La BD populaire en Guinée Bissau

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État de lieux de la BD en Guinée Bissau dans un contexte éditorial difficile.
Du fait de son histoire et de son enclavement géographique et linguistique, la Guinée Bissau, petit pays lusophone de 36 125 km2, a toujours eu un destin singulier sur le continent. Il s’y est développé, de manière exclusive, une des formes de 9ème art les plus originales d’Afrique. Situé en Afrique de l’Ouest. Coincé entre deux pays francophones : le Sénégal et la République de Guinée, le pays a obtenu son indépendance en 1974 après une guerre meurtrière de 12 années. Le régime en place a entrepris une réforme démocratique au début des années 2000, malgré une économie chaotique, un niveau de développement parmi les plus bas au monde et un cycle de guerres civiles qui assombrissent une situation proche de l’agonie. Dans ce contexte difficile, la bande dessinée se résume principalement à l’auto – production de quelques auteurs – illustrateurs qui travaillent avec des procédés artisanaux et diffusent principalement leurs œuvres par des canaux informels.
Des bédéistes en nombre limité
Les bédéistes les plus connus sont les frères jumeaux Manuelet Fernando Julio (nés en 1957) qui éditent en créole, langue maternelle de la majeure partie de la population. Ils commencent leur carrière au début des années 80 comme illustrateurs au centre Audiovisuel du Ministère de l’Éducation, où ils ont pu disposer de matériels de dessin. Ils font la connaissance de Luís Lacerda, un peintre renommé, et découvrent le travail à l’huile. En 1984, le poète créolophone Antonio Soares Lopes (journaliste depuis 1974 sous le nom de Toni Tcheka) les engage comme collaborateur au journal Nô Pintcha (1) (Allons de l’avant, seul le titre est en créole) et son supplément culturel Bombolom. Les jumeaux collaborent en même temps au journal Jornal dos Professores, dirigé par Carlos Almada où ils créent N’tori Palan, un personnage égrillard et fripon, inventé par Manuel. Le succès de N’tori a amené le centre Audiovisuel à lancer une publication en bande dessinée entièrement consacrée aux aventures de ce garçon qui donnait des « palan » (il inventait des tours). Peu satisfaits de la répartition des profits engendrés par cette publication, les frères jumeaux rompront par la suite avec le Centre. Ils y perdront d’innombrables tableaux et dessins de valeur.
À partir du milieu des années 90, ils commencent une carrière en solitaire collaborant ponctuellement avec le scénariste et graphiste Luís Pontes. N’tori palan, leur principale collection, est une sorte de chronique fictionnelle du quotidien mais également des évènements phares qui jalonnent la vie sociale, économique, politique, culturelle et linguistique de la Guinée-Bissau. Ne bénéficiant malheureusement d’aucun soutien financier et institutionnel, le duo n’a pas publié d’album depuis 2004 (2). Il compte cependant plusieurs titres édités. Dans la collection N’tori palan qui date de 2003 : Turbada di Junhu di 98 (la tempête de juin 98), na marcha Mansoa-Bissau (A la marche entre Mansoa et Bissau), Na metcha (Je fais de la musculation), Sangui nobu (le sang neuf), Karnaval mitin na foronta (le carnaval m’a mis dans des problèmes), N’tori ku telemovel (N’tori avec le téléphone portable) et en 2004, Na da Buska vida (Je pars à l’aventure). D’autres collections ont émergé : Dotor po qui compte deux titres : Sen diploma (Sans diplôme) et Falença mitin na foronta (La pauvreté m’a mis dans de beaux draps) ainsi que 3 n’kurbados (Les 3 complices) qui compte un titre, Lutadur di Banjul (le lutteur de Banjul) (3). Ces bandes dessinées se caractérisent par leur caractère comique omniprésent et l’utilisation du créole portugais dans les dialogues et le récitatif. Les frères Julio font également dans la caricature de presse, une page leur est réservée occasionnellement dans un quotidien de Bissau, Gazeta de Noticias – sous la rubrique Djumbai – et Nô Pincha ainsi que dans d’autres journaux du pays. On trouve également leurs dessins dans les archives d’hebdomadaires qui ne paraissent plus : Manuel dans Banobero et Fernando, Correio de Bissau. Les styles des deux frères sont semblables même s’ils ont chacun leur spécificité, Manuel développant plus de compétences graphiques là où son frère est plus à l’aise en couleurs et peinture, malgré le manque criant de matériels et d’ateliers.
