Le cinéma africain vu par les spectateurs maliens

« Le cinéma africain étranger sur son propre territoire » : le refrain est connu. Qu’en est-il sur le terrain ? Y-a-t-il des films africains à l’affiche des salles africaines ? Que pensent les spectateurs africains des films africains ? Voici quelques-unes des interrogations auxquelles des spectateurs et des professionnels du Mali ont accepté de répondre au cours de l’hiver 2008.

Pour demander à des spectateurs de cinéma maliens ce qu’ils pensaient du cinéma africain, il fallait déjà s’accorder sur la définition du mot « film ». Pour nous, étrangers, étudiants en cinéma, un « film africain » se résume à un long-métrage réalisé par un cinéaste africain. Mais pour les spectateurs rencontrés, un film peut tout aussi bien être une série télévisée africaine (comme Walaha, Mali, 2005) ou une série étrangère sur les Africains (comme Racines, USA, 1977). Pourquoi cet amalgame entre long-métrage cinématographique et série télévisée ? D’abord parce que la télévision, moins onéreuse qu’une place de cinéma, permet aux réalisateurs, de toucher leurs concitoyens. Ensuite parce que productions locales ont un impact important sur la population, comme nous l’explique Youssouf Doumbia, journaliste culturel au quotidien L’Essor : « L’évolution du cinéma au Mali est importante car pour une fois il y a des séries TV qui ont trait à la vie quotidienne des citadins (de Bamako par exemple) et qui sont interprétées par de jeunes comédiens de l’Institut National des Arts. Autre fait important, certaines séries sont tournées en français ce qui permet à d’autres chaînes de télévision de l’acquérir ; cela a été le cas au Cameroun, en Côte d’Ivoire et sur la chaîne Canal France International (CFI). » (1)
Trouvant là un moyen de diffusion pour leurs œuvres, les réalisateurs s’intéressent de plus en plus à la vidéo et au petit écran tandis que l’influence des séries télévisées sur les spectateurs devient de plus en plus forte. Les raisons de ce succès ? Outre des scénarios proches du quotidien des gens, ces séries mettent en scène de célèbres comédiens maliens qui interprètent leur rôle principalement en bambara, langue plus parlée au Mali que le français employé par les personnes ayant reçu une éducation scolaire. Cette identification linguistique et culturelle explique donc pourquoi acteurs et films africains ne sont pas méconnus de leur public.
Un patrimoine cinématographique national moins méconnu qu’il n’y paraît
Un questionnaire rempli par trente-quatre spectateurs du cinéma Babemba de Bamako nous a permis d’établir un classement de leurs acteurs africains préférés. Sur seize noms d’acteurs cités (six Maliens, quatre Burkinabè, trois Ivoiriens, un Sénégalais et un Guinéen), Habib Dembélé arrive en tête de classement suivi de Michel Go, Hélène Diarra et Magma Gabriel Konaté qui terminent ex-æquo. Ce classement nous permet donc de voir que trois acteurs sur quatre sont maliens (Michel Go est ivoirien) mais que, dans un classement d’acteurs identique toutes nationalités confondues, seuls les comédiens américains atteignent le podium (2).
Ce constat nous permet de nous interroger sur la place du cinéma africain dans les connaissances des spectateurs. Pour ce faire, nous avons demandé à dix-sept spectateurs de Bamako, Mopti et Ségala – douze hommes et cinq femmes de 12 à 64 ans – de nous parler du premier film africain qu’ils avaient vu de leur vie. Qu’ont-ils répondu ? En moyenne, ces spectateurs ont vu leur premier film (malien) avec des amis, dans une salle de cinéma de Bamako, à l’âge de 17 ans, pour la modique somme de 500 francs maliens (0,76 €) (3). Une moyenne assez large sachant que l’un a vu son premier film à dix ans tandis qu’un autre l’a vu à 27 ans.
