Identité nationale : encore une affaire d’immigrés en suspens

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Si le débat sur l’identité nationale, lancé en novembre 2009 par le ministre français de l’Immigration Éric Besson, a soulevé des vagues de protestations et laissé sceptiques un bon nombre de Français (cf. l’enquête effectuée par Obea-InfraForces pour 20minutes et France Info – publiée le 1er février 2009- révélant que 63,1 % des sondés ne l’ont pas trouvé constructif), il a aussi ouvert la voie à des amalgames nauséabonds et à certains dérapages. Un bilan peu glorieux après l’annulation le 4 février du colloque sur l’identité nationale – au cours duquel Éric Besson devait présenter un rapport de synthèse – remplacé, à une date ultérieure, par un séminaire gouvernemental.

C’est l’histoire d’une grosse embrouille entretenue dans l’Hexagone depuis peu. Une grosse ficelle comme seules savent en tirer par temps de crise les politiciens  » bon teint « . Un ministre français chargé de l’immigration, en respect de son cahier de charge, et sur décision, paraît-il, présidentielle, décrète un grand raout national, à partir du dernier trimestre 2009, autour de la question identitaire. Qu’est-ce qu’être français de nos jours ? Éric Besson, que ses anciens amis de gauche accusent de fourberie, pour avoir rejoint le camp adverse, a cru bon de poser là les termes d’un débat nécessaire et salutaire. À l’heure d’une diversité brouillonne bien française, et sans vouloir faire de l’Eastwood (1) mal dépiauté au pays des droits de l’homme, l’ex-socialiste devenu édile de droite UMP, écrit sur un site dédié (2) que  » la question maintes fois posée de savoir ce qu’est une Nation, et ce qu’est le sentiment national, qui fait que des individus s’identifient corps et âme à d’autres individus qu’ils ne connaissent pourtant pas, me semble plus que jamais d’actualité « . Une manière d’introduire joliment, en oubliant de préciser que ce débat, initié dans un pays schizophrène en matière d’immigration, et à quelques mois seulement des régionales, risquait fort de dévier.
Des amalgames à ciel ouvert
Dans la circulaire adressée aux préfets, chargés de cadrer les débats en région,  » neuf questions sur dix désignent l’immigré comme un problème pour l’identité nationale «  d’après Michel Agier (3). L’anthropologue est partie prenante d’un collectif d’universitaires, qui, pressentant le désastre à venir, a appelé au boycott de ce débat (4). En 2007 déjà, les universitaires français s’étaient dressés contre l’idée d’une présidentielle se jouant  » sur de prétendues oppositions entre immigration et identité nationale « , voire contre le projet d’un ministère de l’identité nationale et de l’immigration. Leur vigilance, bien que rassurante pour le citoyen, n’entama rien chez un Brice Hortefeux, qui essuya les plâtres à ce poste, en premier de la classe. Aux côtés de Michel Agier aujourd’hui se trouvent des personnalités certes aussi remontées que Etienne Balibar, philosophe, Luc Boltanski, sociologue, ou encore Pap Ndiaye, Gérard Noiriel, Tzvetan Todorov et Patrick Weil, tous historiens. Mais que peuvent-ils vraiment contre ce concert d’amalgames à ciel ouvert ? Dans la grosse palabre orchestrée en région, les  » Monsieur tout le Monde « , brandissant des casseroles vides de sens, reviennent sans façons sur le refus de s’intégrer des immigrés, sur l’aspect insultant des prénoms musulmans, sur la minorisation des Français de souche ou plus sérieusement sur l’ambiance de ces trains où l’on ne s’entend plus causer en français.
