Le programme PLUS : fournir aux étudiants d’Afrique noire francophone des ouvrages à moindre coût

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Malgré l’existence de presses universitaires dans différents pays, très peu de publications nationales sont accessibles aux étudiants. Le programme PLUS (Programme de livres universitaires et scientifiques) leur permet, depuis la fin des années 1980, d’acquérir des ouvrages français à la moitié de leur prix de vente en France. Géré par le CELF (Centre d’exportation du livre français), ce programme est soutenu par les ministères de la Culture et des Affaires Étrangères, qui par un système de subventions couvrent la différence de prix.
Les éditeurs universitaires français se sont rapidement investis dans ce programme ; ils sont aujourd’hui une trentaine à participer, proposant au total plus de 400 références pour l’enseignement technique et les premiers cycles universitaires, dans les principales matières : mathématiques, sciences pures et appliquées, informatique, médecine (en médecine sont également proposés des ouvrages pour le deuxième cycle), droit, sciences politiques, économie et gestion, sciences humaines, littérature. Le choix des titres est effectué par des professeurs et des libraires, à partir des listes proposées par les éditeurs français. C’est en Côte d’Ivoire, au Sénégal, au Cameroun et en Haïti, pays associé au programme, que la diffusion de ces livres est la plus importante. En dix ans, le nombre total d’ouvrages ainsi écoulés a été multiplié par cinq, jusqu’à atteindre aujourd’hui 100 000 exemplaires par an. Ce succès a permis d’aménager le Programme PLUS Excellence, qui propose les titres les plus vendus à des prix encore inférieurs.
Les principales librairies de la partie francophone du continent sont habilitées à vendre les ouvrages du programme, aux particuliers comme aux bibliothèques. Pour Marie-Juliette Albertini, directrice commerciale du CELF, il est primordial d’associer les libraires africains à ce programme. Lors des expositions et des campagnes d’information organisées dans les universités, elle encourage les étudiants, très demandeurs, à se rendre chez leur libraire. En Afrique comme ailleurs, trop peu de gens osent franchir la porte d’une librairie. C’est pourtant en ces lieux, comme dans les bibliothèques, que se forgent et s’épanouissent les habitudes de lectures. Et sans libraires, aucune édition n’est possible.

///Article N° : 3185

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