Sur les dix-sept réponses, trois personnes ne se souviennent pas du titre, une personne ne se souvient pas de la séance, une personne donne le titre d’un film que nous n’avons pu trouver (Fadala) et une personne cite la série américaine Racines sur l’esclavage. Sur les onze réponses restantes, huit films sont cités selon les nationalités suivantes : malienne (trois films de Souleymane Cissé : Baara,1979, Finye, 1983et Yeelen, 1987 ; Am be no do d’Issa Falaba Traoré, 1980 ; Demain à Nanguila de Joris Ivens, 1960), ivoirienne (Bal Poussière d’Henri Duparc, 1988), guinéenne (Le ballon d’or de Cheik Doukouré, 1983) et burkinabè (Sia le rêve du python de Dani Kouyaté, 1999). Parmi les films maliens, Yeelen est cité quatre fois, preuve qu’outre son succès international – Prix du Jury au Festival de Cannes 1987 – ce long-métrage a été vu dans son pays (4). D’autre part, Le ballon d’or a lui été projeté par le Cinéma Numérique Ambulant dans le village de Ségala, ce qui témoigne non seulement de l’apport de cette association dans l’horizon culturel de villages reculés mais aussi dans la transmission de la culture africaine auprès de ses pairs.
Dans une autre mesure, sur les seize spectateurs du cinéma Babemba se souvenant de leur premier film africain, douze déclarent avoir vu un film malien, une personne un film burkinabè, une personne un film ivoirien et une personne un film sud-africain. Sur les douze personnes ayant vu un film malien, six (trois hommes et trois femmes) ont cité le film Finye de Souleymane Cissé.
Trente-quatre œuvres africaines projetées en deux mois
Le succès de ce réalisateur par rapport à ses pairs nous fait nous questionner sur l’offre en matière de cinéma africain au Mali. Cissé aurait-il bénéficié d’une meilleure distribution, d’une meilleure publicité ou d’une plus grande célébrité que les autres réalisateurs maliens ? Ce n’est pas ce que nous montre l’offre de films diffusés dans les salles de cinéma de Bamako entre février et mars 2008.
Dans de nombreux articles sur le cinéma africain, la rengaine que ce cinéma « est absent de son propre territoire » se fait écho (5). Cependant, entre février et mars 2008, trente-quatre œuvres africaines ont été projetées dans différents lieux de la ville. Trente-quatre œuvres majoritairement contemporaines : vingt-trois datent des années 2000, quatre des années 1990, cinq des années 1980 et deux des années 1970. Parmi ces œuvres, nous avons recensé des longs-métrages (vingt-deux), des moyens-métrages (deux) et des courts-métrages (quatre) ainsi que des documentaires (deux) et des séries télévisées (quatre).
Fait marquant, ces différentes œuvres représentent dix nationalités africaines différentes. Ceci s’explique en partie par la programmation de la Semaine Nationale du Film Africain de Bamako (SENAFAB) qui s’est tenue du 24 au 31 mars 2008 mais aussi par les accords cinématographiques signés entre la République du Mali et les Républiques d’Afrique du Sud et du Maroc qui engagent les différents pays à promouvoir mutuellement ces cinématographies sur leur territoire.
Autre particularité, ces projections ont plus souvent eu lieu dans des institutions telles que le Centre Culturel Français (quinze) ou le Musée National du Mali (huit) que dans les salles de cinéma de la ville (le Babemba, le Kondjiri Ciné et la salle Wassulu) ou la salle du Centre National de la Cinématographie du Mali (CNCM). Une concentration qui s’explique – pour le Centre Culturel Français – par la programmation de manifestations particulières comme les Grands Écrans (des week-ends dédiés à une cinématographie particulière). De même, le grand nombre de projections s’explique par l’organisation de la SENAFAB qui, à elle seule, a organisé seize projections de films à travers la ville.
Cependant, les trente-quatre œuvres recensées ne sont pas suffisamment restées à l’affiche : seulement quarante-six projections ont été organisées dans la capitale, ne permettant pas à ces programmations de s’étendre sur l’ensemble du territoire malien. Pour ce qui est de la communication, la SENAFAB n’a pu informer précisément – par voie de presse ou via des affiches – la population de ces séances. Ainsi, des films tels que Kabala de Assane Kouyaté (Mali, 2002) ou Drum de Zola Maseko (Afrique du Sud, 2004) n’ont attiré qu’une poignée de spectateurs alors que les salles avaient une capacité d’accueil beaucoup plus importante.