Tous deux ont participé à des expositions au Portugal et au Centre Culturel Français (en 1995), exécuté les peintures murales de plusieurs établissements de la ville (banque Totta & Açores, Hôtel Hotti et à la Maternité de l’hôpital Simão mendes). Ils ont également participé à plusieurs concours de bande dessinée au Portugal. C’est d’ailleurs dans ce pays qu’ils signent leur dernière « apparition » médiatique ; ils y apparaissent, en compagnie de bédéistes brésiliens dans le premier numéro de Vestigio (avril 2008), un mensuel spécialisé dans la BD adulte alternative. Don Lay, Bissau – guinéen installé au Portugal, apparaît également dans la revue en tant que dessinateur, rédacteur en chef et éditorialiste.
Les thèmes des bandes dessinées des frères Julio sont très représentatifs de la vie quotidienne à Bissau comme dans l’ouvrage 3 n’kurbados dont l’histoire tourne autour d’un sac de viande que deux compères ont réussi à se procurer, et que leur ennemi juré, Sapu Fora, veut s’approprier. Dans na marcha Mansoa-Bissau, c’est pour gagner un prix de cinq bidons de vin de cajou et de quatre-vingts chats (4) qu’ils se lancent dans une grande course à pied et en pirogue. L’allusion au problème lancinant du ravitaillement est évidente. Les ruses de Sapu Fora sont aussi des clins d’œil à la corruption régnant dans le pays. Pour avoir gain de cause, il est capable d’exhiber un document officiel ou de se déguiser en policier.
Les autres dessinateurs connus sont Malamba Sissé et surtout Humberto Gonçalo qui a produit douze ouvrages entre 1986 et 2004 au sein de sa propre maison d’édition : Cobra. Sept d’entre eux ont été édités dans une série intitulée Mingon bicu. Son titre le plus populaire est Caleron disorti (La marmite de la chance), paru en 1986 et réédité l’année suivante. D’autres titres existent, entre autres, Tempo di diburia (Le temps de la débrouille) en 1986, Mon di timba (La dette) en 1987, Bumbadur di dabi (Le désinfectant de punaise) en 1988, Graxadur n’pustur (Le cireur prétentieux) en 1994, Figa canhota (Que le ciel m’en préserve !) qui est sa dernière production en 2004.
Certains titres ont été soutenus par différents bailleurs de fonds, la Coopération Française (pour un Mingon bicu paru en 1995) ou des organismes luttant contre le Sida : Sida lundjici vol. 1 et 2 (Le Sida s’est éloigné), édités hors – collection. Humberto Gonçalo est également caricaturiste, il a travaillé pour le journal fraskera disparu en 2003, suite à la guerre civile. Il s’adonne également au roman-photo (5), à l’illustration et à la musique sans pouvoir quitter son travail de fonctionnaire – responsable de la section graphisme et audio – visuel à la Direction de l’information, de l’éducation et de la communication du Ministère de la santé guinéen. Les titres des albums laissent deviner des thématiques inspirées de la vie quotidienne. Minjer i venenu, par exemple, »contient une satire méchante et très drôle de la vie des ministères (6)« . Tous les personnages et héros de Gonçalo (comme ceux des frères Julio) sont chômeurs, à l’image d’une partie importante de la population urbaine de Bissau qui, comme ces héros, est obligé de se débrouiller pour survivre. Cet auteur n’hésite pas non plus à traiter ces sujets sur un mode paillard et sexuel qui ne s’embarrasse pas de pudibonderie excessive, avec une franchise dénuée de toute morale.
