L’afropéanité, entre sociabilité et désir

Léonora Miano et le dispositif du Mahogany

(…) Il suffit de songer au terme de “métissage”: le fait que son usage soit à la mode signifie bien que nous voyons le monde à travers un prisme racialisé. Il faut formuler le concept d’afropéanisme pour qu’il existe,que l’on comprenne que les Noirs que l’on croise dans la rue ne sont pas forcément des immigrés. Que certains se fichent de l’Afrique, et c’est d’ailleurs leur droit1. Léonora Miano

“(…) LORSQU’ON PROPOSE AUX FRANCAIS de souche africaine de se dire Afropéens (AfroEuropéens), leur réticence est vive. Les Afropéens se perçoivent comme des non-européens, exilés en Europe. Ils rêvent d’une Afrique où ils ne vivront jamais, se décernent des trophées Afro-Caribéens. Et contre toute logique, c’est ici, en France, que naissent leurs enfants 2”.
Ces épigraphes, citations de Léonora Miano, livrent le double postulat qui fonde notre réflexion : d’une part, le constat d’un flou terminologique (comment définir le Français de souche africaine et son autre, le Français de souche française ?), et d’autre part l’idée que la notion d'”Afropéanité” doit être intégrée au processus heuristique où elle s’élabore, depuis que Léonora Miano a “publicisé” dans l’espace francophone l’idée anglo-saxonne d'”Afropéa”, à travers le recueil de c...

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