Fest’Africa

Les fruits de la rigueur

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Tous les écrivains, artistes et intellectuels qui ont participé aux festivités de Fest’Africa sont d’accords sur un point : le professionnalisme de ses organisateurs.

Créé en 1993 par deux journalistes africains (Nocky Djedanoum et Maïmouna Coulibaly), Fest’Africa est devenu un espace où l’on parle de la culture africaine avec autorité. Par son organisation, le festival se distingue par son sens de l’accueil, la ponctualité des débats et la fidélité du public. Sur le plan strictement culturel, Fest’Africa associe l’engagement citoyen à la rigueur intellectuelle. Si l’édition de l’année dernière se proposait de réfléchir sur la traite négrière et ses conséquences, cette année, les participants du festival étaient invités  » à penser le troisième millénaire « . Le Troisième millénaire sera-t-il le temps de l’Afrique ? On s’est interrogé sur l’héritage des papes de la Négritude (Césaire et Senghor), sur les mouvements littéraires nègres, sur les enjeux et défis culturels en Afrique pour le XXIe siècle… Au passage, un débat a été organisé sur les guerres civiles qui déchirent l’Afrique centrale.
Mais l’originalité de cette dernière édition a surtout été la révélation des jeunes talents publiés dans de petites maisons d’édition : Patrick Sergent Boutsindi, auteur de Terre natale (Editions des écrivains associés), Nathalie Etoke, pour Un amour sans papier (Ed. cultures croisés) et Bessora, auteur de 53 cm (Le Serpent à Plume, cf Africultures 21). On notera également la prestation remarquée du jeune chanteur camerounais Cyril Effala. En accordant une telle place aux jeunes talents, Fest’Africa a voulu répondre par l’affirmative à l’intitulé de son édition : le troisième millénaire pourrait appartenir à l’Afrique à condition que chacun y mette du sien !

///Article N° : 1199

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