Gabon : Naissance d’une littérature : Chantal Magalie Mbazo’o Kassa une romancière en pleine croissance.

Après de nombreuses années de balbutiements, la littérature gabonaise, en particulier le roman, connaît de progrès remarquables depuis 1980. Dans ce mouvement d’éveil intellectuel, les femmes affichent nettement leur détermination à promouvoir par l’écriture le patrimoine culturel national jusque-là mal connu du public africain et francophone. Déjà, à l’actif de son bilan deux romans, Sidonie et fam, le jeune auteur s’annonce dans l’espace de la créativité littéraire féminine comme une étincelle que le talent fera croître pour devenir flamme. La première publication d’inspiration fortement sociale, se remarque par l’actualité du thème abordé et l’angoisse suscitée par les discours tabous qu’il convoque. La deuxième, fam, qui nous intéressera plus tard marque une rupture de style, à la fois au niveau thématique et du champ poétique. Avec ce titre, l’auteur signe un pacte dans une option littéraire novatrice par l’humour théâtral et la satire des mœurs politiques qui vicient une société imaginaire dont on imagine, à tort ou à raison, quelle pourrait bien être la société de son territoire. Sidonie qui nous préoccupe principalement dans ces lignes apparaît comme le prodrome des ambitions littéraires que le public espérait longtemps des femmes gabonaises. * Quand paraissait en 1985 Élonga, roman de 261 pages de Ntyugwétondo Angèle Rawiri, le public gabonais saluait avec enthousiasme l’ardeur de la première femme à s’investir sur le champ de l’écriture. L’événement forçai...

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