Ici se pose donc la question de l’offre et de la demande puisque l’offre existante n’est pas relayée auprès des spectateurs intéressés. Seuls ceux qui prennent le temps de lire les programmes ou de se renseigner auprès des organisateurs peuvent savoir que les séances auront lieu. Ainsi, les spectateurs fidèles au cinéma Babemba – la majorité des spectateurs interrogés ne se rendent que dans un seul lieu pour voir des films – ne savaient même pas que la SENAFAB y projetaient des films africains… Parce que le festival n’a pas relayé ces informations mais aussi parce que l’évènement n’était pas inclus dans le programme de la salle. Si nous considérons avec importance ce problème de communication, c’est bien parce que les spectateurs eux-mêmes nous ont montré leur intérêt pour le cinéma africain.
Une offre de films africains limitée
Interrogés sur la programmation du cinéma Babemba, un spectateur regrette qu’il n’y ait pas plus de films africains (6). Un autre que les réalisateurs africains manquent de moyens. Un autre encore que les films africains ne sont pas assez aboutis. Au final, ces constatations nous renvoient à deux faits.
Premièrement, l’absence d’industrie cinématographique au Mali ne permet pas d’augmenter l’offre de films africains en salle. Les producteurs ont peu d’argent pour financer les films, les exploitants ont des salles – huit dans tout le pays contre une cinquantaine dans les années 1990 – en mauvais état et les distributeurs ne trouvent pas de copies à distribuer. Comment, dans ce contexte, faire émerger le cinéma africain ? La possibilité de taxer les entrées des salles de cinéma a été écartée depuis longtemps puisque « faire payer une place n’a pas de sens. Ce serait limiter le nombre de spectateurs alors que nous souhaitons montrer ces films au plus grand nombre » (7). Une explication qui nous montre aussi pourquoi, sur les quarante-six séances recensées à Bamako, seulement deux étaient payantes. Mais, si la pauvreté est écartée par les organisateurs de manifestations cinématographiques, pourquoi les gens ne se mobilisent-ils pas plus ? Selon Samba Sacko, directeur adjoint du cinéma Babemba, c’est une question de culture : « Vous savez, ce n’est pas dans la culture malienne d’aller au cinéma. Si j’offre une place de cinéma, les gens me demandent de leur donner plutôt l’équivalent de la place en argent… Et quand les gens gagnent des tickets, ils essaient de les revendre aux spectateurs devant le cinéma ! » Ajouté à cela la culture du grin [fait de boire le thé en groupe, devant une maison ou dans la rue]très ancrée au Mali, nous avons ici deux raisons de considérer qu’aller au cinéma est un « gaspillage« . Pourtant, dans les années 1970, la population se ruait dans les salles du pays : « Il y avait des ciné matinées qui passaient l’après-midi pour les jeunes (ils étaient trop jeunes pour sortir la nuit). Le jeudi c’était le film hindou. Ah ça, c’était quelque chose ! Il fallait amener ta copine au film sinon elle te quittait ! Tout le monde était bien habillé, c’était la sortie en couple. À l’époque, il n’y avait pas beaucoup de distractions. » témoigne Sidi Bécaye Traoré, archiviste au CNCM. Aujourd’hui, seule une minorité de personnes se mobilise pour le septième art. Ce qui nous mène à notre deuxième constat.
