Le bégaiement du théâtre gabonais

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Il existe de nombreuses troupes de théâtre en activité au Gabon, notamment le Théâtre Express, Nzimba Théâtre, le Théâtre de la Rencontre, le Théâtre de l’avenir.
La matérialisation du jeu
La flamme et la passion sont intactes et de nombreux jeunes (scolarisés ou non) s’y intéressent de plus en plus, mais cette passion du jeu reste cloîtrée dans les salles de répétition et ne trouve pas son expression à l’extérieur, face au public, par défaut de salles de spectacle appropriées à Libreville. Il n’y a donc pas matérialisation du jeu.
Les seules salles disponibles grand public sont : la salle de la cité de la démocratie, non adaptée pour le théâtre ; la salle Barrault du CCF St Exupéry qui elle est adaptée mais pas souvent disponible. Au collège Quaben, un tréteau est dressé qui ne répond pas non plus aux besoins de la scène. Voici le combat amer pour les férus de théâtre. Les velléités s’étiolent faute de jeu, et on se complaît à improviser dans les salles de fortune.
L’enjeu immédiat et urgent pour le théâtre reste ainsi la construction de salles de spectacle qui répondent aux exigences techniques de la scène.
La médiatisation
Voici un art qui contrairement aux autres (musique, chanson) semble être méconnu par les médias gabonais. Aucune émission n’est proposée pour initier le spectateur à la chose théâtrale, même si de temps en temps les médias ont recours à des comédiens connus pour illustrer leur réclame publicitaire.
La médiatisation du théâtre aurait l’avantage de familiariser le public au genre, mais aussi de favoriser et de créer une culture de théâtre.
Une culture de théâtre
Malgré Nyonda et ses tentatives, l’ANPAC (Agence nationale de Promotion Artistique et Culturelle), et bien qu’il y ait eu des comédiens prestigieux tels Odimbossoukou ou Dominique Douma, la magie du théâtre n’a pas de prise dans la population gabonaise ; il n’existe pas de culture de théâtre, de réflexe théâtre comme argument et élément culturel. Cette inefficience se retrouve même au plus haut niveau de l’Etat, où l’on n’a besoin du théâtre que lorsqu’il s’agit de le voir participer à des manifestations ponctuelles.
Pour palier à cette insuffisance et réconcilier l’acteur de théâtre avec son public, il convient de multiplier les manifestations, valoriser le statut de comédien de théâtre et médiatiser leurs actions.

///Article N° : 1798

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