Murmures

Il était une fois, Mahama Johnson…
août 2010 | Décès de personnalités culturelles | Média | Sénégal

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Le réalisateur sénégalais fut l’un des fondateurs du Fespaco. Il est mort le 8 mars à l’âge de 68 ans.

Le blog « Ici l’art s’exprime librement » nouvellement crée lui rend hommage et commence ainsi, un chapitre de rétrospectives sur ces acteurs qui ont bâti le cinéma sénégalais et africain.

Sa filmographie est riche d’une dizaine d’œuvres, telles que Diankha bi, Diégue bi, Lambaay, Njangaan… il était de ceux qui, en 1969, ont lancé au Burkina la Semaine du Cinéma africain, l’ancétre du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco). Tristement arraché à notre affection, il ya cinq mois de cela Mahama Johnson Traoré tirait sa révérence.
Retour sur l’œuvre d’un conquérant du septième art …

Natif de la capitale sénégalaise, Dakar, Mahama aurait pu devenir ingénieur électronicien, comme le souhaitait son père. Mais c’est le septième art qui l’attire. Le voila au conservatoire libre du cinéma français, à Paris. Il en sort diplômé, dans la promotion 1965. Revenu au Sénégal en 1960, il réalise son premier film, Diankha bi, en 1968. L’ancien directeur de la cinématographie, Cheikh Ngaido Ba, a été pendant plusieurs années son assistant-réalisateur.
Cinéma social et militant dans sa thématique, avec, au centre, la femme, l’œuvre de Mahama Johnson connait un certain succès auprès du public, surtout après la sortie de Lambaay, en 1972.

Ces dernières années, Mahama vivait en France pour soigner son insuffisance rénale. Mais l’homme se rendait partout où il était question de cinéma. Son dernier projet, un film sur les femmes de Nder, devait être réalisé avec l’appui de partenaires algériens. Il ne verra peut-être jamais le jour.
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