Un public exigeant
Si environ huit salles de cinéma fonctionnent encore au Mali seules deux ne sont pas à ciel ouvert : le Miéru Ba de Ségou et le Babemba de Bamako. Le fait que la majorité des salles aient un matériel de mauvaise qualité pourrait expliquer pourquoi les spectateurs n’ont pas vraiment envie de s’y aventurer. Pourtant, c’est l’absence de films à l’affiche qui fait qu’un autre genre attire encore des gens : « Le porno a occupé les écrans des salles de quartiers lorsqu’il n’y avait plus rien à proposer comme programmation et que les gens sérieux ne venaient plus au cinéma » nous raconte Sanon Sanogo, distributeur à Kénédougou Distribution. Le cinéma Babemba est le seul cinéma du pays à présenter de nouveaux films – américains – chaque semaine pour 2000FCFA (3€) la place contre 500FCFA (0,76€) le billet pour un film pornographique dans les petites salles de la ville. Cependant, nous n’irons pas jusqu’à dire que les films X détiennent la part du marché. Pour avoir un ordre d’idée, le Centre Culturel Français ou le cinéma Babemba qui programment régulièrement des films étrangers ont entre trois-cent et quatre-cent spectateurs par semaine tandis que le Kondjiri Ciné ou le Foula Ciné – deux salles en plein air qui programment des films pornographiques – n’ont qu’une quarantaine de spectateurs. Les spectateurs sont donc là, même s’ils sont peu nombreux. Mais qu’en est-il de l’offre de films ?
Outre l’arrivée de la télévision et de la vidéo dans les années 1980, l’entrée de la parabole sur le territoire malien dans les années 1990 changea considérablement l’offre cinématographique. Proposant de nombreuses chaînes africaines et des programmations de plus en plus variées, la parabole détrôna largement le cinéma. Ainsi des chaînes comme Africâble ou ORTM (8) (chaîne nationale malienne) proposent des séries télévisées africaines plusieurs fois par semaine. Un dimanche soir par mois, la chaîne française TV5 programme un long-métrage africain. Le reste du temps, des images étrangères envahissent les écrans. Pour la majorité des gens, regarder la télévision est suffisant et la sortie au cinéma demeure occasionnelle. Mais cela est sans compter le nombre grandissant d’images étrangères qui s’imposent à leur œil et à leur goût.
Influence des films d’action et des telenovelas
L’offre de films étrangers au cinéma Babemba comme à la télévision crée un réel fossé entre la qualité obtenue dans des studios occidentaux et les possibilités réelles des réalisateurs africains. Nombreux sont les spectateurs qui ont critiqué le manque de finition des séries télévisées ou l’absence de piment des scénarios comme Youssouf, cinéphile de 53 ans : « Il n’y a pas de cinéma par exemple imaginé, très très imaginé, comme par exemple… on en voit dans les… chez les autres quoi. Nous c’est encore toujours lié à la société. » Un constat relayé par Ousmane Dadié Touré, administrateur de la société de production de Cheik Oumar Sissoko, Kora Films : « Nous essayons de valoriser les jeunes qui ont une approche différente des anciens réalisateurs. Nos générations sont différentes : eux ont vécu la colonisation, nous non. Nous n’avons pas le même vécu et donc pas la même vision des choses en matière de créativité. Nous faisons partie d’une génération baignée par les médias, notre culture est mixte, nous n’avons donc pas besoin de filmer des retours aux sources » (9).
