La jeune danse ivoirienne marque le pas

Depuis trois décennies, la Côte d’Ivoire a été un foyer actif de l’évolution et du rayonnement des danses africaines. Elle abrite deux compagnies privées pionnières, devenues de véritables institutions : l’Ensemble Koteba et le Ki Yi M’Bock. Il y a quelques années, une nouvelle génération de danseurs-chorégraphes a émergé avec retentissement. Mais aujourd’hui, ces jeunes compagnies peinent à s’imposer. La faute à la crise nationale ou conséquence d’un effet de mode ?

Longtemps Abidjan a pu être fière. La capitale ivoirienne abritait deux des plus prestigieuses compagnies de danse en Afrique de l’Ouest : l’Ensemble Koteba dirigé par Souleymane Koly et le Ki Yi M’Bock fondé par Were Were Liking. En réalité, bien plus que de simples compagnies : de véritables pôles de formation et de création, comptant chacun plusieurs dizaines de membres (le Village Ki Yi abritait à une époque une centaine de personnes). Deux structures panafricaines et indépendantes Ces deux structures ont profondément marqué non seulement la création mais aussi une nouvelle conception de l’artiste africain : urbain, polyvalent (les membres de ces compagnies apprennent à danser mais aussi à chanter et à faire du théâtre) et professionnel (en étant parmi les premières structures privées à prendre en charge financièrement leurs membres, elles ont pu leur imposer des rythmes de travail professionnels). Durant plus de trente ans, l’Ensemble Koteba et le Ki Yi M’Bock ont formé des artistes...

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