Du lichen verbeux aux relents nauséeux sur fond d’expulsions, de remise en cause du droit d’asile. Les contrôles au faciès se multiplient, le délit de solidarité se réinvente. Le visage actuel de la politique d’immigration dans l’Hexagone ne peut que susciter de l’inquiétude sur le court terme. Ces universitaires n’exagèrent donc pas lorsqu’ils reprochent au gouvernement de vouloir légitimer des  » comportements  » et des  » paroles de rejet, de violence, et de repli sur soi  » (5) avec ce débat. Dans la circulaire du ministre aux préfets, se trouve également un point d’interrogation, tendance anti-poils à gratter :  » Pourquoi la question de l’identité nationale génère-t-elle un malaise chez certains intellectuels, sociologues et historiens ?  » Réponse des concernés : il n’est nullement question de se défiler, mais le doute est permis quant au contenu déjà préétabli par Besson. En somme, ils refusent de se porter caution.  » Nous ne pouvons, disent-ils, accepter que le regard inquisiteur puisse planer, en s’autorisant de nous, sur la vie et les gestes de chacun « . Plutôt qu’un refus de débattre, il faudrait parler du refus de collaborer avec un dispositif peu amène envers les immigrés, en dépit des valeurs de solidarité républicaine dont se réclame la France. Un autre appel, diffusé en décembre dernier par le collectif  » Pour un véritable débat  » suppose que d’autres interrogations pourraient voir le jour : celle sur le passé colonial par exemple.
À gauche, les élus comme les militants ou les associations, au-delà d’un malaise évident, ont surtout tenu à souligner le risque de débordement d’un débat à conscience réduite. Mais c’est probablement à droite que la charge fut la plus significative, dans la mesure où les élus auraient pu se contenter d’un silence des plus convenus. Taper sur son propre camp n’a jamais été un exercice simple, et la solidarité partisane peut se comprendre. Besson a quand même eu droit aux reproches de son camp. Certains élus, et malgré le soutien affiché du président, ont réagi contre le projet.  » À l’approche d’une échéance électorale, en l’occurrence les régionales au mois de mars, la confusion, l’amalgame et les facilités du langage peuvent flatter les bas instincts […] Je crains que ce débat n’aboutisse à l’inverse de l’effet recherché  » plaidait Baroin, député-maire UMP de Troyes (6). Hervé de Charrette, ancien ministre des Affaires étrangères, lui aussi à droite, a estimé pour sa part  » qu’on prenait les électeurs pour des billes en lançant cette consultation avant les régionales « . Même ton chez Raffarin, sénateur UMP, anciennement premier ministre, qui ne ménage pas le contenu de ce débat :  » La question de l’identité, ça ne peut pas être une réflexion de comptoir « . Alain Juppé, ancien premier ministre et maire UMP de Bordeaux, se penchait, lui, sur les premiers temps de parole à conséquence préjudiciable :  » Quand vous entendez certaines déclarations, vous vous dites qu’il y a un risque et je crois qu’il ne faut pas prendre ce risque, il faut tout faire pour essayer au contraire de favoriser le dialogue, la compréhension mutuelle « .
Un contre-discours de droite qui n’a pas l’air de gêner le moins du monde Éric Besson, ni son mentor, pendant que l’extrême droite, elle, exulte derrière ses rideaux fumés. Marine Le Pen, reprenant le flambeau du père au FN, n’a pas manqué d’exprimer sa grande satisfaction, en une phrase :  » Cela fait vingt ans que le Front National réclame ce débat et qu’on nous le refuse « . L’ironie du sort a voulu que l’expression  » identité nationale  » ait été promue dans les années 80 par le même Front National.  » En soi, cette expression n’est pas un gros mot, indique l’historien Gérard Noiriel, mais dans le cas français, elle a des connotations politiques xénophobes, car elle a toujours été liée à un rejet de l’immigration  » (7). Pour lui, le ministère de l’Identité nationale et de l’immigration  » a été créé pour transférer dans la majorité une partie des électeurs FN « , il n’y a pas de doute. Quant au débat en cours, son but  » est de familiariser les Français avec les références qu’hier on jugeait choquantes. Dans les années 1980, ma génération était effarée par les relents pétainistes du discours de Le Pen. Depuis, le processus d’accoutumance a fait son travail. On cherche à nous habituer à des mots contraires aux valeurs des droits de l’homme « . Comme pour un lynchage verbal sur la place publique, ce débat a vite fait de prendre une tournure des plus malsaines, les petites phrases malencontreuses faisant le nid des grands malentendus. À l’image de ce samedi 5 septembre 2009, où Brice Hortefeux, prédécesseur de Besson à l’immigration, plaisante en aparté sur les Arabes, et lâche, à quelques heures du grand déballage national :  » Quand il y en a un, ça va. C’est quand il y en a plusieurs qu’il y a des problèmes « .