Ainsi les films d’action américains ont un réel succès auprès de la population, tout comme les telenovelas brésiliennes basées sur les sentiments. Deux thèmes souvent absents des films africains. Les spectateurs sont en attente de rythme et d’émotions fortes. Habitués au montage haché et au mélodrame amoureux, ils n’arrivent pas à trouver d’équilibre entre les œuvres de leurs concitoyens et l’éducation à l’image assénée par des sociétés étrangères depuis la colonisation. Cependant, nous ne devons pas en déduire que les spectateurs maliens n’aiment pas le cinéma africain. Au contraire, lorsqu’un film malien sort sur son territoire, il peut remplir les salles pendant des mois. Mais ce qu’Issa, spectateur de 36 ans de Bamako, pointe du doigt, c’est que les attentes ne sont pas assouvies : « Je veux dire qu’on a soif de ça quoi ! On n’arrive pas à voir ça chaque fois. ». Et d’ajouter : « Si tu as l’habitude de suivre des grands films alors quand on voit ça [des films africains], bon, on n’est pas vraiment satisfaits. Mais comme ce sont des films africains on suit ça malgré nous-mêmes, parce que ça nous plaît. »
En attendant le bonheur
De la colonisation des écrans à la colonisation des esprits ? Du point de vue des spectateurs maliens, la question mérite en tout cas d’être posée. Car s’ils apprécient le travail de leurs cinéastes par affinité culturelle, ils apprécient tout autant les œuvres étrangères. Une situation qui les rend plus exigeants face à des professionnels de plus en plus démunis. Et une industrie nationale absente alors qu’elle pourrait imposer les quotas inscrits dans la loi régissant l’industrie cinématographique du Mali pour donner plus de visibilité aux œuvres africaines (10). Pourtant, ce constat ne doit pas nous faire croire que le cinéma africain est absent des écrans en Afrique. Les nouveaux médias tels que la télévision et la vidéo le démocratisent. Les passionnés (exploitants, producteurs ou spectateurs) existent toujours. Les Maliens aiment voir d’autres Maliens à l’écran. Parce qu’ils parlent les mêmes langues, parce qu’ils ont la même culture, parce que les films abordent des thématiques qui les touchent. Et surtout, parce que sur un classement toutes nationalités confondues, ils ont décidé d’élire ex-æquo Souleymane Cissé et Steven Spielberg, suivis par Cheik Oumar Sissoko puis par Idrissa Ouédraogo à égalité avec John Woo… (11) Soit trois réalisateurs africains sur cinq. Dans ce classement, deux réalisateurs font égal à égal avec des cinéastes américains qui disposent de budgets monumentaux pour faire leurs films. Des films qui prônent souvent une narration, un montage et une esthétique très différente des films africains. Ce résultat est surprenant, ambivalent et paradoxal car il nous renvoie justement aux points de vue des spectateurs maliens sur le cinéma africain. L’Occident et l’Afrique. L’argent et la débrouille. L’industrie et l’artisanat. Mais toujours, la qualité. Un fossé direz-vous ? Non, un grand espoir…

1. Diplômée du Master 2 Recherche Études Cinématographiques et Audiovisuelles Université Lyon 2 (France)
2. Entretien avec Youssouf Doumbia, 8 février 2008, Bamako
3. Tous sexes confondus, l’acteur préféré est Tom Cruise suivi, pour les hommes, de Denzel Washington et « Jack Bauer » et, pour les femmes, de Nicole Kidman et Brad Pitt. Il est à noter que l’amalgame long-métrage/série télévisée n’est pas un problème de nationalité puisque « Jack Bauer », le personnage de la série 24 H Chrono (USA, 2001), est largement cité alors que Kiefer Sutherland (son interprète) n’apparaît jamais. De plus, sur quarante-deux citations de noms d’acteurs, seuls trois sont africains (trente-sept sont américains et deux sont asiatiques).
4. Créé en 1962, le Franc Malien a été remplacé par une monnaie de même valeur, le Franc CFA, en 1985. Par ailleurs, la moyenne des réponses est donnée à titre d’informations. Sur les dix-sept personnes interrogées, neuf ne se souvenaient pas de l’âge à laquelle elles avaient vu leur premier film.
5. Notons à ce titre que Yeelen a battu tous les records en capitalisant 50 000 entrées à Bamako et 340 811 spectateurs en France. (BARLET O. Les cinémas d’Afrique Noire, le regard en question, éditions l’Harmattan, Paris,1996, p.264 et 274)
6. SAMA E. « Le film africain étranger sur son propre territoire », Écrans d’Afrique, n°4, 2nd trimestre 1994
7. À raison de dix-sept séances par semaine, le cinéma Babemba ne programme un film africain que tous les deux mois, en fonction de la disponibilité des copies.
8. Entretien avec Nicolas Frébault, organisateur du Festival Très-Court Métrage de Bamako, 4 mars 2008, Bamako
9. Office de Radio Télédiffusion du Mali
10. Entretien avec Ousmane Dadié Touré, 3 mars 2008, Bamako
11. Loi n°98-037 du 20 juillet 1998, section 7, article 40
12. Ce classement a lui aussi été réalisé auprès des trente-quatre spectateurs du cinéma Babemba ayant accepté de répondre à notre questionnaire.
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