Joute de rupture

Cinq petits paragraphes pour clore ce parcours en zig zag des aventures du Muzdalifa house. Nous aurions apprécié de pouvoir relater chacune de nos pratiques par le menu, afin que l’on comprenne comment nous avons cheminé dans le refus de l’établi, en cultivant un tragique de la perturbation et en remuant les odeurs du sensible dans l’espace public. Mais à trop insister, nous risquerions  de mentir sur nos limites et nos excès. Il est difficile d’imaginer ce qui plie nos envies, lorsque la passion nous habite. A l’inverse, il paraît plus facile de jouer à l’aveugle, lorsque tout se désagrège autour de nous. Ce que nous n’avons pas toujours su faire, dès le début de cette histoire. La situation désastreuse d’un pays où la culture se range sous les bottes de ceux qui nient l’existence de ceux qui la produisent est terrible. L’approche économique et politique, fondée sur la survie et le béni oui, autorise le pire à certains. Une tendance qui nous éloigne de nos faits et gestes durant ces sept ans. Mais cette expérience, on ne pouvait l’interroger [ici]qu’au travers de fragments de vie, de moments d’inquiétudes, ou d’incertitudes assumées. De fait, le Muzdalifa House ne pouvait se raconter en ces pages que si l’on admettait ce qu’il a pu représenter aux yeux de son public. Un ailleurs possible, taillé à même la pierre de ce paysage insulaire, réduit à l’éclatement par l’adversité. La culture à mains nues, pourquoi ? Sans doute, parce que nous savions ne pas avoir les moyens de nos envies. Mais nous y avons cru, de toutes nos forces, à l’heure où s’effritent les solidar...
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