Les petites phrases qui restent
Dérapage contrôlé, qui en annonçait beaucoup d’autres à la suite, les bavures du genre s’étant renouvelées depuis au rythme d’un soap sans fin. Amalgames et stigmates à la chaîne dans des discussions à bâtons rompues, où les Français, dans une moyenne considérable, déballent leur peur de l’étranger sous mandat étatique. L’ambiance est prenante. On y apprend que la France donne trop d’importance à des minorités peu respectueuses, que hallal est du jargon dérangeant, que les immigrés sont synonymes d’insécurité, qu’ils rejettent la France qui les nourrit, qu’ils enfouissent le drapeau national sous des burqa terroristes. On dit aussi dans ces débats en région que ce pays ne peut plus se permettre d’accueillir des hordes de musulmans, et que le communautarisme est une tactique toute trouvée pour submerger les valeurs nationales. Des vertes, et des pas mûres, des fantasmes, et des murmures enragés, pour assurer le show, mais rien de nouveau, sous le manteau gris de l’hiver. Le ministre Besson n’aura fait que lâcher la bride à de vieilles rengaines, qui, certes, étaient tapies dans l’ombre, par peur du droit et de la république, mais qui, grâce au positionnement sarkozyste sur la question, se mirent au grand jour, sans excuses. Quelques impers notables à citer, pour l’exemple. Celui qu’aura commis Jacques Chirac, le 30 novembre à Bordeaux, saisi par la caméra de Canal +, et qui n’est pas le moins troublant :  » A mon avis, il n’est pas tout à fait natif de  » (8). Il était question, semble-t-il, d’un jeune au teint bronzé. Autre exemple, celui du maire UMP de Gussainvile, commune d’une quarantaine d’habitants dans la Meuse (qui ne doit pas être confrontée à une immigration de massive !), surenchérit :  » Il est temps qu’on réagisse parce qu’on va se faire bouffer. Il y en a déjà dix millions, dix millions que l’on paie à ne rien foutre « . À distinguer du cas Gaudin, maire UMP de Marseille la cosmopolite, qui déplorait, le 15 janvier dernier, au cours d’un débat sur l’identité nationale en présence d’Éric Besson,  » la déferlante de 15 000 ou à 20 000 musulmans sur la Canebière  » à l’issue du match Algérie-Egypte en novembre 2009. Autre bourde édifiante, celle du porte-parole de l’UMP, Dominique Paillé. Le 18 novembre 2009, qui voulant distinguer les églises,  » héritages historiques « , des minarets, a établi une ligne de démarcation entre les  » religions qui étaient là avant l’avènement de la république  » et  » celles qui sont arrivées après « , afin d’éviter de tout confondre dans la même laïcité, sans doute. D’abord y a les authentiques, ensuite les pièces rapportées. Enfin, il y a eu cet imper, le 14 décembre, commis par Nadine Morano, secrétaire d’État à la famille, qui a sorti son cliché de jeune musulman, sans travail, parlant verlan, casquette à l’envers, et à qui il faut dispenser une leçon de bonne citoyenneté. Sa présence à ce débat de Charmes, ville où l’on réhabilite Barrès, élu en 1889 député de Nancy sur un projet  » Contre les étrangers « , a plus interrogé que sa leçon de citoyenneté. Mais si on ne peut plus réveiller les fantômes…