Une production singulière
Sans prendre position politiquement, ces trois dessinateurs dénoncent les travers sociaux de leur pays. Les sujets évoqués touchent donc particulièrement la population guinéenne qui voit en ces artistes des portes paroles de leurs difficultés à survivre dans un contexte difficile. Leur production illustre la définition – donnée à l’occasion de l’exposition bruxelloise Talatala en septembre 2007 – par Hilaire Mbiye de la BD populaire africaine : « … produite en dehors du circuit […] Elle est à bon marché et réalisée sur du papier de qualité médiocre, de format A5 et distribuée dans l’informel. Elle se veut une BD de la proximité […] et une voix de la rue que l’on écoute […] Elle fait également usage de l’ironie à laquelle tous les peuples, exploités et dépendants, recourent ; La BD populaire exploite globalement les thèmes bien de chez nous […] La BD populaire […] respecte le langage de la BD […] Mais, c’est au niveau de dispositifs narratifs et énonciatifs qu’apparaît la différence… (7) ».
La qualité d’impression de l’ensemble de la production est médiocre. Les imprimeurs n’échappant pas au marasme économique qui mine tous les secteurs d’activité, ne produisent que des tirages à l’eau et l’encre. Les pages des livrets sont délavées et les caractères parfois difficiles à lire. Sur le plan de la diffusion, les tirages se révèlent finalement non négligeables, entre 1000 et 2000 exemplaires en moyenne. Hormis la librairie du diocèse de Bissau et quelques papeteries revendeuses de presse, il n’existe pourtant pas de librairie à Bissau. Seule, une « petite librairie » spécialisée dans la commercialisation de la production éditoriale de l’INEP (Instituto Nacional de Estudos e pesquisaInstitut National d’Études et de Recherches) est logée au sein dudit Institut. Le supermarché Mavegro a aménagé dans son espace intérieur un rayonnage discret des publications de l’INEP et vend quelques exemplaires d’albums encore disponibles des frères Julio, notamment dans la série N’tori Palan et Dotor Po ainsi que des hors-série dont 3 nkurbados. L’approvisionnement en livres étant limité, ceux-ci se vendent à Bissau sous le manteau, ou dans « les librairies par terre » de la rue ou des marchés. La situation est évidemment pire dans le reste du pays. En l’absence de circuit commercial structuré, les auteurs commercialisent eux même leurs ouvrages qu’ils ronéotypent à la demande ou les confient à des marchands ambulants et à des intermédiaires sur les marchés. Vendus à 500 F CFA (8) à compte d’auteurs, ces ouvrages leur permettent généralement de rentrer dans leur frais.
Graphiquement, la bande dessinée africaine reste généralement influencée par l’Europe, comme le souligne Massimo Repetti : « Comic artists from francophone Africa were attracted by the so-called ligne claire and this influence can be seen in various forms and in the use of detailed realism (9) ». Ce constat est également déploré par Sébastien Langevin : « L’Afrique francophone regarde particulièrement vers la France et la Belgique, grands pays de bande dessinée, mais où la production apparaît atypique lorsqu’on la compare au reste du monde. La BD y est chère, et est considérée comme un produit de « luxe », alors que partout ailleurs, c’est un produit de consommation courante, qui s’acquiert à moindre coût. De même pour le graphisme, notamment pour la couleur : l’Afrique ne doit pas suivre aveuglément le modèle occidental des 48 planches couleurs cartonnées. D’un point de vue stylistique, la fameuse ligne claire d’Hergé n’est pas un modèle indépassable. (10) ».
