Murmures

Sortie France : Yema (Djamila Sahraoui) et Mort à Vendre (Faouzi Bensaidi)
septembre 2013 | Sortie de film, livre, album… | Cinéma/TV | Afrique

Français


Yema ( » Maman « ), un film âpre et magnifique.




Djamila Sahraoui réalise un film qui plonge dans les plaies purulentes de la guerre civile qui a déchiqueté l’Algérie, durant  » la décennie noire  » (80 000 à 200 000 morts selon les officiels algériens).

Après des années d’absence, Ouardia revient dans sa petite maison abandonnée, isolée dans la campagne algérienne, pour enterrer son fils Tarik, militaire. Elle soupçonne son autre fils, Ali, dirigeant d’un maquis islamiste, de l’avoir tué. Ouardia n’est pas au bout de ses épreuves : Ali, le fils maudit, revient, grièvement blessé…

 



YEMA, de Djamila Sahraoui, 2012, Algérie, 90min / arabe VOSTF from Africiné www.africine.org on Vimeo.




 

Djamila Sahraoui signe un film âpre et magnifique. Comme dans Baraka !, ce deuxième long métrage repose la question de comment se retrouver après s’être perdu ? L’analyse du terrorisme religieux et de l’attitude de la société se fait par le biais de l’intime. Superbement mis en image par Raphael O’Byrne (primé pour la Photo au 23ème Fespaco), Yema ( » Maman « , en arabe) a raflé nombre de prix dans le monde. En 2013, Djamila Sahraoui est présentée comme la première femme cinéaste à décrocher un Étalon de Yennenga (argent)au Fespaco ; le festival de la capitale burkinabèe lui a aussi décerné une Mention Spéciale pour la Meilleure Actrice, car la réalisatrice joue le rôle principal, Ouardia, avec force et une extrême sensibilité.



Cette coproduction algéro-française a reçu le soutien du Fonds francophone de production audiovisuelle du Sud, co-géré par l’OIF et le CIRTEF. Il est produit par Mustapha Orif, Mourad Zidi et Antonin Dedet. Le film est distribué en France par Amaris Films.

avec Djamila Sahraoui (Ouardia), Ali Zaref (Ali), Samir Yahia (le gardien manchot). 2012, Algérie / France, 1h30, Couleur, VOSTF (arabe, sous-titré français).

 

Thierno I. DIA

Images Francophones

 

 

À LIRE

« Je partage mon paradis perdu retrouvé avec les spectateurs »

Interview de Jean-Marie MOLLO OLINGA avec Djamila Sahraoui, Réalisatrice de Yema (Mère).



Critiques :

On récolte ce que l’on sème (par Narjès Torchani, Africiné),

Souffrir pour ceux qu’on aime (par Jean-Marie Mollo Olinga, Africiné),

Les enjeux de l’entre deux (par Olivier Barlet, Africultures),

Fertiliser une Algérie aride (par Michel Amarger, Africiné)…

A magnificent act of defiance (en anglais, par Katarina Hedrén, Africiné).



 


Mort à Vendre (Faouzi Bensaidi), Prix du Meilleur scénario




Au 6ème Festival du Film d’Angoulême (FFA 2013) qui s’est achevé ce 27 août, Faouzi Bensaidi a été couronné du Prix du Meilleur scénario. Parmi les films sélectionnés à Angoulême, signalons Zamaana, il est temps !, de Zalissa Babaud-Zougrana (Burkina Faso / France), court métrage soutenu par le Fonds francophone de production audiovisuelle du Sud

 

Pour le cinéaste marocain Faouzi Bensaidi, Tétouan est  » le lieu idéal pour un film violent, noir, traversé par un humour décalé « . Mort à Vendre (Death for Sale) offre le portrait d’une ville constamment sous un ciel bas et lourd, avec trois losers, un rêve de grandeur, une bijouterie et une femme qui débarque à Tétouan… Malik, Allal et Soufiane, trois copains qui vivent de vols à la tire dans une ville coincée entre une colline et une imposante montagne, Tétouan. Un jour, ils décident de changer leur destin. Voler la grande bijouterie de la ville. Mais bientôt les raisons du vol vont diverger et les opposer !

La production réunit Belgique, France, Maroc et Émirats Arabes Unis, dans un film de 1h57 minutes, en couleurs, tourné en arabe, sous-titré en anglais & français, avec Fehd Benchemsi, Fouad Labiad, Mouchcine Malzi, Iman Mechrafi, Faouzi Bensaidi, Nezha Rahil, Samah Jedny,…

Mort à Vendre (Death for Sale) est distribué en France par Urban Distribution International (ex UMedia). Il est aussi sur les écrans suisses (Distributeur : Trigon).

 

Thierno I. DIA

Images Francophones

 

 

À LIRE

Critiques :

Portrait d’une jeunesse marocaine (par Sunjata, Africiné),

Les damnés de la terre (par Olivier Barlet, Africultures)

Lignes de fuite au Maroc (par Michel Amarger, Africiné)
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