Que devrait-on dire d’Henri Guaino, la plume du président, qui laisse filtrer des phrases à trouble sens, dans des discours d’envergure nationale, au risque de réveiller la fibre barrèsienne du bon Français ? Ainsi, ce 27 octobre 2009, où le président, s’adressant au paysan, disait :  » L’identité nationale est constituée du rapport singulier des Français avec la terre « . Est-ce une raison pour que le monde intellectuel français se mette à fabriquer des amalgames, à son tour ? Que certains fantômes, à l’extrême de la politique française, surgissent des temps d’avant-guerre au hasard d’un discours en 2009, peuvent déplaire. De là à dire que. N’exagérons rien. Et peut-être même qu’il faut éviter de. N’empêche que certains, qu’on ne peut soupçonner d’extrémisme, brandissent le chiffon rouge. Emmanuel Todd avance cette analyse (9), pour le moins troublante, au sujet de la majorité au pouvoir :  » Je n’ose plus dire une droite de gouvernement. Ce n’est plus la droite, ce n’est pas juste la droite… Extrême droite, ultra-droite ? C’est quelque chose d’autre. Je n’ai pas de mot « . Et concernant le débat sur l’identité nationale, en tant qu’historien, il trouve le  » projet assez cynique « ,  » dans sa tribune au Monde, Sarkozy se gargarise du mot « peuple », il parle du peuple, au peuple. Mais ce qu’il propose aux Français parce qu’il n’arrive pas à résoudre les problèmes économiques du pays, c’est la haine de l’autre « . Et voilà l’économie qui revient dans les débats. Todd laisse entendre que l’État Sarkozy se fabrique des boucs émissaires à peu de frais pour cacher ses incapacités face à la situation économique :  » Quand on est confronté à un pouvoir qui active les tensions entre les catégories de citoyens français, on est quand même forcé de penser à la recherche de boucs émissaires telle qu’elle a été pratiquée avant-guerre (…) Il ne faut pas faire de confusion, mais on est quand même contraint de faire des comparaisons avec les extrêmes droites d’avant-guerre. Il y a toutes sortes de comportements qui sont nouveaux mais qui renvoient au passé. L’État se mettant à ce point au service du capital, c’est le fascisme « .
Que raconter de plus dur sur le discours du pouvoir en matière de politique d’immigration dans l’Hexagone ? Le débat d’Éric Besson dans les médias est porté par un discours fallacieux. Dans le Nouvel Obs, Denis Olivennes entamait son édito, le 10 décembre, par ces mots :  » La France ne souffre pas d’un trouble abstrait de l’identité. Elle s’inquiète de son avenir économique « . Gérard Noiriel avait déjà dû confier quelque chose du même tonneau en décembre 2009, à nos collègues des Inrockuptibles, sans trop forcer sur le trait.  » En difficulté sur le plan économique (…) Nicolas Sarkozy a tout intérêt à parler d’autre chose. Il met donc l’accent sur la thématique sécuritaire. Mais la question sociale remonte. Aujourd’hui, il est difficile de faire croire à l’électorat que le problème principal, c’est l’identité nationale. Cela avait marché dans les années 1930, à la veille d’une guerre mondiale, mais nous vivons aujourd’hui la plus longue période de paix qu’ait connue le pays depuis des siècles « (10). Histoire d’immigrés en difficultés et complexité de la relation avec l’étranger. Les citoyens français ont certainement des tas de besoins dans l’immédiat, mais pas celui d’être encouragé au déni de l’autre, c’est ce que disent les intellectuels engagés contre le débat bessonien. Mais qui peut oublier l’origine de ce grand raout ? Sarkozy, au soir de sa victoire, salle Gaveau, en mai 2007, avait pris un engagement solennel :  » Je vais remettre à l’honneur la nation et l’identité nationale. Je vais en finir avec la repentance qui nourrit la haine de soi « . Personne n’imaginait bien sûr que ce discours fragiliserait autant l’étranger et qu’il déboucherait sur un malaise. Aujourd’hui, la coupe paraît pleine pour les défenseurs de la  » France terre de tous les hommes « , si l’on y ajoute les misères faites par l’institution à certains immigrés, en règle ou pas. Expulsions, arrestations, incitation à la délation, suspicion organisée, naturalisation sous arbitraire, etc.