Dans ce contexte, le style des dessinateurs bissau-guinéens est très original et ne s’apparente à aucune école particulière. Ce fait remarquable a été souligné par A. Kihm et J.L. Rougé : « Chaque auteur a son style bien personnel où aucune influence ne se laisse clairement distinguer : ni les super-héros américains, ni l’école belge, ni la Bd dite « pour adultes » d’origine italienne (11)« . Curieusement, la BD portugaise, dont on commence à découvrir toute la richesse et l’importance, n’a visiblement guère influencé les créateurs guinéens même si les frères Julio y ont effectué un stage dans les années 80.
Il est vrai que cette production n’apparaît pas seulement dans un pays sans aucune tradition dans le domaine du 9e art, mais également dans un quasi-désert éditorial. Aux difficultés économiques et politiques s’ajoute l’absence de politique culturelle clairement définie par les autorités de tutelle au plus haut niveau et l’inexistence d’une direction nationale de la lecture de l’écrit et du livre au sein de l’administration publique… Tout ceci réduit à néant les initiatives de quelques particuliers épris de lecture pour la promotion du livre. De fait, l’activité éditoriale se résume à l’édition de quelques recueils de poèmes, contes, sous forme de petits livrets d’une quinzaine de feuilles au mieux, du fait des coûts d’impression très onéreux et des possibilités économiques limitées du lectorat potentiel. (12). Le premier roman bissau-guinéen, par exemple, date de l’année 1994. La seule maison d’édition qui tente de survivre face aux aléas de l’environnement socio-économique est Ku si mon Editora (13), membre de l’Alliance des éditeurs indépendants. Elle a été créée en 1994, au moment de la libéralisation politique et de l’instauration du multipartisme. Ses principaux domaines d’intervention sont la littérature (romans, contes, essais), la tradition orale (recueils de contes, des proverbes, des devinettes) et l’ethnolinguistique (dictionnaires analogiques). De dimensions artisanales, elle fonctionne à travers le travail bénévole de ses membres, qui réalisent toutes les phases de l’édition préalables au flashage et à l’impression. Les dépenses d’infrastructure (local, électricité, matériaux de microédition) sont également supportées par ses membres, et les recettes sont utilisées pour éditer de nouveaux titres (14). La seule structure parapublique qui avait à son actif de nombreuses publications assez documentées bien qu’elle ne soit pas une maison d’édition est l’INEP (15) qui a brûlé suite aux évènements de 1998.
Toutes les autres maisons d’édition comme l’Oficina grafica Nimba, la Direction Générale de la Culture ou Editora Escolar (Éditions scolaires) ont cessé leurs activités. Comme dans beaucoup de pays d’Afrique, l’activité culturelle principale se limite à l’action du Service de Coopération et d’Action Culturelle de l’Ambassade de France et du Centre Culturel Franco – Bissau-Guinéen qui tentent de fédérer les initiatives. La bande dessinée, comme pour le reste de la littérature, a donc manqué d’appuis éditoriaux et de marchés pour se développer.
Historiquement, les bandes dessinées représentent également l’apparition de la langue créole dans la littérature du pays. « C’est […] la première ébauche de prose littéraire kriol » écrivent Kihm et Rougé, confirmé par Élisabeth Monteiro pour lesquelles elles « apparaissent comme média de la langue créole écrite au sein de la population, investissant ainsi un champ jusque-là dévolu à la langue portugaise et permettant ainsi une appropriation écrite du créole par une population alphabétisée non en créole mais en portugais (16) ». La production en bande dessinée ne s’est donc pas constituée par opposition à une norme clairement établie, mais au contraire en l’absence quasi – totale de références. Dans ce pays, la BD populaire n’est pas seulement présente, elle est LA norme. Fruit du travail de quelques individus, elle y gagne en souplesse et en réactivité éditoriales. Ce qui fait aussi sa faiblesse quand ceux-ci cessent de produire par lassitude ou manque de moyens, comme c’est le cas en Guinée-Bissau où aucune production n’a vu le jour depuis 2004. Mais cette situation n’est pas propre aux bédéistes. L’INEP, après avoir publié plus de 250 titres entre 1984 et 1998, n’a publié, depuis, aucune monographie jusqu’en 2006. Ku si mon Editora n’a édité que 3 œuvres entre 2002 et 2005, contre 17 entre 1994 et 1998 (17).
