Fiche Film
Cinéma/TV Histoire/société
MOYEN Métrage | 2007
Affaire Villemin (L’)
Raoul Peck
Pays concerné : France
Réalisateur(s) : Raoul Peck
Avec : Raoul Peck, Pascal Bonitzer, Eric Guichard, François Marthouret, Odile Roire
Durée : 52
Genre : drame
Type : série TV

Français

Une reconstitution rigoureuse du fait divers français le plus marquant des années 80. Un couple uni dans la douleur. Une réflexion sur les
dysfonctionnements des institutions.

En 1993, à Dijon, s’ouvre le procès de Jean-Marie Villemin, en présence de son épouse Christine et de nombreux journalistes, pour l’assassinat de son cousin Bernard Longuet. Neuf ans plus tôt, dans la soirée du 16 octobre 1984, le corps de leur fils Grégory, 4 ans, était repêché dans la Vologne, non loin de leur domicile, à Lépanges, dans les Vosges. L’enlèvement avait été revendiqué quelques heures plus tôt par l’appel anonyme d’un « corbeau » de leur entourage qui, depuis des années, harcelait le jeune couple. Parce que Jean-Marie, 26 ans et déjà contremaître, aurait été trop fier de sa réussite, de sa maison toute neuve, de son bonheur conjugal ? Un magistrat inexpérimenté, le juge Bertrand, est chargé de l’instruction, tandis que les gendarmes enquêtent. Autour des parents fous de chagrin, le clan Villemin, dévasté, est cerné par des journalistes qui affluent de toute part. Parmi eux, Laurence Lacour, une presque débutante envoyée par Europe 1, incapable d’imaginer que l' »affaire Grégory » va devenir, pendant quatre ans, un feuilleton tragique qui bouleversera sa vie. Lors de l’enterrement de l’enfant, alors que les photographes mitraillent à distance Christine Villemin qui s’écroule en hurlant au bord de la tombe, Cassini, vieux briscard de RTL, lui glisse à l’oreille une cynique mise en doute : on a vu, ricane-t-il, des meurtrières faire montre d’une douleur plus déchirante encore… Peu après, les experts en écriture identifient au sein d’une centaine de personnes soumises à la dictée un possible « corbeau » : Bernard Longuet, avec qui Jean-Marie est brouillé depuis plusieurs années…


Avec une sobriété et une rigueur magistrales, Raoul Peck et son coscénariste Pascal Bonitzer racontent, plus de vingt ans après, l’hallucinant cafouillage policier, médiatique et judiciaire qui fit de la tragédie d’un jeune couple un feuilleton cauchemardesque, livré en pâture à la curiosité publique.



Acteurs principaux
Armelle Deutsch (2006-2006) (Personnage : Christine Villemin)
Francis Renaud (2006-2006) (Personnage : Jean-Marie Villemin)



Production
Arte France
France 3 (F3)
Radio Télévision Belge Francophone (RTBF)
Studio International

de Raoul PECK (6×52 mn)
Co-auteur : Pascal BONITZER, d’après « Le bûcher des innocents » de Laurence LACOUR et « Le seize octobre » de Christine et Jean-Marie VILLEMIN
Production : Studio International, RTBF, BE Films, Velvet Film, avec la participation de France 3 et ARTE France.
Avec Armelle DEUTSCH, Francis RENAUD, Constance DOLLE, Stéphane DEBAC, François MARTHOURET, Alain DOUTEY

Type : Mini série | Genre(s) : Dramatique

Début de production : 2006 | Fin de production : 2006

1ère diffusion originale : 28/10/2006 |
1ère diffusion française : 28/10/2006

Nombre de saisons : 1 | Nombre d’épisodes : 6 | Durée moyenne : 52 Min

Pays de production : France


Diffusion(s) France : France 3 | Arte
Diffusion(s) Belgique : La Une (RTBF 1)

Trophée duo fiction « Réalisateur/Producteur » (Raoul PECK/Jérôme MINET) organisé par Le Film Français en février 2007.

English

(6 x 52 minutes)
Réalisé par Raoul Peck
Ecrit par Pascal Bonitzer et Raoul Peck
Produit par Jérôme Minet et Nora Melhli
D’après Le Bûcher des innocents de Laurence Lacour et Le Seize octobre de Christine et Jean-Marie Villemin

Musique originale : Bruno Coulais
Compositeur très demandé du cinéma français (Microcosmos, Les Rivières pourpres, Belphégor, Le Peuple migrateur, Les Choristes…), Bruno Coulais avait déjà travaillé avec Raoul Peck pour Sometimes in April. Convaincu dès les premières images de L’Affaire Villemin, Bruno Coulais a composé la musique de chacun des six épisodes, séparément et sur mesure, accompagnant l’évolution dramatique de l’ensemble du récit.

Une production STUDIO INTERNATIONAL
En coproduction avec R.T.B.F., BE-FILMS, VELVET FILM – R. PECK Avec la participation de FRANCE 3 et ARTE France
Avec le soutien de la Région Ile-de-Franceet de la Région Franche-Comté

Armelle Deutsch : Christine Villemin
Francis Renaud : Jean-Marie Villemin
Fred Saurel : Bernard Longuet
Vanessa Guedj : Roselyne Longuet
Julie-Marie Parmentier : Brigitte Keller
Constance Dollé : Laurence Lacour
François-Régis Marchasson : Laurent Cassini
Stéphane Debac : Juge Bertrand
François Marthouret : Juge François
Alain Doutey : Me Bourgoin
Jean Barney : Me Francis Lafargue
Steve Kalfa : Me Paul Schulmann
Christian Mulot : Commissaire Colonna
Frédéric Maranber : Capitaine Verdier
Arno Chevrier : Jacques Servais
Arnaud Apprédéris : René Cauvin
Emmanuel Noblet : Pierre Thomas
Pascal Renwick : Bourdieu
Joséphine Derenne : Alice Villemin
Gérard Paillard : Albert Villemin
Alban Casterman : Didier Villemin
Chantal Meret : Gilberte Blaise
Guy Paillot : Molina

Textes et interviews : Noëlle Corbefin / France 3
Crédit photo : Bernard Barbereau/Studio International



À propos de l’utilisation des faits divers dans les œuvres de fiction :

Les « fictions du réel » se situent à la convergence de deux grands principes reconnus et consacrés par les textes et les tribunaux : la liberté d’information et la liberté d’expression. A partir du moment où des faits divers ont connu un grand retentissement médiatique, rien n’interdit de s’en inspirer pour en faire une oeuvre de fiction : le récit de faits déjà connus du public ne peut pas être considéré comme une atteinte à la vie privée des protagonistes.
L’évocation de procédures criminelles est permise dès l’instant où tous les éléments évoqués ont fait l’objet d’un débat en audience publique et ne sont plus couverts par le secret de l’instruction.
Pour autant, l’évocation de faits réels n’autorise pas à révéler des éléments de la vie privée qui n’auraient pas été dévoilés, ou bien à tenir des propos diffamatoires ou injurieux à l’égard des protagonistes. Il s’agit là des seules restrictions à la liberté d’expression.