Le côté recherche désespérément bouc émissaire par temps de crise effraie au passage. Car où est la limite ? Besson, lui-même, s’était fendu le 25 janvier 2009, peu après sa nomination, d’un lapsus, confondant – avant de se reprendre – immigration et  » invasion en provenance d’Afrique et du Maghreb  » (11).
Commentaire de l’historien Pap Ndiaye, à la suite du débat ainsi enclenché :  » Souffler sur les braises de la xénophobie, c’est la raison d’être de ce ministère. Aujourd’hui, avec l’ouverture du débat, un pas a été franchi ; Le site  » identité nationale  » est un déversoir de racisme : ce sont les immigrés qui sont mis en accusation  » (12). Sociologue et spécialiste de l’immigration, Maryse Tripier confirme : « Il était prévisible, parce que contenu en germe dans la création d’un ministère dont l’intitulé accole immigration et identité nationale, que le débat se focaliserait sur les immigrés et par sous-entendus, qu’un problème d’identité nationale est forcément posé par celui qui arrive, l’étranger « (13). Les chiens ne font pas de chat, dirait-on au comptoir du bistrot d’à côté. Ce qui rejoint la position de Noiriel :  » En 2007, à l’annonce de la création de ce ministère, nous avons été un groupe de huit historiens à démissionner du conseil scientifique de la Cité de l’Immigration. Dans l’histoire de France, le discours sur l’identité nationale a toujours servi à stigmatiser l’étranger. À l’époque, Brice Hortefeux nous a reproché de lui faire un procès d’intention : le ministère n’avait encore rien mis en place. Mais force est de constater que nos craintes se sont réalisées  » (14). Prenant la suite d’Hortefeux, Besson s’est montré efficace et zélé à la tâche, avec des chiffres, tels la reconduite des 27.000 aux frontières, objectif fixé à l’année aux agents d’immigration. De son côté, le président déclarait il y a peu encore que c’est en privilégiant la  » politique de l’autruche qu’on laisse le champ libre à tous les extrémismes « . Carte blanche, donc, à Besson, qui n’hésite à parler d’un  » immense succès populaire  » pour son débat, qu’il promet de prolonger. 2010, une belle année pour les immigrés de France et de Navarre ? C’est à voir…

1.Voir Invictus de Clint Eastwood dans lequel Mandela cherche, à partir du rugby, à faire s’entendre des milliers de gens que l’histoire oppose, mais qui ont tout à gagner dans un mieux-vivre ensemble. De la nation arc- ciel et du Mandela time : histoire d’une réconciliation rêvée en terre d’apartheid, avec le sport comme symbole.
2. www.debatidentitenationale.fr
3. L’anthropologue est cité dans un article du Journal Libération, daté du 4 décembre 09.
4. « Contre ce rapt nationaliste de l’idée de nation ».
5. Libé du 04/12/ 09, déjà cité.
6. Nouvel Obs, 10 au 16/12/09.
7. Itw de G. Noiriel accordée à Gilles Wallon dans Les Inrockuptibles du 16/12/09.
8. Cf. Vidéo de Jacques Chirac à Bordeaux (capturée par lePost.fr) www.rue89.com/mon-oeil/2009/11/24/chirac-est-il-atteint-de-hortefeuillite
9. Le Monde du 26/09/09.
10. Les Inrockuptibles du 16/12/09, déjà cité.
11. Lapsus de Besson:http://videos.nouvelobs.com/vide /iLyROoafJbV3.html
12. Nouvel Obs du 10/12/09, déjà cité.
13. Libération du 16/12/09.
14. Les inrockuptibles, déjà cité.

Voir aussi les liens :

http://www.dailymotion.com/video/xbm48i_la-razia-identite-nationale_news
///Article N° : 9183

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