L’exemple bissau-guinéen démontre cependant que, malgré les difficultés économiques et politiques, il est possible de voir apparaître dans un pays d’Afrique, une « version tropicalisée » d’un courant artistique importé. Le modèle n’est pas forcément l’Europe et ses habits mal taillés pour les réalités du sud. Ce constat est encourageant pour l’avenir du 9e art en Afrique.

1. Nô Pintcha existe depuis 1975 et était initialement conçu comme organe révolutionnaire du PAIGC et de l’Etat, instrument d’instruction politique et sociale du nouveau citoyen dans une situation d’indépendance politique.
2. Quelques uns de leurs titres ont cependant pu bénéficier du soutien d’un établissement commercial, sorte de grand magasin commercialisant des matériaux en tout genre : construction, usage domestique et industriel, mécanique, vaisselle, un peu de papeterie.
3. Celui-ci a fait l’objet d’une étude par Jean Louis Rougé et A. Kihm dans « Les trois irrécupérables de Fernando Julio : édition critique d’une bande dessinée en kriol (Guinée Bissau) », Les Cahiers du Lacito 3, pp107-177, Paris : LACITO-CNRS 1989.
4. Le chat est un met comestible dans le pays.
5. Il a publié un roman photo en 1996 : Jovens contra SIDA (jeunes contre le SIDA).
6. Jean Louis Rougé et A. Kihm, Op. cit.
7. Pour lire le texte complet, cf. Hilaire Mbiye, Bulles et cases congolaises De Mbumbulu à Mfumu’Eto « http://www.talatala.cd/spip/spip.php?article55 ». On peut d’ailleurs trouver sur ce site quelques exemples de Bd populaires en vente en ligne.
8. La Guinée-Bissau a choisi en 1998 de passer au franc CFA.
9. African « ligne claire » : the comics of francophone Africa, Massimo Repetti, International journal of comic art, spring 2007.
10. Sébastien Langevin, Plaidoyer pour une bande dessinée africaine, « http://www.africultures.com/index.asp?menu=affiche_article&no=1564 »
11. Jean Louis Rougé et A. Kihm, Op. cit
12. Pour avoir une vue d’ensemble de la littérature bissau – guinéenne et des problèmes d’édition du pays, voir l’excellent article de Elisabeth Monteiro rodrigues, Une littérature en devenir sur « http://www.africultures.com/index.asp?menu=revue_affiche_article&no=1280&rech=1 »
13. Ku si mon (de sa propre main) a publié, avec l’aide de l’Ambassade de France, des contes créoles de Guinée – Bissau, agrémentés d’une traduction en français : Siñora na rema, katibu na jungu (trad. Madame pagaye, l’esclave se repose), Ami ki mas tudu jiru (trad. Le plus intelligent des animaux), Gasela ku liopardu (trad. La gazelle et le léopard), Gera di jintis di riba ku jintis di bas (trad. « la guerre des gens d’en haut contre les gens d’en bas), Timba ku purku-matis ku saniñu (trad. Le fourmilier, le porc-epic et l’écureil), Korosata tabanka di mufunesa korosata (trad. Le village de la malchance), Lion, Lifanti ku Lubu…
14. Leur site est « http://www.guine-bissau.net/kusimon/ »
15. Leur site est sur « http://www.inep-bissau.org/ » « _blank »
16. Elisabeth Monteiro rodrigues, Op. Cit.
17. Pour plus de détails et une vision de la différence entre la Guinée Bissau et le reste des anciennes colonies portugaises d’Afrique, voir Carlos Cardoso, Publier et paraître : l’activité éditoriale en Guinée Bissau et sur la Guinée Bissau, Revue africaine des livres, décembre 2005.
///Article N° : 7672

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