Fiche Personne
Réalisateur/trice Scénariste

Olivier Masset-Depasse

Belgique

Français

Né d’une amazone et d’un fantôme, le 27 décembre 1971, à Charleroi, au milieu d’une ville-usine gelée où un troupeau de tarés l’attend au tournant, Olivier Masset-Depasse sent déjà que ça ne va pas être banal. Il ne sera jamais déçu.

Olivier grandit dans un monde populaire merveilleux et monstrueux. A sept ans, il ne sait pas pourquoi mais il devient toxicomane du dessin, c’est plus fort que lui. Très vite, il sent une limite. Pour lui, le dessin est trop fixe. Il a besoin de mouvement. Un soir de 1985, Olivier voit Elephant man de David Lynch. Euréka ! Pour lui, ce sera le Cinéma !

S’ensuit la trajectoire ordinaire et passionnée d’un aspirant-réalisateur : premiers « films » faits mains avec les gothiques du bled, premiers « prix » dans des festivals du dimanche, montée à la capitale, études cinématographiques à l’IAD.

A force de travail acharné, peu à peu, Olivier comprend le cinéma qu’il veut faire. Au niveau du contenu, il veut analyser les rapports humains qui l’ont formé et troublé durant sa courte existence. Plus précisément, il s’attache à vouloir traiter les cercles vicieux relationnels dans lesquels l’être humain semble condamné à errer. Ainsi que notre rapport à cette animalité qu’on ne cesse de brider et qui ne cesse de s’échapper, de nous glisser entre les doigts.

Au niveau de la forme, il choisit le travail de la subjectivité psychologique. Image et son doivent être les reflets métaphoriques de l’intériorité du héros de l’histoire. La gestion la plus difficile de son univers reste son besoin de mélanger naturalisme psychologique et évocation lyrique.

Tous ses choix, Olivier les expérimente d’abord dans deux court-métrages : Chambre froide (2000) et Dans l’ombre (2004). Les deux films sont des succès considérables : plus d’une cinquantaine de prix dans le monde entier. Olivier creuse son sillon même si son envie est de faire des films différents, dans des genres différents. Que les films aient une unité d’âme sans avoir l’impression de revoir la même chose à chaque fois.

En 2006, Olivier a réalisé Cages, son premier long métrage, dont la première mondiale a eu lieu au festival international de Toronto pour enchaîner avec la compétition officielle du premier festival international de Rome. Il a ensuite été sélectionné à de nombreux autres festivals. Cages a reçu le prix du public et le prix de la jeunesse au festival de Namur.


FILMOGRAPHIE

NO FUTURE – long métrage en développement
ILLÉGAL – long métrage en développement (2009)
CAGES – long métrage (2006)
DANS L’OMBRE – court métrage (2004)
CHAMBRE FROIDE – court métrage (2000)