel américains très écoutés alors dans les Townships. Héroïnes de la résistance culturelle à l’Apartheid, elles ont été les idoles des communautés noires pendant les années de plomb.
Ces jeunes sexagénaires, personnalités attachantes et exceptionnelles qui ont traversé, sans colère et sans rancour, l’une des périodes les plus sombres de l’Afrique du Sud gardent l’énergie et l’humour de leurs 20 ans.
Les textes de leurs chansons témoignent de la réalité quotidienne de la nouvelle Afrique du Sud : espoirs de changement, libertés chèrement acquises, mais aussi inquiétude face à la montée du crime et de la violence et des ravages du sida.

Elles ont chanté avec de nombreux artistes : Paul Simon, Harry Belafonte, Ray Lema, Manu Dibango, Johnny Clegg,. Fortes de toutes ces expériences, elles aiment s’enrichir de différentes collaborations.
Ce concert sera donc l’occasion d’inviter le talentueux Régis Gizavo, accordéoniste malgache présent sur leur dernier album « Kazet ». Il apportera son toucher et son univers musical aux trois reines sud-africaines.
www.marabi.net
www.vivementcesoir.fr

Dimanche 30 juillet

K’naan (Somalie)
Ce jeune rappeur somalien est un personnage hors du commun dans le paysage hip hop.
Sa musique est le reflet de son histoire : racines traditionnelles africaines et exil au Canada, entre souffle organique et puissance électronique. Ses textes sont empreints d’une maturité et d’une philosophie forgée au fil d’un périple chaotique et douloureux. Ils évoquent la violence sans jamais la glorifier, K’NAAN compare celle de son pays en guerre à « un feu qui se propage dans ta maison, sans qu’il n’y ait aucune sortie possible ». Si K’naan a des choses à dire, il a également un flow digne des plus grands MC’s (d’Eminem à Saul Williams) qu’il pose sur des instrumentations mêlant avec sensibilité percussions et chorales africaines, guitares acoustiques, rythmiques dancehall, sifflements indéfinissables, musiciens kenyans et samples de Peter Tosh.
Son premier album « The Dustyfoot Philosopher » a déjà reçu deux Canadian Urban Music Awards (meilleur compositeur et meilleur enregistrement hip-hop). K’naan a également été décoré du titre de Messager de la Vérité par les Nations Unis.
www.thedustyfoot.com

Dimanche 13 août

Cheb i Sabbah (Algérie)
Cheb i Sabbah et les 1002 Nuits ou la rencontre entre l’Afrique du Nord et le sous-continent indien, entre la tradition et l’electronica.
Né en Algérie, Cheb i Sabbah, dj et producteur, s’est installé à San Francisco..il s’est forgé une réputation de pionnier dans le monde en perpétuel mouvement de la musique « transglobale » (multiplicité des influences musicales, géographiques et stylistiques).Puisant dans l’énergie de la dance music indo-pakistanaise et nord-africaine, Cheb i Sabbah imprime à la piste de danse une énergie extra-nationale, foisonnante et multiple. Il sera rejoint sur scène par des danseurs et des percussionnistes de ces deux traditions, ainsi que par la chanteuse, compositrice et interprète pakistanaise Riffat Salamat Sultana (fille de Ustad Salamat Ali Khan). Elle est la première femme d’une légendaire lignée de musiciens à connaître une renommée internationale, et représente l’aboutissement de 5 siècles et 11 générations de tradition indo-pakistanaise. Ses chants d »une grande légèreté puisent dans la plus pure tradition (alap, raga, chants soufi.). Elle participe à de nombreux projets, dont celui de Quincy Jones « We are the future ».
http://www.chebisabbah.com/

Cheikh Lô (Sénégal)
Non-conformiste, Cheikh Lô est un esprit libre dont le parcours musical et personnel l’a amené à absorber les styles et les cultures du monde entier. Avec cette spiritualité profondément enracinée, Cheikh a combiné ces influences dans un son qui lui est propre.De parents sénégalais il a grandi au Burkina Faso dans un environnement à la fois multi-culturel et multilingue. Musicien autodidacte et curieux, avide de sons et de rythmes divers, Cheikh Lô est percussionniste, guitariste et batteur. Son parcours professionnel le mène à Paris où il devient musicien de studio. En 1989, alors qu’il fait les chours et la batterie sur un disque de Youssou N’Dour, ce dernier le remarque. « À chaque fois qu’il chantait les chours, j’étais submergé d’émotion, explique Youssou. Dans sa voix, je retrouve quelque chose d’un voyage à travers le Burkina Faso, le Mali, le Niger ». Youssou N’Dour produira le premier album de son protégé.Aujourd’hui Cheikh Lô s’empare des rythmes brésiliens et du groove sénégalais, qui confèrent à son dernier album « Lamp Fall » une chaleur intense. On est à la croisée des classiques mandingues, des cuivres jazz’n funk, du reggae, de la rumba cubaine, des guitares rock. le tout enveloppé d’une ferveur mystique toute particulière. Un univers musical d’une grande richesse qui prend toute sa dimension sur scène, porté par l’un des artistes les plus énigmatiques d’Afrique.
http://www.vo-music.com