Kalimat, confidence autour des mots

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Mathieu Marie-Eugénie alias Kalimat est un jeune artiste à la croisée des genres. Il parcourt les scènes avec un style mélangeant slam, rap, chant et poésie guidée par ses racines mauriciennes, martiniquaises et franciliennes.

« Comme des gamins qui ne rangent pas leur jouet après leur bain.
On s’éclabousse de possessions et on oublie les êtres de demain
Pourvu que ce soit des géants qui sauveront terre et ciel
Feront cracher les baleines qui s’étouffent avec nos poubelles
Recroudront la couche d’ozone et Stopperont ceux qui pillent l’Amazonie
« Les gens protègent et respectent ce qu’ils aiment » disait Cousteau
Donc retrouvons l’amour des choses essentielles au plus tôt
Car notre orgueil ne fait que scier le cordon fondamental
Qui nous relie à la conscience d’une citoyenneté mondiale… »

Extrait de Océan de Plastique

Kalimat signifie « les mots » en arabe. « Dans le calendrier baha’ie, il y a 19 mois de 19 jours… Je suis né en juillet, ce qui correspond au mois de kalimat… Quand j’ai trouvé ce patronyme définissant les paroles, je trouvais qu’il entrait en adéquation avec mon prénom, l’écriture, donc les écrits de Mathieu ». C’est ainsi que Mathieu Marie-Eugénie explique le choix de son nom d’artiste. Kalimat sait à quel saint se vouer et le fait savoir avec ce clin d’œil reflétant ses écrits, ses cris ainsi que sa confession religieuse. Il écume les scènes avec ses thèmes de prédilections que sont l’écriture, la parole, l’état du monde, la beauté, l’amour… À l’image de sa musique Océan de plastique constate avec lucidité la crise écologique tout en distillant des touches d’espoir. Depuis le 15 novembre 2014, on peut retrouver son E.P Enfants des îles, un quatre titres rythmé par son message de paix et de révolte. « Je suis le fruit de mes trois parents, mon père ma mère et mon environnement », y affirme-t-il. Une manière d’exprimer son attachement à l’humain et la nature. Une poésie de l’archipel, c’est ainsi qu’il définit encore son art, puisant justement dans son environnement, lui né de père martiniquais, de mère mauricienne, et ayant grandi en Ile-de-France. « Au collège, mon professeur de musique nous a demandé de venir avec notre univers musical. Sur scène, j’ai toasté pour la première fois sur une instrumentale de reggae. » Il poursuit cette expérience en chantant pendant trois ans dans un groupe de reggae. Il apprend ensuite à jouer de la guitare, mais c’est en 2012 que ce musicothérapeute de profession se lance réellement dans la musique avec un style à la croisée du slam, du rap, du chant et de la poésie. Kalimat sortira un neuf titres en mai intitulé Fils du désert. Il vient de lancer un financement participatif pour produire son premier album, Homme archipel prévu pour 2016. Et ce, accompagné des musiciens Hamada Siddig à la batterie, Nicolas Leroy à la guitare, au clavier et aux chœurs, Benoît Tesnière à la basse et à la guitare et Vincent Bühler à la guitare et aux chœurs. Rassembleur, Kalimat n’a pas fini son recueillement pour conter avec humilité et optimisme ce monde qui nous entoure.

À quoi sert la poésie ?
Montrer des étincelles de vérité et réconforter des cœurs blessés
Un poète à conseiller ?
Khalil Gibran. Le sable et l’écume.

///Article N° : 12797

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